Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 37/2007
N° TA13-2309451(TA13-2309451)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications et pénalités fiscales pour les années 2016 et 2017. Le juge a estimé que l'administration était fondée à qualifier certaines sommes perçues sur leurs comptes de revenus d'origine indéterminée et d'autres de revenus distribués, sans avoir à mettre en œuvre la procédure spécifique de l'abus de droit. La décision s'appuie sur les articles L. 64 du livre des procédures fiscales et 111-1 du code général des impôts concernant la qualification des revenus et la charge de la preuve.
N° TA13-2309452(TA13-2309452)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de contribuables contestant une taxation d'office sur des sommes perçues sur un compte bancaire aux Émirats Arabes Unis. Les juges estiment que les requérants, soumis à la charge de la preuve en vertu de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, n'ont pas démontré que ces sommes correspondaient à des remboursements d'avances et non à des revenus imposables. En l'absence de pièces comptables probantes, l'imposition de ces montants comme revenus d'origine indéterminée est confirmée.
N° TA13-2311585(TA13-2311585)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation d'un usager ayant chuté sur une voie publique. Le tribunal a estimé que les légères déformations du bitume (3-4 cm) ne constituaient pas un danger anormal et que la chute résultait de l'inattention exclusive de la victime, qui connaissait parfaitement les lieux. La responsabilité de la métropole d'Aix-Marseille-Provence n'est donc pas engagée.
N° TA13-2509078(TA13-2509078)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant algérien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la mesure, prise en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a considéré que le requérant, entré en France récemment et sans attaches familiales établies dans le pays, ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante pour faire obstacle à son éloignement.
N° TA13-2509131(TA13-2509131)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant turque contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa faible insertion en France. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de risques personnels en cas de retour en Turquie au titre de l'article 3 de la même Convention, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée.
N° TA13-2509863(TA13-2509863)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. Les moyens soulevés contre le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont également été écartés.
N° TA13-2510152(TA13-2510152)
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien du territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et sans délai de départ volontaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté attaqué. Il écarte les moyens soulevés, notamment le vice de compétence (la délégation de signature était régulière) et les griefs tirés de la méconnaissance des textes protecteurs (CESEDA, CEDH, Convention internationale des droits de l'enfant), estimant que la motivation de l'arrêté est suffisante et que les conditions légales de l'obligation de quitter le territoire sont remplies. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1 notamment), Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA13-2510154(TA13-2510154)
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante comorienne. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision préfectorale, estimant que l'étrangère ne démontre pas de liens personnels et familiaux en France justifiant un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale. Textes appliqués : Article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), dont la méconnaissance n'est pas retenue au vu des circonstances de l'espèce.
N° TA13-2510155(TA13-2510155)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que le préfet des Bouches-du-Rhône n'avait commis aucune illégalité dans son appréciation de la situation au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a ainsi confirmé la légalité du refus de titre de séjour, de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des mesures d'interdiction de retour associées.
N° TA13-2510156(TA13-2510156)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de la requérante algérienne. La juridiction a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de sa situation familiale établie en France (vie maritale, deux enfants nés en France), méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également fait application des dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA13-2510157(TA13-2510157)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal estime que l'obligation de quitter le territoire français est légale au regard de l'article L. 611-1 du CESEDA, l'intéressé étant en situation irrégulière. Il juge également que le refus d'accorder un délai de départ volontaire est justifié par l'absence de demande de titre de séjour, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du même code.
N° TA13-2510158(TA13-2510158)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant comorien, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et ses mesures annexes. Le tribunal a jugé que l'OQTF était légalement fondée, M. A... ne pouvant justifier d'une entrée ou d'un séjour régulier, et que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était conforme au code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-2 et L. 612-3 CESEDA), l'intéressé n'ayant pas sollicité de titre de séjour. Les conclusions relatives à l'interdiction de retour et à la fixation du pays de destination ont également été rejetées.
N° TA13-2510160(TA13-2510160)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la courte durée de séjour et de l'absence d'intégration familiale ou sociale établie en France. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale.
N° TA13-2510161(TA13-2510161)
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le juge a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de son entrée régulière en France, de son mariage avec une ressortissante française et de son activité professionnelle stable. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA13-2510162(TA13-2510162)
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant turc. La juridiction estime que la décision, prise par un adjoint dûment habilité, est régulière en compétence et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaît pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA13-2510163(TA13-2510163)
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant et que le refus de séjour ne méconnaît pas l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, compte tenu de l'âge, de la situation familiale et de l'absence d'ancrage durable du requérant en France.
N° TA13-2510166(TA13-2510166)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral, pris sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulier, notamment en écartant les moyens tirés d'un vice de compétence et d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Les autres moyens, y compris ceux relatifs à la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été rejetés.
N° TA13-2603356(TA13-2603356)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'expulsion. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, un ressortissant marocain, ne sont pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2603426(TA13-2603426)
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus implicite de délivrer un certificat de résidence de dix ans à un ressortissant algérien, conjoint de Français. Le juge a retenu l'urgence en raison de la précarité administrative et économique du requérant, empêché de travailler, et un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2604045(TA13-2604045)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet à délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande du requérant était complète et que l'urgence était caractérisée, le délai de quatre mois pour une décision implicite n'étant pas expiré. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande et a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer le récépissé dans un délai de 48 heures.