40 021 décisions disponibles — page 95/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien sous le coup d'une interdiction du territoire, contestant un arrêté préfectoral du 27 janvier 2026 l'assignent à résidence pour 45 jours avec obligation de se présenter deux fois par jour au centre de rétention. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que les modalités de l'assignation à résidence n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation personnelle et familiale du requérant. En conséquence, la requête en annulation a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. A..., ressortissant jordanien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 septembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a considéré qu’enjoindre la délivrance d’un récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.