Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

2 702 décisions disponibles — page 30/136

OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA102-2500248(TA102-2500248)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi par la société GFA Caraïbes d’une demande de décharge de la taxe sur les excédents de provisions (TEP) pour les années 2021 à 2023 et d’une question prioritaire de constitutionnalité, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’imposition litigieuse avait été acquittée auprès de la direction des grandes entreprises, dont le siège est situé à Romainville (Seine-Saint-Denis), le tribunal a fait application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 11 juin 2025, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500317(TA102-2500317)

Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par la société Nouvelle Cité et l’Union des producteurs de banane de la Martinique, a examiné une demande de suspension de la décision de l’Office de développement de l’économie agricole d’outre-mer (ODEADOM) réduisant l’aide POSEI Banane 2024 d’un montant de 428 871,39 euros. Les requérants invoquent plusieurs moyens sérieux, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence de procédure contradictoire préalable en méconnaissance des articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, ainsi qu’un défaut de motivation et de base légale des décisions techniques sous-jacentes. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA102-2500376(TA102-2500376)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le juge constate que la requête enregistrée sous le n° 2500376 constitue en réalité un mémoire complémentaire à une précédente requête (n° 2500159) introduite le 13 mars 2025. En conséquence, il ordonne la radiation de cette seconde requête des registres du greffe pour qu’elle soit versée au dossier de la première instance. Cette décision se fonde sur les règles de procédure du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500129(TA102-2500129)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Pheasani d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements productifs. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de 79 355 euros, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400536(TA102-2400536)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A Nané, secrétaire administrative, qui contestait son compte rendu d’entretien professionnel pour l’année 2023 et la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique. Le juge a relevé d’office que la requête, enregistrée le 8 août 2024, était tardive car introduite plus de deux mois après la naissance de la décision implicite de rejet, intervenue le 8 juin 2024, en application des articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les règles de délai de recours contentieux, sans examen du bien-fondé des moyens soulevés par la requérante.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500346(TA102-2500346)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'entreprise Roxane A, qui contestait le refus d'une aide financière européenne pour la reprise d'activité. La requérante soutenait avoir déposé sa demande avant le début de l'opération, mais n'a pas apporté de précisions suffisantes sur la date effective de reprise du commerce, alors que l'avenant au bail datait de mars 2023. Le tribunal a jugé que le moyen était manifestement insuffisamment précis et qu'un autre moyen, relatif à une faute de la collectivité, était inopérant. La décision a été prise sur le fondement de l'article R.222-1 7° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500354(TA102-2500354)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un courrier de la Collectivité territoriale de Martinique relatif à sa demande d'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le juge a estimé que ce courrier, informant la requérante que son dossier était complet et qu'une évaluation allait être programmée, constituait un acte préparatoire insusceptible de recours. La décision a été fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le recours étant prématuré en l'absence de décision administrative faisant grief.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500355(TA102-2500355)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui se plaignait de nuisances causées par son voisin (inondations, éboulements). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était dirigée contre aucune décision administrative et ne contenait ni conclusions ni moyens de droit ou de fait. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500353(TA102-2500353)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant la taxe sur les logements vacants due pour 2023. Le juge a estimé que la requête était prématurée car elle s’appuyait sur des documents n’ayant pas été soumis au préalable à l’administration fiscale dans le cadre de la réclamation prévue à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA102-2400451(TA102-2400451)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la Société martiniquaise des eaux d’une demande d’annulation d’un titre de recettes de 920 236,33 euros émis par la communauté d’agglomération du pays nord Martinique pour des pénalités liées à des manquements contractuels dans le cadre d’une délégation de service public d’eau potable. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’irrégularité formelle du titre, estimant que la mention des courriers de pénalités du 27 novembre 2023 permettait d’identifier suffisamment les bases de la liquidation, conformément à l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement écarte nécessairement les moyens mettant en cause le bien-fondé de la créance, en application de la jurisprudence relative à l’examen prioritaire des moyens de fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400481(TA102-2400481)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Jambaz, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2014-2016 suite à la remise en cause de remboursements de crédits de TVA. La société invoquait notamment une irrégularité de procédure pour défaut d'information sur la saisine de la commission départementale, l'absence de justificatifs, et le non-respect du délai de régularisation. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, confirmant ainsi le bien-fondé des rappels de TVA mis en recouvrement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2400230(TA102-2400230)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, brigadier-chef de police contestant son changement d'affectation et demandant des dommages et intérêts ainsi qu'un avancement exceptionnel. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 2 février 2024, considéré comme une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux, et la demande d'avancement a été rejetée car il n'appartient pas au juge de se substituer à l'administration. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400419(TA102-2400419)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en plein contentieux sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de M. B visant à obtenir l'enlèvement de séparateurs en béton armé installés par la collectivité territoriale de Martinique sur sa propriété. Le tribunal a reconnu l'existence d'une emprise irrégulière sur la parcelle C 339, dont M. B est copropriétaire, et a exclu toute possibilité de régularisation. Cependant, il a refusé d'ordonner la démolition des ouvrages, estimant qu'elle porterait une atteinte excessive à l'intérêt général, compte tenu de la configuration des lieux et de la nécessité de sécuriser la route nationale. La requête a été rejetée sur le fondement des principes jurisprudentiels régissant la démolition des ouvrages publics irrégulièrement implantés, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400449(TA102-2400449)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné deux requêtes de M. B, professeur, concernant des retenues sur traitement. La première requête (n°2400449) portait sur un arrêté du 26 mars 2024 accordant une autorisation d'absence sans traitement pour formation syndicale, que M. B estimait devoir être rémunérée comme une absence pour exercice de fonctions syndicales. La seconde requête (n°2400482) concernait l'application d'un jour de carence le 15 septembre 2023, alors que l'accident de service de M. B avait été reconnu imputable au service. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, considérant que l'administration avait fait une exacte application des textes, notamment le code général de la fonction publique et les décrets n°80-627 et n°84-474, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400359(TA102-2400359)

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C, professeur, qui contestait une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de trois jours infligée par la rectrice de l'académie de Martinique. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit au silence, jugeant que ce droit ne s'applique pas aux enquêtes administratives diligentées avant l'engagement d'une procédure disciplinaire, en l'absence de détournement de procédure. La solution s'appuie sur l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et la jurisprudence relative au droit de se taire dans les procédures disciplinaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400682(TA102-2400682)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a constaté que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait délivré à M. A, le 1er octobre 2024, l'autorisation préalable d'accès à la formation professionnelle qu'il sollicitait. Cette délivrance, intervenue après l'introduction de son recours contre le refus initial du 15 avril 2024, a rendu sans objet ses conclusions en annulation et en injonction. En revanche, ses conclusions indemnitaires tendant au versement de 12 000 euros ont été rejetées comme irrecevables, faute pour M. A d'avoir présenté une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400687(TA102-2400687)

Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision du 19 août 2024 par laquelle le directeur général adjoint de la collectivité territoriale de Martinique a refusé à la société Associés consultants et experts-comptables le bénéfice d'une aide à l'emploi. Le tribunal retient que le signataire de la décision ne disposait pas d'une délégation de signature régulière pour prendre un tel acte, en application de l'article L. 7224-13 du code général des collectivités territoriales. La solution est fondée sur le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500357(TA102-2500357)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de suspension conservatoire prise par le directeur de l'EHPAD "Docteur B A" à l'encontre de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure contestée maintenant l'intégralité du traitement de l'agent et l'échéance prochaine de son contrat à durée déterminée étant sans lien direct avec la suspension. Il a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de requalifier un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA102-2500060(TA102-2500060)

Le tribunal administratif de la Martinique, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 23 septembre 2024, constate que le maire du Gros-Morne n’a pris aucune mesure pour faire cesser les nuisances sonores et environnementales causées par la société Idea, malgré l’injonction prononcée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il enjoint au maire de prendre les mesures appropriées pour mettre fin aux nuisances, notamment l’évacuation des déchets métalliques et la sécurisation de la grue, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution effective du jugement initial, sans remettre en cause les mesures déjà prescrites.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400210(TA102-2400210)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A B, assistante d'éducation, qui demandait l'annulation de sa suspension conservatoire de quatre mois prononcée par le proviseur du lycée Joseph Pernock. Le tribunal a jugé que la suspension n'est pas une sanction disciplinaire mais une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, et qu'elle n'a donc pas à être motivée ni précédée d'une procédure contradictoire. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut de communication du dossier individuel, de l'irrégularité de la convocation à un entretien préalable au licenciement, et de la violation de l'article 226-1 du code pénal ont été écartés comme inopérants. En application de l'article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, le tribunal a estimé que les faits reprochés (vidéos à caractère sexuel diffusées sur les réseaux sociaux) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension.

Résumé IA