Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2500461(TA102-2500461)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait l'invalidation des résultats de son épreuve théorique de moto, mais sa requête ne contenait aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, il n'avait développé aucune argumentation juridique à l'appui de son recours. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.
N° TA102-2500452(TA102-2500452)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête en excès de pouvoir de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français visant M. C. Le juge a constaté que Mme B, n'étant pas destinataire de l'acte attaqué, était dépourvue d'intérêt à agir, conformément aux principes généraux de la recevabilité des recours. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.
N° TA102-2400235(TA102-2400235)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. D et autres demandant l'annulation de la délibération du 18 juillet 2023 approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU) de Fort-de-France. Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone naturelle, mais n'ont pas produit les pièces nécessaires pour démontrer que les modifications post-enquête étaient irrégulières. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance du rapport de présentation et de l'erreur manifeste d'appréciation, sans les examiner au fond faute d'éléments suffisants. La décision s'appuie sur les articles L. 153-19, L. 153-21 et L. 153-33 du code de l'urbanisme.
N° TA102-2400294(TA102-2400294)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SCI Limaga, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts) au titre de l’année 2022. La société avait acquis un logement neuf à usage locatif, loué à une personne qui y avait également domicilié son entreprise individuelle. Le tribunal a jugé que la condition d’affectation du logement à la résidence principale du locataire n’était pas remplie, en raison de l’exercice d’une activité professionnelle accessoire à cette adresse. La solution retenue confirme la décision de l’administration fiscale de refuser le crédit d’impôt.
N° TA102-2400264(TA102-2400264)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SARL THDC holding, qui demandait le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du CGI) au titre de l'acquisition de deux véhicules de tourisme par sa filiale. La société soutenait que ces véhicules étaient strictement indispensables à son activité d'exploitation de carrières. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision de rejet du 11 octobre 2023. Par conséquent, la demande a été déclarée irrecevable sans examen du fond.
N° TA102-2400154(TA102-2400154)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Redoute dev, qui demandait l'annulation du certificat d'urbanisme informatif délivré le 19 septembre 2023 par le maire de Fort-de-France. Le tribunal a jugé que la société était titulaire d'un certificat d'urbanisme tacite né le 2 septembre 2023, faute de notification d'un certificat exprès dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 410-9 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la délivrance ultérieure d'un certificat exprès le 19 septembre 2023 n'a pas d'incidence sur la validité du certificat tacite, et les moyens soulevés par la société, notamment l'insuffisance de motivation et l'application du plan local d'urbanisme, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 410-1, R. 410-9, R. 410-12 et R. 410-18 du code de l'urbanisme.
N° TA102-2400366(TA102-2400366)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du maire de Sainte-Anne d'abroger le plan local d'urbanisme (PLU) du 27 décembre 2023. La requérante demandait le reclassement de sa parcelle cadastrée section E n° 1334, située en zone naturelle, en zone urbaine, en invoquant une méconnaissance de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme et une incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD). Le tribunal a jugé que le classement en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des caractéristiques de la parcelle et des objectifs de protection des espaces naturels et paysagers définis par le PLU. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA102-2500444(TA102-2500444)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du FC Floreal Gladiators, qui contestait la décision de la Ligue de football de Martinique le déclarant forfait pour une finale de la Coupe de Martinique. Le juge a constaté que le club avait saisi la conférence des conciliateurs (recours préalable obligatoire prévu à l'article R. 141-5 du code du sport) et que cette procédure de conciliation était toujours en cours. En conséquence, aucune décision définitive n'étant née, le recours contentieux était prématuré et a été rejeté sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2500429(TA102-2500429)
Requête de Mme B contre une contrainte de France Travail Martinique pour le recouvrement d’indus d’allocation de solidarité spécifique. Le Tribunal administratif de la Martinique rejette la requête par ordonnance. La solution retenue est le rejet pour moyens inopérants, la requérante n’ayant invoqué que sa bonne foi, sans incidence sur la légalité de la contrainte. L’ordonnance applique les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA102-2500417(TA102-2500417)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 14 mai 2025 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a refusé de verser à la société Eneko une subvention de 1 891 340 euros pour l'installation de centrales photovoltaïques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière ou à un intérêt public. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de l'erreur de droit, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la collectivité.
N° TA102-2400693(TA102-2400693)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 7 557 698 euros en réparation des préjudices résultant de l’annulation, par un précédent jugement, de l’arrêté du 26 novembre 2018 autorisant le transfert de son officine pharmaceutique. Le tribunal a jugé que l’agence régionale de santé (ARS) de la Martinique, bien qu’étant un établissement public, avait agi au nom de l’État en prenant cette décision. Par conséquent, la responsabilité de l’État est engagée du fait de l’illégalité fautive de l’arrêté, annulé pour non-respect des besoins optimaux de la population en médicaments. La solution retenue engage la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 1432-2 du code de la santé publique.
N° TA102-2500295(TA102-2500295)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société TBZ Patrimoine, qui contestait la décision de la collectivité territoriale de Martinique déclarant inéligible sa demande de financement FEDER pour des meublés de tourisme. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'absence d'attestation de dépôt et de la méconnaissance des principes de non-rétroactivité et de sécurité juridique, étaient inopérants. Il a rappelé que la décision expresse de rejet s'était substituée à une décision implicite et que la société ne bénéficiait d'aucun droit à obtenir une subvention. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA102-2400622(TA102-2400622)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision implicite de rejet de la ministre du travail refusant d’accorder la protection fonctionnelle à Mme Thalmensy, secrétaire administrative victime d’une agression verbale de son supérieur hiérarchique le 8 décembre 2023. Le tribunal a jugé que ce comportement véhément et disproportionné était insusceptible de se rattacher à l’exercice normal du pouvoir hiérarchique, justifiant ainsi l’octroi de la protection fonctionnelle en application de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet, sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen soulevé.
N° TA102-2400673(TA102-2400673)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder l'abattement renforcé de 85 % sur la plus-value réalisée lors de la cession de titres de la société La Financière Xerys 3. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué l'abattement de droit commun de 65 % prévu au 1 ter de l'article 150-0 D du code général des impôts, et non l'abattement dérogatoire du 1 quater, car les conditions pour en bénéficier n'étaient pas remplies. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 150-0 D, 1 ter et 1 quater.
N° TA102-2500208(TA102-2500208)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Socotour d’une demande d’exécution d’un jugement du 8 avril 2024, qui avait annulé un refus d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public et enjoint au préfet de réexaminer la demande. Le préfet a produit un arrêté accordant l’autorisation sollicitée, ce qui a conduit le tribunal à constater que l’injonction était exécutée. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, la requête est devenue sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA102-2400548(TA102-2400548)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. et Mme B contestant les cotisations d'impôt sur le revenu des années 2017 à 2019. Les requérants invoquaient l'irrégularité de la procédure de taxation d'office, l'insuffisance de motivation des propositions de rectification et le caractère exagéré des bases d'imposition. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment concernant la déduction des déficits reportables et la surévaluation des bénéfices du groupement d'intérêt économique. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions.
N° TA102-2300264(TA102-2300264)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet pour une contravention de grande voirie concernant l'occupation illégale du domaine public maritime par M. C. Il était reproché à ce dernier d'avoir édifié une structure couverte en bois sur la plage de Schoelcher, dépassant le périmètre autorisé par son autorisation d'occupation temporaire. Le tribunal a constaté la matérialité de l'infraction, rejetant les arguments de M. C sur l'absence d'ancrage au sol ou la surface contestée. En application des articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, il a condamné M. C à une amende et ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
N° TA102-2400016(TA102-2400016)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SCI DMD, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt de 251 803,94 euros au titre de l’investissement en outre-mer dans le logement locatif intermédiaire (article 244 quater W du code général des impôts). Le tribunal a estimé que les logements acquis par la SCI n’avaient pas été affectés à la résidence principale des locataires pendant cinq ans, condition essentielle pour bénéficier du crédit d’impôt. Il a également relevé que la surface habitable avait été surévaluée par la requérante. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
N° TA102-2400663(TA102-2400663)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par l'Association pour la sauvegarde du patrimoine martiniquais pour contester un permis de construire tacite et un arrêté municipal autorisant la construction de 24 logements sur une parcelle classée en zone agricole. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le permis de construire tacite n'était pas établi et que le recours contre l'arrêté du 6 février 2024 était tardif. Il a également écarté les moyens au fond, considérant que le classement en zone U5 n'était pas entaché d'erreur manifeste et que les règles de hauteur et de prévention des risques étaient respectées. La décision s'appuie sur les articles L. 600-1-2 et R. 600-5 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le plan local d'urbanisme et le plan de prévention des risques naturels.
N° TA102-2400830(TA102-2400830)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, aide-soignant contractuel, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Martinique. Le requérant invoquait notamment l'absence d'entretien préalable, la méconnaissance de l'obligation de reclassement et un caractère discriminatoire lié à son état de santé. Le tribunal a rappelé qu'un agent contractuel n'a pas de droit au renouvellement de son contrat et que l'administration peut légalement ne pas le renouveler pour un motif d'intérêt du service. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que le résumé ne précise si les moyens ont été expressément écartés sur le fond.