2 702 décisions disponibles — page 28/136
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société TBZ Patrimoine, qui contestait la décision de la collectivité territoriale de Martinique déclarant inéligible sa demande de financement FEDER pour des meublés de tourisme. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'absence d'attestation de dépôt et de la méconnaissance des principes de non-rétroactivité et de sécurité juridique, étaient inopérants. Il a rappelé que la décision expresse de rejet s'était substituée à une décision implicite et que la société ne bénéficiait d'aucun droit à obtenir une subvention. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par le préfet pour une contravention de grande voirie concernant l'occupation illégale du domaine public maritime par M. C. Il était reproché à ce dernier d'avoir édifié une structure couverte en bois sur la plage de Schoelcher, dépassant le périmètre autorisé par son autorisation d'occupation temporaire. Le tribunal a constaté la matérialité de l'infraction, rejetant les arguments de M. C sur l'absence d'ancrage au sol ou la surface contestée. En application des articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, il a condamné M. C à une amende et ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SCI DMD, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt de 251 803,94 euros au titre de l’investissement en outre-mer dans le logement locatif intermédiaire (article 244 quater W du code général des impôts). Le tribunal a estimé que les logements acquis par la SCI n’avaient pas été affectés à la résidence principale des locataires pendant cinq ans, condition essentielle pour bénéficier du crédit d’impôt. Il a également relevé que la surface habitable avait été surévaluée par la requérante. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a donné acte du désistement de Mme B C de ses conclusions principales tendant à l'annulation d'une décision implicite de l'Université des Antilles refusant la communication de documents administratifs. La requérante s'est désistée après que l'université a transmis le document litigieux en cours d'instance. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'Université des Antilles à verser 500 euros à Mme C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler deux décisions du centre hospitalier universitaire de la Martinique, l’une portant reclassement dans le corps des ingénieurs hospitaliers et l’autre concernant un avancement d’échelon. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 30 juin 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 3 juillet 2025. Les conclusions du centre hospitalier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 avril 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a révoqué M. B, gardien de la paix. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (irrégularité de la procédure disciplinaire, méconnaissance du principe non bis in idem, caractère disproportionné de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La condition d'urgence n'a pas été examinée. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'avis de son supérieur hiérarchique sur sa candidature à un avancement. Le juge a estimé que cet avis constituait un simple acte préparatoire, non susceptible d'être contesté par un recours pour excès de pouvoir. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que seules les décisions faisant grief peuvent être attaquées dans un délai de deux mois. Le requérant est invité à contester, le cas échéant, le tableau d'avancement définitif.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui demandait la restitution de son véhicule saisi et une indemnisation. Le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient irrecevables car il n’appartient pas au juge administratif d’adresser de telles injonctions à titre principal. Concernant les conclusions indemnitaires, M. B n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la preuve d’une demande préalable adressée à la commune, condition de recevabilité prévue par les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait la communication d'un rapport d'enquête sociale, nécessaire selon lui à sa défense devant le tribunal correctionnel. Le juge estime que cette mesure ferait directement obstacle à l'exécution des décisions implicites de refus de communication prises par la collectivité territoriale, ce qui n'entre pas dans le champ des mesures pouvant être ordonnées sur ce fondement.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la rectrice de la région académique de Martinique de lui accorder une bourse sur critères sociaux pour l'année 2025-2026. La décision de refus était fondée sur l'épuisement de ses sept droits à bourse, conformément à l'article D. 821-1 du code de l'éducation et à la circulaire ministérielle du 28 mars 2025. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la requérante étaient inopérants, car l'administration était en situation de compétence liée pour rejeter la demande, Mme B ne démontrant pas être dans l'un des cas exceptionnels ouvrant droit à un droit supplémentaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un arrêté du maire du Lamentin délivrant un permis de construire à la société Maho pour la réhabilitation et l'extension d'un bâtiment. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté, estimant que les prescriptions étaient suffisamment explicitées par leur contenu même. Il a ensuite jugé que le moyen relatif à l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 424-3 et R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'ordonnance du président du tribunal administratif de la Guyane lui imposant de verser une allocation provisionnelle de 2 500 euros à un expert. La juridiction a jugé que cette ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 621-12 du code de justice administrative, revêtait un caractère administratif et non juridictionnel, et était donc insusceptible de recours. Seules les ordonnances de liquidation et de taxation définitives des frais d'expertise peuvent faire l'objet d'un recours en application de l'article R. 761-5 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du haut-commissaire de la République en Polynésie française de lui verser un complément d'indemnité forfaitaire de changement de résidence. Le requérant soutenait que le trajet entre la Polynésie française et la Martinique impliquait un transit obligatoire par Paris, ce qui devait être pris en compte dans le calcul de la distance orthodromique conformément à l'article 3 de l'arrêté du 22 septembre 1998. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, sans préciser les motifs détaillés dans l'extrait fourni. La décision a été rendue en application du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998 et de l'arrêté du 22 septembre 1998.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A, titulaire d’un marché public de maîtrise d’œuvre, pour contester la résiliation unilatérale de son contrat par la commune de Sainte-Luce, prononcée le 1er juillet 2024 pour un motif d’intérêt général. La requérante demandait notamment la reprise des relations contractuelles, la résiliation aux torts de la commune et une indemnisation de 69 421,50 euros. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions, rappelant que le juge du contrat ne peut, en principe, que rechercher si la mesure d’exécution ouvre droit à indemnité, sans se prononcer sur le fond du litige dans le cadre de ce résumé.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. F, ressortissant saint-lucien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il juge également que la décision est suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête du groupement d'intérêt économique Transair services contestant le refus du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une aide à l'emploi pour l'embauche d'un salarié en 2023. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, jugeant que le président du conseil d'administration du GIE avait qualité pour le représenter en justice. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales et la délibération de l'Assemblée de Martinique du 2 mars 2018. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de prononcer une injonction de réexamen de la demande.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme tardive la requête de Mme A, fonctionnaire territoriale, qui contestait le refus implicite du maire du Lorrain de régulariser ses congés payés. Le tribunal a rappelé que, pour les agents publics, le délai de recours de deux mois court dès la naissance de la décision implicite de rejet, sans que l'absence d'accusé de réception ne le proroge. La décision implicite étant née le 25 août 2024, la requête enregistrée le 24 juin 2025 était manifestement irrecevable. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 112-2, L. 112-3 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui contestait la régularité de son expulsion. La requérante invoquait l'urgence liée au brevet des collèges de sa fille et une atteinte grave à ses droits fondamentaux. Le juge rappelle que les contestations relatives aux opérations d'expulsion relèvent de la compétence exclusive du juge de l'exécution, en application des articles L. 411-1 et R. 442-1 du code des procédures civiles d'exécution. Par conséquent, la demande est rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du centre national de la fonction publique territoriale de lui communiquer des documents relatifs à un examen professionnel. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, car la requérante n'a pas saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) avant d'intenter son recours contentieux, comme l'exigent les articles L. 342-1 et R. 311-15 du code des relations entre le public et l'administration. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par l'association OESPA d'un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de documents relatifs à des dispositifs de protection animale. En cours d'instance, l'association s'est désistée de sa requête. Par une ordonnance du 25 juin 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n'a été prononcée.