12 873 décisions disponibles — page 111/644
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule le refus de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme B..., mère de quatre enfants français. La décision préfectorale, qui remettait en cause la nationalité d’un enfant et la contribution à l’entretien, est jugée disproportionnée au regard du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal applique également l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » au parent d’un enfant français.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule la décision du préfet du 20 février 2023 refusant à M. B..., brigadier-chef de police, un congé bonifié de 65 jours. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en estimant que le droit d’option prévu à l’article 26 du décret n° 2020-851 du 2 juillet 2020 n’était pas ouvert à l’agent, alors que M. B... remplissait les conditions pour en bénéficier. La décision est fondée sur les dispositions combinées du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 et du décret n° 2020-851.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 1er décembre 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que mère d'un enfant français. Le préfet avait motivé son refus par l'absence de preuve d'une entrée régulière, d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, et par le doute sur la sincérité de la reconnaissance de paternité. La requérante n'a pas contesté utilement ces motifs, se bornant à invoquer une vie sociale stable sans produire de documents sur la durée de son séjour. La solution est fondée sur l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019-2020 et les avis de saisie administrative à tiers détenteur. La requérante n'a pas pu justifier du paiement des cotisations sociales de sa salariée à domicile, condition nécessaire pour bénéficier du crédit d'impôt prévu à l'article 199 sexdecies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les documents fournis (contrat de travail, bulletins de paie) étaient insuffisants, d'autant que l'URSSAF attestait du non-paiement des cotisations. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A....
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision du 20 février 2023 par laquelle le préfet de Mayotte avait refusé d'accorder un congé bonifié de 65 jours à Mme B..., brigadier-chef de police. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en considérant que le droit d'option prévu à l'article 26 du décret du 2 juillet 2020 n'était pas ouvert aux agents n'ayant jamais bénéficié d'un tel congé avant cette date. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. B..., brigadier de police nationale, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Mayotte du 13 mars 2023 lui refusant un congé bonifié de soixante-cinq jours. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête n’était pas tardive car la notification de la décision ne mentionnait pas les voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 modifié par le décret n° 2020-851 du 2 juillet 2020, ainsi que les règles transitoires de ce dernier. Il a annulé la décision préfectorale et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... au regard des nouvelles conditions de durée de service (24 mois) et de la possibilité d’opter pour l’ancien régime.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous via le téléservice, mais le juge a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve de multiples tentatives de prise de rendez-vous sur des jours différents. En conséquence, la condition d'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, rendant la requête manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Mayotte a examiné les requêtes de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant deux arrêtés préfectoraux (13 décembre 2023 et 5 juin 2024) lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a annulé les décisions de refus de séjour, entraînant par voie de conséquence l'annulation des obligations de quitter le territoire et des décisions fixant le pays de destination. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme B... dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A..., gardien de la paix, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur refusant de lui verser l’indemnité de sujétion géographique et les frais de changement de résidence pour sa mutation à Mayotte. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur l’indemnité de sujétion géographique, le ministre ayant finalement accordé ce versement par un arrêté modificatif. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la demande relative aux frais de changement de résidence, estimant que M. A... ne remplissait pas la condition de quatre années de service en qualité de personnel civil exigée par le décret n° 89-271 du 12 avril 1989.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., gardienne de la paix, qui contestait le refus du préfet de lui accorder un congé bonifié de soixante-cinq jours. Le tribunal a jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions de durée de service ininterrompu requises par le décret n° 78-399 du 20 mars 1978, dans sa version applicable, pour bénéficier de ce droit. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 20 février 2023, ainsi que des conclusions indemnitaires et injonctives, ces dernières étant jugées irrecevables faute de demande préalable.
Le Tribunal administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A..., fonctionnaire, contestant les tableaux d'avancement au grade d'ingénieur-économiste de la construction hors classe pour 2021 et 2022, ainsi que les nominations subséquentes, au motif qu'elle n'y figurait pas. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant irrecevables les demandes d'annulation des tableaux d'avancement en raison de leur caractère indivisible et de l'absence de production des actes attaqués, et a également écarté les conclusions indemnitaires et injonctives. Sur le fond, les moyens soulevés par Mme A..., notamment l'irrégularité de la procédure, la méconnaissance de l'égalité hommes-femmes et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été jugés infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la SAS Mayotte Channel Gateway (MCG) contestant la décision du 30 mars 2023 par laquelle le ministre délégué chargé des comptes publics a retiré l'agrément fiscal n°2013/20727/33, accordé en 2015 sur le fondement de l'article 244 quater W du code général des impôts, et a ordonné la reprise de la moitié du crédit d'impôt obtenu. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance du parallélisme des formes et du délai de retrait, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité du retrait d'agrément et le bien-fondé de la reprise de l'avantage fiscal.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la société Port de Longoni, qui demandait l’annulation de la décision du 30 mars 2023 retirant un agrément fiscal et ordonnant la reprise de la moitié d’une réduction d’impôt (article 199 undecies B du CGI). Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du parallélisme des formes, la tardiveté du retrait, et l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, le juge ayant considéré que la décision de retrait était légale et fondée sur les textes applicables, dont le code général des impôts et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. C..., brigadier de police, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de Mayotte du 20 février 2023 lui refusant un congé bonifié de soixante-cinq jours. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le requérant remplissait les conditions pour en bénéficier au titre des dispositions transitoires de l’article 26 du décret du 2 juillet 2020, combinées aux anciennes règles du décret du 20 mars 1978. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui restituer trente jours de congés bonifiés ou de lui verser une indemnité équivalente. En revanche, les conclusions indemnitaires de M. C... ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait l’annulation de la décision implicite du préfet de Mayotte refusant de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux stables et intenses à Mayotte ou d’une insertion socio-professionnelle suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête, y compris les conclusions à fin d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. C..., professeur d'arabe, qui contestait la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le juge a rappelé qu'un agent public n'a aucun droit au renouvellement de son contrat et que l'administration peut légalement ne pas le renouveler pour un motif d'intérêt du service. En l'espèce, le tribunal a estimé que le recteur n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur une évaluation professionnelle faisant état de carences pédagogiques et d'un niveau de langue insuffisant. La décision n'a pas été considérée comme une sanction disciplinaire déguisée, et le moyen tiré d'un vice de notification a été écarté comme inopérant.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 30 mai 2023 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait suffisantes. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 octobre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a jugé que M. A... n'apportait pas de preuves suffisantes de l'intensité de ses liens familiaux et sociaux à Mayotte, et que l'arrêté mentionnait son enfant et la mère de celui-ci sans communauté de vie établie. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue à Mayotte depuis 2019, de sa vie familiale avec ses trois enfants et le père de deux d'entre eux, en situation régulière. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que mère d’enfant français. La requérante n’a pas démontré contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de sa fille, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant) et de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour.