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Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et au droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence et le caractère grave et manifestement illégal de l'atteinte n'étaient pas établis, faute d'éléments probants sur les risques encourus, la situation familiale ou la continuité de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 3 juillet 2025 par lequel le préfet de Mayotte obligeait Mme B..., ressortissante malgache, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressée, protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Cette atteinte résultait de la présence continue de Mme B... à Mayotte depuis 2020 et de sa qualité de mère d’un enfant français né en 2021, dont le père contribue à son entretien. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.