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Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la SELARL Pharmacie Les Orchidées contestant le refus du directeur général de l’ARS de Mayotte de lui accorder l’autorisation de créer une officine de pharmacie à Dzaoudzi-Labattoir. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 5 de l’ordonnance n° 2018-3 du 3 janvier 2018, la demande devait être réexaminée au regard de la législation en vigueur à la date de ce réexamen, et non à celle de la demande initiale. Il a également estimé que l’autorité administrative n’avait commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d’appréciation en prenant en compte la présence d’une autre pharmacie et la population de la commune pour motiver son refus.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la demande de Mme A..., qui s'est fracturé le gros orteil en heurtant une grille de caniveau enfoncée sur la voie publique. La commune de Mamoudzou a opposé une exception de prescription quadriennale, mais le tribunal l'a écartée, considérant que la consolidation de l'état de santé de la requérante le 21 novembre 2017 faisait courir le délai à compter du 1er janvier 2018, et que la demande indemnitaire préalable du 30 décembre 2021 avait interrompu ce délai. La solution retenue est donc que la créance n'est pas prescrite, et le tribunal se prononcera sur le fond de la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de la voie publique, en application de la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du préfet du 10 juillet 2023 refusant un titre de séjour à une ressortissante comorienne. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue de l'intéressée à Mayotte depuis 2017, de sa scolarité et de son intégration familiale et sociale. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de travail sous quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte le 4 mai 2023. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa résidence à Mayotte depuis 2013 avec ses enfants. Le tribunal a estimé que la cellule familiale pouvait se reconstituer aux Comores, que les liens avec sa famille en France n'étaient pas suffisamment établis, et que son état de santé (diabète) ne justifiait pas un maintien sur le territoire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle, notamment en raison de la présence de son enfant français. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne permettaient pas d'établir l'ancienneté de son séjour, sa contribution effective à l'entretien de son enfant, ni une insertion professionnelle suffisante. La solution a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-7.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du préfet du 25 juillet 2023 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant comorien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté du séjour (depuis 2003), de la présence de sa compagne et de leurs quatre enfants nés à Mayotte (dont un fils français), et de l'absence d'attaches aux Comores. En application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous deux mois.
Le Tribunal administratif de Mayotte annule l’arrêté du préfet de Mayotte du 19 septembre 2023 refusant un titre de séjour à M. B... A..., ressortissant comorien, et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal retient que cet arrêté méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’arrivée de l’intéressé à Mayotte à l’âge de cinq ans, de sa scolarisation, de son insertion professionnelle et de la présence de son enfant français né en 2021. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté du préfet de Mayotte du 5 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante, ressortissante comorienne, invoquait une erreur manifeste d'appréciation en raison de sa résidence à Mayotte depuis 2000 et de sa vie sociale stable. Le tribunal a estimé que les éléments produits, notamment concernant sa résidence avec sa fille de nationalité française et sa contribution à son entretien, n'étaient pas suffisamment probants. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait notamment sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, ainsi que la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a jugé que les pièces produites étaient insuffisantes pour établir une contribution régulière, écartant ainsi le moyen tiré de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait son état de santé pour obtenir un titre sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les éléments médicaux produits par M. B... étaient insuffisants pour contredire l'avis défavorable du collège de médecins de l'OFII, qui estimait que le défaut de prise en charge n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante sollicitait un titre sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant que mère d'un enfant français. Le tribunal a estimé que les pièces produites, principalement des tickets de caisse et factures, ne suffisaient pas à établir sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition nécessaire à la délivrance du titre. Il a également jugé que le préfet aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur ce motif, rendant inopérants les autres griefs soulevés.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. A..., ressortissant comorien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte le 20 juin 2023. Le préfet, mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a annulé ces décisions au motif qu'elles méconnaissaient l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue de M. A... à Mayotte depuis l'âge de 10 ans, de sa scolarité et de son admission à l'université.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait le renouvellement de l'autorisation provisoire de séjour de M. B... A..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas suffisamment motivé sa décision et avait commis une erreur manifeste d'appréciation, en ne tenant pas compte de l'avis favorable du collège de médecins de l'OFII. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été jugée illégale par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la SAS Mayotte Channel Gateway d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation d’un titre exécutoire émis par le département de Mayotte pour un montant de 10 113 258,09 euros. Par un mémoire enregistré le 11 juin 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 juin 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 18 juin 2025 obligeant M. A, ressortissant comorien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue en raison de la résidence continue de M. A à Mayotte depuis 2015, de sa scolarité jusqu'au baccalauréat, de son intégration associative et de la présence de membres de sa famille proche sur l'île.
Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par M. B... d'une demande visant à obtenir l'exécution forcée d'un précédent jugement du 27 avril 2023, qui avait annulé un titre de perception et condamné l'État à lui verser 1 500 euros. La juridiction a constaté que cette demande était un doublon d'une procédure antérieure déjà classée, le requérant ayant été invité à saisir directement le comptable public conformément à l'article L. 911-9 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer, estimant qu'il n'y avait plus lieu de se prononcer sur cette demande d'exécution.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet de Mayotte le 7 décembre 2022. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que Mme A... n'établissait pas une présence continue et stable à Mayotte, ni une insertion socio-professionnelle ou des liens familiaux suffisamment caractérisés pour justifier la délivrance d'un titre de séjour. Par conséquent, la décision de refus n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. D..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), faute pour M. D... de démontrer une vie familiale effective avec sa fille née en 2021 à Mayotte. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contestant sa radiation des effectifs du lycée agricole et le refus de sa réintégration. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur de droit. Le tribunal a jugé que le directeur de l'établissement était compétent pour prendre cette décision et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, notamment son article R. 811-26.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Mayotte refusant de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à la fille de Mme F..., ressortissante comorienne titulaire d’une carte de résident. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, en maintenant la séparation familiale. Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé acquiescer aux faits. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.