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Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par Mme E... de deux requêtes en annulation contre des arrêtés préfectoraux des 8 et 22 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête dirigée contre l'arrêté du 8 décembre 2023 est devenue sans objet, ce dernier ayant été annulé et remplacé par celui du 22 décembre 2023. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés contre le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 436-4) et le code de justice administrative (article L. 761-1).
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de refus de séjour était fondée, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de Mayotte. La décision attaquée, signée par une cheffe de section bénéficiant d'une délégation de signature régulière, n'est pas entachée d'incompétence. Le moyen tiré du défaut d'information prévu à l'article 35 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 a été écarté, car un courrier de mise en demeure du 15 mars 2022 avait informé la requérante des conséquences de son inaction. En conséquence, le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice devaient être rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par l’association Miracle du sud de Boueni d’un recours pour excès de pouvoir contre deux décisions de la commission fédérale des règlements et des contentieux (CFRC) de la Fédération française de football (FFF). La première décision contestée confirmait un retrait de trois points et une amende de 935 euros infligés au club pour absence d’éducateur diplômé, tandis que la seconde confirmait un refus de dérogation au statut des éducateurs pour un licencié. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de l’association, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de l’illégalité des sanctions, en application du code du sport et des règlements de la Ligue mahoraise de football. En conséquence, la requête a été rejetée et l’association a été condamnée à verser 4 000 euros à la FFF au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B... contre un arrêté préfectoral du 23 juin 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d’enfant français, l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute de délivrance effective d’un titre de séjour. Sur le fond, il a annulé l’arrêté au motif que le préfet n’a pas suffisamment examiné la situation de Mme B... au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment en ce qui concerne sa contribution à l’entretien et à l’éducation de son enfant français.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par plusieurs associations (LDH, Cimade, GISTI, FASTI, ADDE) d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux autorisant l’usage de caméras sur drones dans des zones d’habitats informels pour le maintien de l’ordre et la lutte contre l’immigration irrégulière. Les associations contestaient la légalité de ces arrêtés, pris sur le fondement de l’article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure, en invoquant un défaut de précision des périmètres autorisés et une atteinte disproportionnée à la vie privée. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que les arrêtés étaient suffisamment précis et proportionnés aux objectifs de sécurité publique.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. B..., ressortissant malgache, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite puis explicite (arrêté du 26 janvier 2024) du préfet de Mayotte de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour, présentée par courriel, était irrecevable car elle n’avait pas été déposée en préfecture ou sous-préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la décision implicite de rejet étant inexistante, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision implicite du préfet refusant son titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que M. A... ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour que le refus porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision implicite n'a pas non plus été jugée illégale pour défaut de motivation, le requérant n'ayant pas demandé la communication des motifs. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 7 août 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet avait retenu à tort que la reconnaissance de l'enfant par le père était frauduleuse, les éléments invoqués (reconnaissances multiples) étant insuffisants pour établir une fraude. Il a également estimé que Mme A... justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, conformément à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral pour erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 15 octobre 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé Mme A..., ressortissante comorienne, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, en portant atteinte à l'intérêt supérieur de ses quatre enfants mineurs nés à Mayotte, dont elle contribue à l'éducation et à l'entretien. L'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante comorienne, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet n'a pas apporté la preuve que la reconnaissance de paternité de l'enfant B... était frauduleuse, condition nécessaire pour écarter l'application de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'éléments établissant que cette reconnaissance visait à faciliter l'obtention d'un titre de séjour, le refus de renouvellement est entaché d'une erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de Mayotte obligeait une ressortissante comorienne à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressée en France depuis 2013, de sa vie familiale avec son conjoint titulaire d'un titre de séjour et de leurs trois enfants nés à Mayotte. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour ont été annulées. Le préfet a été enjoint de délivrer une autorisation provisoire de séjour à l'intéressée jusqu'à ce qu'il statue à nouveau sur sa situation.
Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par plusieurs associations (GISTI, LDH, FASTI) d’une demande d’exécution de jugements du 29 mars 2024 enjoint au maire de Tsingoni de mettre la liste des pièces exigées pour l’inscription scolaire en conformité avec l’article D. 131-3-1 du code de l’éducation. Constatant que la commune n’avait pas modifié sa liste et continuait d’exiger des documents prohibés, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. Il a assorti l’injonction d’une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter d’un délai d’un mois après notification du présent jugement. En revanche, il a rejeté la demande de publication des jugements sur le site internet de la commune et a condamné celle-ci à verser 1 500 euros au titre des frais d’instance.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 janvier 2026 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. B... A..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de son enfant français, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision a été prise en raison de la présence de l'enfant à Mayotte et de la contribution effective du requérant à son entretien et son éducation.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à se voir fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour en qualité d’étudiant. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l’urgence, faute de prouver des tentatives réitérées et infructueuses via le téléservice ANEF, ni de circonstances particulières justifiant un rendez-vous rapide pour une première demande. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante comorienne. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une convocation pour déposer une première demande de titre de séjour, en raison de dysfonctionnements de la plateforme de rendez-vous en ligne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui sollicitait un premier titre de séjour, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé de M. C..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour national à sa conjointe et de l'autoriser à quitter Mayotte sans visa. La juridiction a jugé la demande irrecevable en application du principe "nul ne peut plaider par procureur" et de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, M. C... ne pouvant présenter des conclusions au nom de sa conjointe. L'ordonnance a donc été rendue sans examiner la condition d'urgence invoquée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant comorien, pour contester un arrêté préfectoral du 7 janvier 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. En cours d’instance, le préfet de Mayotte a retiré cet arrêté le 12 janvier 2026. Le juge des référés a constaté que ce retrait privait d’objet les conclusions de la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur le surplus des demandes, après avoir admis provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... et M. B..., un mineur isolé, pour suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant recevable la requête du mineur en raison de sa situation d'isolement en centre de rétention. Il a également écarté l'irrecevabilité tirée de l'absence de signature de la requête par le mineur, au regard des dispositions des articles R. 414-3 et R. 414-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malgache, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que l'éloignement effectif de l'intéressé ne rendait pas la demande sans objet. Toutefois, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE), n'était démontrée. La requête a donc été rejetée.