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Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante comorienne et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire et une erreur de droit, estimant relever de l’article L. 423-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) pour une délivrance de plein droit. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière, et a examiné la légalité du refus au regard des articles L. 423-13 et L. 423-23 du CESEDA. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement porte sur l’application des conditions de délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » pour un étranger né en France.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme A... contestant la décision du 26 janvier 2023 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a infligé une contribution spéciale de 30 000 euros pour emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a rejeté les moyens de la requérante, notamment celui tiré d'un vice de procédure, estimant que la nouvelle décision, prise après retrait de la première pour défaut de garantie, avait respecté le contradictoire. La solution retenue confirme la légalité de la sanction fondée sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par une fonctionnaire contestant la décision du département de Mayotte de la mettre à la retraite et de supprimer son traitement. Le juge a relevé que la requérante n'établissait pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate. De plus, la requête en suspension était irrecevable car non accompagnée d'une copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Par conséquent, l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté préfectoral du 5 avril 2023 lui refusant un titre de séjour. La requérante, mère d’un enfant français, ne pouvait utilement invoquer les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) relatives à la vie privée et familiale, car elle relevait d’une catégorie spécifique (parent d’enfant français). Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. Il a jugé que, malgré sa scolarité à Mayotte depuis 2015, Mme B... ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France pour que le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 24 juin 2021, constate que l’État n’a pas versé à Mme A... la somme de 800 euros due au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Malgré les relances de la requérante, ni l’ordonnateur ni le comptable public n’ont procédé au paiement, en méconnaissance de la loi du 16 juillet 1980. En application des articles L. 911-4 et R. 921-5 du code de justice administrative, le tribunal ordonne au directeur des finances publiques de Mayotte de verser cette somme.
Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du préfet de Mayotte du 13 avril 2023 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution a été retenue car M. B... résidait à Mayotte depuis au moins 2014 avec son épouse et leurs deux enfants nés à Mayotte, dont l'aîné était scolarisé et souffrait d'un trouble autistique reconnu par la maison départementale des personnes handicapées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour de plus de sept ans du requérant, de sa pathologie cardiaque grave nécessitant un suivi médical en France, de sa scolarisation et de ses attaches familiales sur le territoire. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" à M. C... dans un délai d'un mois. Cette solution s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la demande de la société Tramext-OI visant à obtenir une indemnisation de 6 640 euros pour son éviction du lot n°2 d'un marché public de la commune d'Acoua. La société invoquait des irrégularités dans la procédure de passation, notamment l'absence de signature du rapport d'analyse et un défaut de pondération des critères. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve de la réalité de son préjudice, faute de détailler la composition de ses prix et les coûts liés à l'opération, et qu'elle n'établissait pas non plus que son offre était économiquement la plus avantageuse. En conséquence, la requête a été rejetée, le tribunal rappelant qu'il appartient au demandeur d'apporter des éléments établissant la faute et le préjudice subi.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la réalité et l'ancienneté de son séjour à Mayotte n'étaient pas établies, que la communauté de vie avec sa compagne et ses enfants n'était pas démontrée, et que son insertion professionnelle était trop récente. En conséquence, la décision préfectorale n'a pas été jugée entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé le titre exécutoire émis le 31 décembre 2022 par le syndicat Les Eaux de Mayotte, réclamant à M. B... la somme de 2 861,43 euros au titre d’un « remboursement de billet ». Le tribunal a constaté que le syndicat, bien que mis en demeure, n’a produit aucun mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par le requérant. Il a relevé que le titre exécutoire ne mentionnait pas les bases de la liquidation de la créance, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et ne comportait pas les mentions obligatoires prévues à l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et mis à la charge du syndicat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 22 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, notamment l'absence de procédure contradictoire préalable au retrait de sa carte de séjour pluriannuelle valide. Cette irrégularité a conduit à l'annulation de l'ensemble des décisions contestées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Mayotte du 3 avril 2025 refusant la prolongation d'activité de M. A..., enseignant, et le mettant à la retraite au 31 juillet 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas fourni d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation financière par la seule perte de son traitement. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 24 décembre 2023 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. A..., ressortissant mauricien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit, car M. A... était en situation régulière à Mayotte, bénéficiant d'une exemption de visa pour un court séjour de quatre-vingt-dix jours en vertu de l'arrêté du 4 février 2015. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que les décisions subséquentes d'interdiction de retour et d'assignation à résidence, ont été annulées. La décision s'appuie sur les articles L. 312-1, L. 361-1 et L. 361-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale de 15 000 euros pour emploi d'un étranger sans titre de travail. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du service juridique ayant reçu délégation régulière. Il a jugé que l'infraction à l'article L. 8251-1 du code du travail était caractérisée, même sans identification formelle du salarié par les forces de l'ordre, et que le classement sans suite par le procureur ne faisait pas obstacle à la matérialité des faits constatés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 15 décembre 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait d'admettre au séjour Mme A..., ressortissante comorienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, présente à Mayotte depuis l'âge d'un an. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire.
Le tribunal administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 14 décembre 2023, constate que le centre hospitalier de Mayotte n’a pas procédé au réexamen de la situation de Mme B... comme il y était enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal ordonne à l’hôpital de réexaminer la demande d’aide au retour à l’emploi sous trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Concernant la somme de 1 000 euros déjà versée au titre des frais d’instance, le tribunal estime que l’exécution de cette partie du jugement est acquise et n’appelle pas de nouvelle mesure.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'exécution du jugement du 24 février 2022. Ce jugement avait annulé une décision implicite de refus de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré une carte de séjour pluriannuelle à M. B..., ce qui constitue une exécution complète de l'injonction. Il a donc estimé que la demande de délivrance d'une carte de résident de longue durée, fondée sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, excédait les mesures d'exécution requises.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté du maire de Dzaoudzi-Labattoir du 3 août 2023 mettant fin à son détachement en tant que directrice générale des services pour perte de lien de confiance. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, incluant l'annulation de l'arrêté, le remboursement des loyers de son logement de fonction, la reconstitution de sa carrière, et l'annulation de la période de carence appliquée à son congé de maladie. La solution retenue s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative, notamment les articles L. 911-1 et R. 611-7.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A... B..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, n'ayant jamais bénéficié d'un titre de séjour, ne démontrait pas que la décision litigieuse aggravait sa situation administrative ou l'exposait à un éloignement immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.