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Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A... d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le syndicat Les Eaux de Mayotte lui réclamant 2 861,43 euros pour un "remboursement de billet". Le syndicat, bien que mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a annulé le titre exécutoire au motif qu'il ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et qu'il n'était pas signé, en violation des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et a mis à la charge du syndicat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du maire de Koungou du 12 décembre 2022 lui retirant ses délégations d'adjoint. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la saisine ultérieure du conseil municipal était une formalité postérieure sans incidence sur la validité du retrait. Il a également estimé que le maire pouvait légalement retirer les délégations à tout moment pour un motif lié à la bonne marche de l'administration communale, ce qui était établi par les désaccords et l'opposition publique de l'adjoint. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du 24 février 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a infligé une contribution spéciale de 15 000 euros pour emploi d'un travailleur étranger sans titre, sur le fondement des articles L. 8253-1 et L. 8253-4 du code du travail. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre la décision du 24 février 2023 n'ayant pas été présentées dans le délai de deux mois suivant sa notification. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre le titre de perception et la mise en demeure de payer, faute de recours préalable obligatoire auprès du comptable public conformément à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012.
Le tribunal administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 14 décembre 2023, constate que le centre hospitalier de Mayotte n’a pas procédé au réexamen de la situation de Mme B... comme il y était enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal ordonne à l’hôpital de réexaminer la demande d’aide au retour à l’emploi sous trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Concernant la somme de 1 000 euros déjà versée au titre des frais d’instance, le tribunal estime que l’exécution de cette partie du jugement est acquise et n’appelle pas de nouvelle mesure.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la communauté de communes de Petite Terre (CCPT) visant à annuler un courrier du préfet de Mayotte du 22 décembre 2021. Ce courrier informait la CCPT d'une révision du montant de l'allocation compensatrice de la taxe d'habitation pour 2021 et des modalités de récupération d'un indu. Le tribunal a jugé ce courrier comme un acte purement informatif, dépourvu d'effet décisoire et donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions en annulation et les demandes d'injonction et de frais ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de la société Pierre investissement ingénierie (Pi2i) contestant la résiliation de son marché de services avec le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Mayotte. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par le CROS, jugeant que le marché, conclu pour l'exécution d'une mission de service public, revêtait le caractère d'un contrat administratif. Sur le fond, le tribunal a considéré que la résiliation était irrégulière faute de mise en demeure préalable valable et que les retards n'étaient pas entièrement imputables à la société requérante. En conséquence, il a annulé la décision de résiliation et condamné le CROS de Mayotte à verser à la société Pi2i la somme de 32 500 euros au titre du solde du marché, ainsi que 1 500 euros pour préjudice moral et commercial, sur le fondement des principes généraux du droit des contrats administratifs et de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Mayotte du 3 avril 2025 refusant la prolongation d'activité de M. A..., enseignant, et le mettant à la retraite au 31 juillet 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas fourni d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation financière par la seule perte de son traitement. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. B... et de la SARL CAP-MAY demandant l'annulation des avenants n°6 et n°7 au contrat de délégation du service public d'eau potable entre le SIEAM et la SMAE. Les requérants contestaient notamment la modification substantielle de l'objet du contrat par l'avenant n°6 (confiant la conception et réalisation de travaux à la SMAE) et la prolongation de la durée de la délégation de 27% par l'avenant n°7. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir et que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, en application des dispositions du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par une fonctionnaire contestant la décision du département de Mayotte de la mettre à la retraite et de supprimer son traitement. Le juge a relevé que la requérante n'établissait pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate. De plus, la requête en suspension était irrecevable car non accompagnée d'une copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Par conséquent, l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) d’un litige l’opposant à la commune de Mamoudzou concernant le paiement du solde de deux lots d’un marché public de travaux. Le tribunal a fait droit à la demande de la société, condamnant la commune à lui verser la somme totale de 36 359,81 euros au titre du solde impayé, en se fondant sur les décomptes généraux acceptés par le maître d’œuvre et non contestés par la commune. Il a également ordonné la restitution des retenues de garantie, conformément à l’article 103 du code des marchés publics, et a accordé les intérêts moratoires ainsi que l’indemnité forfaitaire de recouvrement prévus par la réglementation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la communauté de communes de Petite Terre (CCPT) qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2021 fixant le montant de la dotation de compensation d'exonération de taxe d'habitation pour 2021. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, la CCPT étant dépourvue d'intérêt à agir car elle ne subissait aucune perte de recettes, la compensation étant assurée par l'affectation d'une fraction de TVA. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté préfectoral du 21 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Saisi au fond, il a jugé que le requérant ne justifiait pas remplir les conditions des articles L. 423-21 et L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de prouver sa résidence habituelle en France depuis l'âge de treize ans avec un parent titulaire d'un titre de séjour. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 20 juillet 2023 du préfet de Mayotte obligeant M. B... à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, applicable car la mesure mettait en œuvre le droit de l'Union. En l'absence de procès-verbal d'audition malgré une demande du tribunal, le préfet n'a pas démontré que M. B... avait pu présenter ses observations sur sa situation personnelle et familiale avant l'édiction de l'arrêté. Cette irrégularité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, au motif que l'article L. 432-13 du CESEDA n'est pas applicable à Mayotte. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. B..., ressortissant comorien né à Mayotte, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B... justifiait d'une entrée régulière en France du fait de sa naissance à Mayotte et de ses attaches familiales solides. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans injonction de rapatriement, et la condamnation de l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au parent d'enfant français, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rappelé que le préfet peut écarter une reconnaissance de paternité en cas de fraude, même sans décision judiciaire préalable, dans le cadre de l'examen d'une demande de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'exécution du jugement du 24 février 2022. Ce jugement avait annulé une décision implicite de refus de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer sa situation. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré une carte de séjour pluriannuelle à M. B..., ce qui constitue une exécution complète de l'injonction. Il a donc estimé que la demande de délivrance d'une carte de résident de longue durée, fondée sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, excédait les mesures d'exécution requises.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a condamné la commune de Mamoudzou à verser à la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) la somme de 15 279,07 euros au titre du solde des marchés publics n°173 et 174 relatifs à des travaux de plomberie, ainsi que 10 588,40 euros pour la restitution des garanties bancaires à première demande. La commune n'ayant pas contesté les décomptes généraux acceptés par le maître d'œuvre, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement des stipulations contractuelles et de l'article 103 du code des marchés publics. La société MPS obtient également le versement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, rendue dans le cadre d’un référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge constate que la mesure d’éloignement a été exécutée avant que le tribunal ne puisse statuer, rendant la demande de suspension sans objet. Il relève également que l’intéressé, qui invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un défaut d’examen de sa situation, n’établit pas l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... A..., ressortissant comorien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge rappelle que si l'administration a l'obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, le requérant doit justifier de l'impossibilité d'obtenir un créneau en ligne par des preuves personnelles et répétées, et, pour une première demande, démontrer des circonstances particulières caractérisant l'urgence. En l'espèce, les captures d'écran produites ne permettent pas d'identifier le requérant et ne démontrent pas de démarches personnelles répétées sur plusieurs semaines, et aucune urgence particulière n'est établie.