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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Mayotte

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Mayotte

12 873 décisions disponibles — page 69/644

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2304063(TA107-2304063)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale de 15 000 euros pour emploi d'un étranger sans titre de travail. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du service juridique ayant reçu délégation régulière. Il a jugé que l'infraction à l'article L. 8251-1 du code du travail était caractérisée, même sans identification formelle du salarié par les forces de l'ordre, et que le classement sans suite par le procureur ne faisait pas obstacle à la matérialité des faits constatés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2102243(TA107-2102243)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de la société Pierre investissement ingénierie (Pi2i) contestant la résiliation de son marché de services avec le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Mayotte. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par le CROS, jugeant que le marché, conclu pour l'exécution d'une mission de service public, revêtait le caractère d'un contrat administratif. Sur le fond, le tribunal a considéré que la résiliation était irrégulière faute de mise en demeure préalable valable et que les retards n'étaient pas entièrement imputables à la société requérante. En conséquence, il a annulé la décision de résiliation et condamné le CROS de Mayotte à verser à la société Pi2i la somme de 32 500 euros au titre du solde du marché, ainsi que 1 500 euros pour préjudice moral et commercial, sur le fondement des principes généraux du droit des contrats administratifs et de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA107-2303157(TA107-2303157)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du 24 février 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a infligé une contribution spéciale de 15 000 euros pour emploi d'un travailleur étranger sans titre, sur le fondement des articles L. 8253-1 et L. 8253-4 du code du travail. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre la décision du 24 février 2023 n'ayant pas été présentées dans le délai de deux mois suivant sa notification. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre le titre de perception et la mise en demeure de payer, faute de recours préalable obligatoire auprès du comptable public conformément à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2303403(TA107-2303403)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, au motif que l'article L. 432-13 du CESEDA n'est pas applicable à Mayotte. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA107-2302224(TA107-2302224)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 22 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, notamment l'absence de procédure contradictoire préalable au retrait de sa carte de séjour pluriannuelle valide. Cette irrégularité a conduit à l'annulation de l'ensemble des décisions contestées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 612-6 du code de justice administrative.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA107-2303421(TA107-2303421)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au parent d'enfant français, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rappelé que le préfet peut écarter une reconnaissance de paternité en cas de fraude, même sans décision judiciaire préalable, dans le cadre de l'examen d'une demande de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les conventions internationales précitées.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2304557(TA107-2304557)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A....

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2301131(TA107-2301131)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., 3ème adjoint au maire de Koungou, qui contestait l'arrêté du 12 décembre 2022 lui retirant ses délégations. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la consultation ultérieure du conseil municipal était une formalité postérieure sans incidence sur sa légalité. Il a estimé que le maire pouvait légalement retirer les délégations en raison de dissensions avec l'adjoint, ce motif étant lié à la bonne marche de l'administration communale et non entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA107-2401898(TA107-2401898)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour de plus de sept ans du requérant, de sa pathologie cardiaque grave nécessitant un suivi médical en France, de sa scolarisation et de ses attaches familiales sur le territoire. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" à M. C... dans un délai d'un mois. Cette solution s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2302199(TA107-2302199)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme Madi, qui contestait la suspension de son agrément d’assistante familiale pour une durée de quatre mois, décidée le 21 février 2023 par le président du conseil départemental. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le vice de procédure et l’erreur d’appréciation. Elle a jugé que la décision, fondée sur l’article L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles, était suffisamment motivée et que la suspension conservatoire ne nécessitait pas de procédure contradictoire préalable. Les textes appliqués sont principalement le code de l’action sociale et des familles et le code des relations entre le public et l’administration.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2401271(TA107-2401271)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par le préfet d'un déféré en annulation pour excès de pouvoir contre un avenant au contrat de travail de M. B..., directeur général adjoint de la CADEMA, portant sur une modification substantielle de sa rémunération. Le tribunal a annulé cet avenant, jugeant que la réévaluation très importante de la rémunération en cours de contrat n'était justifiée ni par l'intérêt du service ni par une évolution des tâches, en méconnaissance des principes applicables aux agents contractuels de la fonction publique territoriale. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions reconventionnelles de M. B... tendant à obtenir le remboursement de trop-perçus, dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2019-1414 du 19 décembre 2019.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2202172(TA107-2202172)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la communauté de communes de Petite Terre (CCPT) qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2021 fixant le montant de la dotation de compensation d'exonération de taxe d'habitation pour 2021. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, la CCPT étant dépourvue d'intérêt à agir car elle ne subissait aucune perte de recettes, la compensation étant assurée par l'affectation d'une fraction de TVA. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2202322(TA107-2202322)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de la communauté de communes de Petite Terre (CCPT) visant à annuler un courrier du préfet de Mayotte du 22 décembre 2021. Ce courrier informait la CCPT d'une révision du montant de l'allocation compensatrice de la taxe d'habitation pour 2021 et des modalités de récupération d'un indu. Le tribunal a jugé ce courrier comme un acte purement informatif, dépourvu d'effet décisoire et donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions en annulation et les demandes d'injonction et de frais ont été rejetées.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2201487(TA107-2201487)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. B... et de la SARL CAP-MAY demandant l'annulation des avenants n°6 et n°7 au contrat de délégation du service public d'eau potable entre le SIEAM et la SMAE. Les requérants contestaient notamment la modification substantielle de l'objet du contrat par l'avenant n°6 (confiant la conception et réalisation de travaux à la SMAE) et la prolongation de la durée de la délégation de 27% par l'avenant n°7. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir et que les moyens soulevés étaient inopérants ou non fondés, en application des dispositions du code de la commande publique.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA107-2203193(TA107-2203193)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) d’un litige l’opposant à la commune de Mamoudzou concernant le paiement du solde de deux lots d’un marché public de travaux. Le tribunal a fait droit à la demande de la société, condamnant la commune à lui verser la somme totale de 36 359,81 euros au titre du solde impayé, en se fondant sur les décomptes généraux acceptés par le maître d’œuvre et non contestés par la commune. Il a également ordonné la restitution des retenues de garantie, conformément à l’article 103 du code des marchés publics, et a accordé les intérêts moratoires ainsi que l’indemnité forfaitaire de recouvrement prévus par la réglementation.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

N° TA107-2203194(TA107-2203194)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a condamné la commune de Mamoudzou à verser à la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) la somme de 15 279,07 euros au titre du solde des marchés publics n°173 et 174 relatifs à des travaux de plomberie, ainsi que 10 588,40 euros pour la restitution des garanties bancaires à première demande. La commune n'ayant pas contesté les décomptes généraux acceptés par le maître d'œuvre, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement des stipulations contractuelles et de l'article 103 du code des marchés publics. La société MPS obtient également le versement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2303222(TA107-2303222)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté préfectoral du 21 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Saisi au fond, il a jugé que le requérant ne justifiait pas remplir les conditions des articles L. 423-21 et L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de prouver sa résidence habituelle en France depuis l'âge de treize ans avec un parent titulaire d'un titre de séjour. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionAppréciation de légalitéPARTIEL

N° TA107-2401747(TA107-2401747)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi à titre préjudiciel par le tribunal mixte de commerce de Mamoudzou pour apprécier la légalité de l'arrêté du 25 janvier 2018 fixant les tarifs des outillages publics dans la zone portuaire de Mayotte. La société SODIFRAM soutient que cet arrêté est illégal, notamment en raison de la méconnaissance de la règle d'équivalence entre le tarif et la valeur de la prestation, et demande à titre subsidiaire une expertise pour chiffrer les sommes indûment perçues. La société Mayotte Channel Gateway conteste cette illégalité et invoque l'autorité de chose jugée d'un précédent jugement. Le tribunal devra se prononcer sur la légalité de l'arrêté au regard des principes généraux de la tarification des services publics et des textes applicables, notamment le code général des collectivités territoriales.

9 décembre 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2502909(TA107-2502909)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français présentée par un ressortissant comorien. Le juge estime que le requérant n'établit ni l'ancienneté de son séjour à Mayotte, ni sa filiation avec un enfant français, et que l'atteinte alléguée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'est pas manifestement illégale. La requête est rejetée comme manifestement infondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

9 décembre 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2303388(TA107-2303388)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 20 juillet 2023 du préfet de Mayotte obligeant M. B... à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, applicable car la mesure mettait en œuvre le droit de l'Union. En l'absence de procès-verbal d'audition malgré une demande du tribunal, le préfet n'a pas démontré que M. B... avait pu présenter ses observations sur sa situation personnelle et familiale avant l'édiction de l'arrêté. Cette irrégularité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.

9 décembre 2025Résumé IA
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