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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation invoquée (le décès d'un frère au Sénégal) ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, en application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, dont la demande de changement de statut avait déjà reçu une suite favorable, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une telle injonction. La décision a été rendue suivant la procédure de rejet sans instruction contradictoire prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux requêtes concernant le recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA et prime de fin d'année) et une pénalité administrative. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de l'avis de paiement pour tardiveté et incompétent pour connaître de la pénalité, relevant que seul le juge judiciaire est compétent pour les sanctions pécuniaires prononcées par les organismes de sécurité sociale. Il a rejeté les autres moyens, considérant notamment que les décisions de recouvrement étaient régulières et suffisamment motivées.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice matériel et trouble de jouissance suite à des travaux publics d'assainissement ayant, selon les requérants, endommagé le portail de leur propriété. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des propriétaires. Il estime que le **lien de causalité** entre les dommages constatés (basculement d'un pilier de portail) et les travaux publics réalisés par la communauté d’agglomération n'est pas établi, les requérants n'ayant pas apporté d'éléments suffisants pour le démontrer. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère au régime de **responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public** (théorie des risques), mais son rejet est fondé sur l'absence de preuve du lien causal, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'application stricte de ce régime.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande principale de Mme C... visant à obtenir une indemnisation de 159 222 euros pour préjudice lié aux travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. La juridiction a retenu que la requérante n'apportait pas la preuve du caractère anormal et spécial de son préjudice, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. Elle a toutefois condamné la Société des grands projets à lui verser la somme de 10 875 euros, correspondant à l'offre de règlement amiable, pour réparer les nuisances sonores et vibratoires.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice anormal et spécial causé par les nuisances (sonores et vibratoires) des travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris express. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande principale de la requérante (95 024 €) et l'a partiellement indemnisée en retenant le montant de 10 875 euros proposé par la Société des Grands Projets pour les nuisances sonores et vibratoires. Il a rejeté ses autres demandes (trouble de jouissance de l'appartement et du parking, remboursement de taxes). **Textes appliqués** : Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité sans faute du fait des travaux publics, exigeant la preuve d'un préjudice anormal et spécial (jurisprudence classique). L'article L. 761-1 du code de justice administrative a été utilisé pour statuer sur les frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la majeure partie des demandes indemnitaires de deux syndicats de copropriétaires, estimant que le préjudice anormal et spécial lié aux travaux du Grand Paris Express n'était pas établi. La juridiction a toutefois condamné la Société des Grands Projets à verser la somme de 5 489 euros, correspondant aux travaux de sécurisation que l'établissement public avait accepté de prendre en charge à l'amiable. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute pour travaux publics, en exigeant la preuve d'un lien de causalité et d'un préjudice anormal et spécial.
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'un titre exécutoire émis pour le recouvrement de rémunérations versées à une infirmière après sa mise à la retraite. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule le titre exécutoire car il ne respecte pas les exigences formelles de liquidation. Le titre ne mentionne pas les bases de calcul précises de la créance (montants bruts/nets des rémunérations versées), ce qui constitue une irrégularité de forme au regard du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. **Textes appliqués** : Article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 (gestion budgétaire et comptable publique).
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler sa classification comme détenu « suivie RAD, haut de spectre », révélée lors d'une notification de fouille intégrale. La juridiction a jugé la requête irrecevable, considérant que cette mesure, liée à l'organisation interne de l'établissement pénitentiaire, présentait le caractère d'une mesure d'ordre intérieur. Elle a également rejeté la demande d'extraction pour l'audience, relevant que cette compétence appartient au préfet en vertu de l'article D. 215-27 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un litige concernant un indu de prime d'activité. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur une somme de 123,03 euros, cette part de l'indu ayant déjà été annulée par la caisse. Concernant le solde de l'indu (485,94 euros), la juridiction a examiné le dossier au fond, en appliquant les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au calcul de la prime d'activité (articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 844-1). La décision finale sur le bien-fondé de cet indu restant n'est pas explicitement rapportée dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler son maintien au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a jugé que la décision du ministre de la justice du 12 octobre 2023 était légale, car elle reposait sur une appréciation des risques liés à la personnalité et au parcours de la requérante, conforme aux critères de l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022. La juridiction a appliqué les articles pertinents du code pénitentiaire (notamment L. 6, L. 211-4 et D. 223-11) et a estimé que la mesure, justifiée par des impératifs de sécurité et d'ordre public, ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour des faits de contravention de grande voirie imputés à des riverains. Le tribunal a jugé que les défendeurs avaient, sans autorisation, occupé le domaine public fluvial et entravé la servitude de marchepied par diverses constructions. En conséquence, il les a condamnés à une amende et a ordonné la remise en état des lieux, en application des articles L. 2132-26, L. 2132-5 et L. 2132-6 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par le Grand Hôpital de l’Est Francilien d’un recours en responsabilité décennale et contractuelle contre les sociétés Brunet Saunier Architecture (maître d’œuvre) et Bureau Veritas Construction (contrôleur technique), concernant des désordres affectant le système de désenfumage de l’établissement. La juridiction a retenu la responsabilité partagée des deux constructeurs sur le fondement de la garantie décennale (articles 1792 et suivants du code civil) pour des désordres rendant l’ouvrage impropre à sa destination. Elle a condamné solidairement les défenderesses à indemniser l’hôpital pour une partie du préjudice subi, tout en rejetant la demande dirigée contre l’assureur de l’architecte comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de communication de récépissés de déclarations de postes de chasse. Le tribunal a jugé que la communication partielle des documents, avec occultations, ne privait pas le litige d'objet et a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet. Les textes appliqués sont principalement le code des relations entre le public et l'administration, notamment concernant la procédure devant la CADA.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de refus du Syndicat d'Action Foncière du Val-de-Marne de communiquer un document administratif. Le tribunal a jugé que la décision par laquelle le syndicat a exercé son droit de priorité sur des parcelles, sollicitée par la société Actipole Plus, était un document communicable au titre du code des relations entre le public et l'administration. Il a en conséquence enjoint au syndicat de communiquer ce document sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler cinq titres exécutoires émis par Voies navigables de France (VNF) pour occupation sans titre du domaine public. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant qu'elle avait été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la notification des titres, malgré l'absence d'information sur les voies de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et sur le principe de sécurité juridique.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, l'administration ayant rapporté la preuve de la notification régulière de la décision attaquée. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 614-1 et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" d'une ressortissante ivoirienne, sollicitée sur le fondement des articles L. 423-2 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le juge a retenu l'illégalité de la décision pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 qui refusait son titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour, pris sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'était entaché ni d'insuffisance de motivation, ni de défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Par conséquent, les décisions attaquées, y compris l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de destination, ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête d'une ressortissante algérienne visant à annuler le refus de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le juge estime que l'administration était compétente pour prendre la décision, que celle-ci était suffisamment motivée et que la requérante n'apporte pas la preuve d'une résidence régulière et ininterrompue de trois ans en France. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.