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Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A..., ressortissant malien, d’une demande d’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née le 26 mai 2023 du silence de la préfète du Val-de-Marne. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le délai de recours contentieux, qui court à compter de l’introduction de la requête, était opposable et que la demande de communication des motifs de la décision implicite n’avait pas été formulée dans ce délai. La solution s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » à Mme B..., ressortissante congolaise. Le tribunal juge que la préfète a inexactement apprécié la menace pour l'ordre public, les condamnations de Mme B... datant de plus de treize ans, et que le refus méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à la préfète de délivrer la carte de séjour sollicitée dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 décembre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision, condition qui aurait imposé la saisine de la commission du titre de séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'était pas illégale.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant australien, qui contestait l'arrêté du 8 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante. Elle a estimé que M. B... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté et rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de séjour « salarié ». Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. En effet, une décision expresse de refus avait été notifiée le 12 mars 2024, et la requête, enregistrée le 10 juin 2024, était hors délai.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du service interacadémique des examens et concours d’Île-de-France de lui délivrer le BTS métiers du géomètre-topographe. Le requérant invoquait une erreur d’appréciation du jury, liée à un changement d’établissement en cours d’année, et une rupture d’égalité de traitement. Le tribunal a rappelé le principe de souveraineté du jury, dont l’appréciation ne peut être contestée que pour erreur de droit ou fait matériellement inexact, et a écarté le moyen tiré de l’absence de prise en compte d’aléas scolaires, aucune disposition législative ou réglementaire ne l’imposant. La décision est fondée sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 2 janvier 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que la préfète a commis une erreur de droit en examinant la demande au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A... avait sollicité une carte de résident sur le fondement de l'article L. 426-17 du même code. L'annulation du refus de séjour entraîne par voie de conséquence celle des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A... B... épouse C..., ressortissante ivoirienne, pour contester le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » et le refus d'enregistrer sa demande. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté le moyen d'incompétence, la décision implicite étant réputée prise par la préfète du Val-de-Marne. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après audience publique.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 6 mars 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait obligé un ressortissant italien à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de base légale en fondant la mesure d'éloignement sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que l'intéressé, citoyen de l'Union européenne, relevait de l'article L. 251-1 du même code. Cette erreur entraîne l'annulation de l'ensemble des décisions contestées. L'État est condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (absence de vie privée et familiale établie en France) et de l'article 3 (risques non démontrés en cas de retour en Tunisie). Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C..., représentante légale de son fils mineur B..., d’une demande d’annulation du refus d’aménagements des épreuves du baccalauréat général 2025, notamment un tiers-temps, pour trouble de la santé invalidant. La requérante invoquait un défaut de motivation, une irrégularité de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l’administration avait correctement appliqué les dispositions des articles L. 112-4 et D. 351-27 du code de l’éducation, ainsi que l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles, en estimant que les troubles présentés ne relevaient pas d’un handicap ou d’un trouble invalidant justifiant les aménagements demandés.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l’université Gustave Eiffel d’admettre sa candidature en troisième année de licence LEA Anglais-Espagnol. Le juge a estimé que la décision n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, car le requérant ne remplissait pas les prérequis, notamment en n’ayant validé qu’une première année post-bac et en n’ayant pas étudié l’espagnol à ce niveau. L’argument selon lequel M. B... aurait commis une erreur en candidatant en troisième année au lieu de la première a été jugé sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 612-3 du code de l’éducation, qui permet au président de l’université de sélectionner les candidats en fonction de la cohérence de leur parcours avec les caractéristiques de la formation.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le directeur académique du Val-de-Marne a refusé d’exécuter la décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle à l’enfant B... pour toute sa scolarité. Le tribunal juge que ce refus méconnaît les articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 351-1 du code de l’éducation, qui imposent à l’État de garantir la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire avec les accompagnements nécessaires. Il enjoint au directeur académique d’affecter un accompagnant dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. L’État est également condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui verser rétroactivement l'allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions à fin d'annulation étaient tardives et donc irrecevables, car la demande de versement rétroactif du 16 juillet 2025 ne pouvait rouvrir les délais de recours contre les décisions antérieures de l'OFII (cessation des conditions matérielles d'accueil du 8 novembre 2023 et refus de rétablissement du 19 novembre 2024), devenues définitives. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure contentieuse administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens au fond tirés des articles L. 552-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait une situation de précarité portant atteinte à ses droits fondamentaux et à sa dignité, ainsi qu'un motif légitime pour le dépôt tardif de sa demande d'asile, lié à des risques encourus dans son pays d'origine. Le tribunal a appliqué les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient le refus des conditions matérielles d'accueil en cas de demande d'asile tardive sans motif légitime. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que le requérant n'a pas justifié d'un motif légitime pour le retard dans le dépôt de sa demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B... dirigées contre les arrêtés du préfet de Seine-et-Marne du 9 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la requête contre l’obligation de quitter le territoire était irrecevable car tardive, et a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral obligeant un ressortissant tunisien à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que l’intéressé était entré irrégulièrement, n’avait jamais sollicité de régularisation, et que sa cellule familiale pouvait se reconstituer en Tunisie. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 novembre 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour « travailleur temporaire » de M. B..., ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 433-6 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du caractère discontinu de l'activité professionnelle du requérant et de l'absence d'autorisation de travail. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 15 décembre 2025 refusant son admission au séjour en qualité de parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'était pas établie, la seule circonstance d'être mère d'un enfant français de treize mois et de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale alléguée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d’invalidation du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le requérant invoquait l’urgence liée à son activité professionnelle de mise à disposition en van, nécessitant l’usage quotidien du permis. Toutefois, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour M. B... d’avoir produit des pièces justificatives à l’appui de ses allégations. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du moyen tiré de l’absence de notification régulière de la lettre 48SI.