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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A... tendant à être déchargé de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2020 pour sa maison au Kremlin-Bicêtre. Le requérant invoquait l'impossibilité d'occuper ou de louer son bien en raison de l'état de ruine d'un immeuble mitoyen et d'infiltrations. Le tribunal a jugé que le bien, acquis comme résidence principale, n'entrait pas dans le champ d'application de l'article 1389 du code général des impôts, qui prévoit un dégrèvement pour vacance ou inexploitation. Il a également estimé que M. A... n'apportait pas la preuve que la vacance résultait de circonstances indépendantes de sa volonté.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande indemnitaire de Mme B..., éducatrice technique spécialisée, qui reprochait à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) une faute dans son recrutement et un défaut d’intégration dans le corps des éducateurs techniques spécialisés à compter de 2014. Le tribunal a estimé que la requérante n’établissait aucun préjudice en lien avec la faute alléguée lors de son recrutement. S’agissant de l’intégration tardive, le tribunal a considéré que le décret du 4 février 2014 n’avait pas créé un droit automatique à l’intégration pour Mme B... à cette date. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la prescription quadriennale opposée par l’AP-HP.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus de l'exonérer de l'épreuve pratique du permis de conduire et le refus de restitution de son permis. Le tribunal a relevé que le requérant n'avait pas déposé sa demande d'inscription au permis dans le délai de neuf mois suivant la notification de l'invalidation de son permis, comme l'exige l'article R. 224-20 du code de la route. En conséquence, la préfète se trouvait en situation de compétence liée pour refuser la dispense, rendant le moyen d'incompétence inopérant. Les conclusions relatives à la restitution du permis ont été jugées irrecevables en l'absence de décision administrative préalable.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Franprix Holding, qui demandait la décharge de cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2018 concernant un établissement à Chennevières-sur-Marne. La société soutenait que son établissement n’était pas industriel selon une instruction de 1941 à valeur législative. Le tribunal a jugé que cette définition n’était plus en vigueur, car la majoration de valeur locative qu’elle instituait a été abrogée par la loi du 2 février 1968. En conséquence, la demande a été rejetée, ainsi que celle au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Cora, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2019 et 2020 à Arcueil. La société soutenait que le produit de la taxe était disproportionné par rapport au coût réel du service, en violation de l'article 1520 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que le taux fixé par la délibération était manifestement disproportionné ou entaché d'une erreur d'appréciation. En conséquence, la demande de décharge et de restitution des sommes versées a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 11 juillet 2022 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé le regroupement familial sollicité par Mme A... pour son fils majeur handicapé. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle de l'intéressée, notamment en ne tenant pas compte de l'allocation pour l'éducation de l'enfant handicapé qu'elle perçoit. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 2 août 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d'enregistrer la demande de carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » de Mme A..., ressortissante haïtienne. Le tribunal a jugé que le motif du refus, fondé sur l'absence d'une fiche de renseignement ne figurant pas dans la liste des pièces exigées par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était illégal. Il a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., agent contractuel du centre hospitalier Léon Binet, contestant le refus de l'établissement de rectifier l'attestation Pôle emploi mentionnant une rupture anticipée de son contrat à durée déterminée et de lui verser les indemnités de fin de contrat. La requérante soutenait que la date de fin de contrat avait été falsifiée et qu'elle disposait d'un motif légitime pour refuser un poste d'infirmière proposé. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la rupture du contrat était intervenue à l'initiative de Mme A... et que le refus de poste n'était pas fondé sur un motif légitime, privant ainsi la requérante du droit aux indemnités de fin de contrat. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code du travail relatives aux conditions de rupture des contrats des agents publics.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante américaine. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus à l'intéressée malgré sa demande, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme E... contre le permis de construire délivré par le maire de Barbizon à M. C... pour la réhabilitation d'une grange en trois logements. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité signataire, estimant que le maire était compétent en vertu de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans qu'il soit statué sur la recevabilité de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 27 décembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour « salarié » à M. A..., ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur de droit en s'abstenant d'examiner la possibilité de régularisation au seul motif que l'intéressé avait utilisé un faux document, sans exercer son pouvoir discrétionnaire prévu à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation du refus de séjour entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante marocaine. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme C..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour « vie privée et familiale » et le refus d'enregistrer sa demande. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire, la décision implicite étant réputée prise par la préfète. Il a ensuite annulé les décisions attaquées au motif qu'elles méconnaissaient les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante justifiant contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme C... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant un titre de séjour « vie privée et familiale » à M. A..., ressortissant ivoirien entré en France à 15 ans en 2017. La juridiction estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, en raison de l’insertion sociale du requérant et de ses liens familiaux stables en France. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d’un mois et met à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour "salarié". La requérante invoquait notamment l'article 7 bis g) de l'accord franco-algérien et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'accord franco-algérien était inopérant, car la demande initiale portait sur une admission exceptionnelle au séjour et non sur ce fondement. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa durée de séjour limitée, de l'absence d'insertion professionnelle récente et de ses attaches familiales en Algérie.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme A... C..., ressortissante comorienne. Le tribunal juge que cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa relation de concubinage stable avec un compatriote titulaire d’une carte de résident et de la naissance de leurs deux enfants en France. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 3 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification de l'arrêté, jugé sans incidence sur sa légalité. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de la durée de son séjour principalement en tant qu'étudiante et de l'absence d'attaches familiales établies en France.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de progression significative dans ses études depuis l'obtention de son master 1 en 2019. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme a également été écarté.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement du titre de séjour « conjoint de français » de Mme B..., ressortissante camerounaise. Le tribunal estime que l’administration a méconnu l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que la requérante justifiait de la communauté de vie avec son conjoint français et du respect des conditions légales. Les conclusions à fin d’injonction sont rejetées, Mme B... ayant obtenu une carte de résident en cours d’instance. L’État est condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant son titre de séjour. En cours d’instance, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.