42 801 décisions disponibles — page 230/2141
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., réfugié, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de l’enregistrer et de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’une situation nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures, les difficultés invoquées (perte de ressources, risque hypothétique de rétention) étant insuffisamment établies ou déjà connues. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation dirigée contre l'Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices résultant d'une hépatite fulminante et d'une transplantation hépatique consécutives à une prescription de paracétamol jugée non conforme et à un retard de diagnostic. La CPAM de Paris est intervenue pour réclamer le remboursement de ses débours. Le tribunal a rejeté la demande de Mme C... et les conclusions de la CPAM, considérant que la responsabilité de l'AP-HP n'était pas engagée, la prescription et le suivi ayant été conformes aux règles de l'art. Aucune faute n'ayant été retenue, les demandes indemnitaires ont été rejetées, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative ni des dispositions relatives aux dépens.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., agent de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), de trois recours pour excès de pouvoir. Le premier (n° 2202006) visait l’annulation d’une décision du 4 octobre 2021 préconisant des mesures correctives suite à une reconnaissance de harcèlement moral, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Les deux autres requêtes (n° 2202290 et n° 2202475) contestaient des décisions du directeur de l’ENSG relatives au fonctionnement du laboratoire LASTIG et à la création d’un groupe de travail. La requérante invoquait notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur de qualification juridique des faits, un défaut de consultation des instances, une discrimination fondée sur le sexe et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que certaines décisions contestées constituaient des mesures d’ordre intérieur insusceptibles de recours. Les textes appliqués incluent l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 et l’article L. 761-1 du code de justice administrative
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné trois requêtes de Mme B..., agent de l'IGN, contestant des décisions relatives à des mesures correctives suite à une situation de harcèlement moral, au fonctionnement du laboratoire LASTIG, et à la création d'un groupe de travail. La requête n° 2202006 visait l'annulation de la décision du 4 octobre 2021 préconisant des mesures correctives, que la requérante estimait insuffisamment motivée et entachée d'erreur de qualification juridique des faits. Les requêtes n° 2202290 et n° 2202475 contestaient des décisions du directeur de l'ENSG, que l'IGN a soulevé comme étant des mesures d'ordre intérieur irrecevables. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales, en application des dispositions du code de justice administrative et de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due pour un box de garage en 2021, ainsi qu'une remise gracieuse. La requérante invoquait sa situation de précarité financière. Le tribunal a jugé qu'elle ne remplissait pas les conditions d'âge ou de perception d'allocations spécifiques prévues par les articles 1390, 1391 et 1391 B du code général des impôts pour bénéficier d'une exonération ou d'un dégrèvement. La demande de remise gracieuse a également été rejetée, car elle ne relève pas de la compétence du juge de l'impôt.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SAS Orinois II, qui sollicitait la décharge partielle des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021 concernant l’hôtel Radisson Blu de Disneyland Paris. La société invoquait le dégrèvement pour inexploitation prévu à l’article 1389 du code général des impôts, en raison des fermetures liées à la pandémie de Covid-19. Le tribunal a estimé que l’inexploitation n’était pas indépendante de la volonté du contribuable, car les hôtels n’étaient pas interdits d’accueil du public par les décrets et arrêtés en vigueur, et pouvaient continuer à fonctionner. Par conséquent, la condition tenant au caractère involontaire de l’inexploitation n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme E... d'une demande d'indemnisation pour les conséquences dommageables d'une prise en charge médicale au centre hospitalier de Meaux, ayant entraîné une lésion du nerf radial. La requérante invoquait un défaut d'information sur les risques et une faute médicale. Le tribunal a retenu la responsabilité du grand hôpital de l'Est francilien pour manquement à l'obligation d'information et pour faute médicale. Il a condamné l'établissement à verser diverses indemnités à Mme E..., à la CPAM de Seine-et-Marne, à la MACSF et à la CARPIMKO, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'association amicale quartier Gambetta, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour des dysfonctionnements du tribunal administratif de Versailles dans le traitement de ses requêtes. Le tribunal a rappelé que la responsabilité de l'État pour faute lourde dans l'exercice de la fonction juridictionnelle ne peut être engagée lorsque la faute alléguée résulte du contenu même d'une décision juridictionnelle devenue définitive. En l'espèce, les jugements contestés du 21 décembre 2012 avaient été confirmés par la cour administrative d'appel et le Conseil d'État, et les critiques portaient sur leur contenu. La solution retenue est fondée sur les principes généraux régissant la responsabilité de la puissance publique et l'autorité de la chose jugée.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de MM. F... et H... contestant les cotisations de taxe foncière et de taxe d'habitation pour leur appartement à Maisons-Alfort, au titre des années 2019, 2020 et 2021. Les requérants demandaient une réduction du coefficient d'entretien de leur logement de 1,20 à 0,90, en raison de l'état médiocre de l'immeuble. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que le coefficient d'entretien doit être apprécié pour chaque logement individuellement et que les requérants n'ont pas démontré que leur appartement souffrait de défauts justifiant une baisse du coefficient. La solution s'appuie sur les articles 324 Q de l'annexe III du code général des impôts et 1415 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence du Conseil d'État.
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par une professeure de lettres contestant le rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle et sollicitant l’indemnisation de ses préjudices suite à des altercations avec son principal. Le tribunal a constaté que le recteur de l’académie de Créteil avait accordé la protection fonctionnelle à l’intéressée par une décision du 14 novembre 2022, postérieure à l’introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, celles-ci ayant perdu leur objet. La solution retenue s’appuie sur les principes régissant le retrait des actes administratifs et les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B..., agent public, contestant la décision du recteur de l'académie de Créteil du 4 juillet 2022 lui accordant la protection fonctionnelle, mais sans mesures de protection ni indemnisation, ainsi que le rejet de sa demande indemnitaire pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives à la protection fonctionnelle, la situation de harcèlement ayant pris fin suite au retrait de l'emploi puis au décès de la directrice mise en cause. Il a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire, celle-ci ayant pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires de M. B..., estimant que les fautes invoquées n'étaient pas établies et que les préjudices allégués n'étaient pas démontrés, en application des principes de la responsabilité pour faute de l'administration et des dispositions de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par M. A..., fonctionnaire, d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction d’exclusion d’un an prononcée par le ministre de la transition écologique. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions visant à faire constater un harcèlement moral, une discrimination ou une incitation au suicide, ces demandes ne relevant pas de l’office du juge de l’excès de pouvoir. Sur le fond, le moyen tiré d’une irrégularité de procédure en raison de l’absence de participation au conseil de discipline a été écarté, le tribunal estimant que l’intéressé n’avait pas été empêché d’y assister. La requête a donc été rejetée, sur le fondement du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A... épouse C... contestant le refus implicite du recteur de l'académie de Créteil de lui verser le supplément familial de traitement pour la période de février 2009 à juillet 2018. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que l'administration n'avait pas accusé réception de la demande initiale. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que la requérante justifiait avoir assuré la charge exclusive et permanente de ses enfants durant la période litigieuse, conformément au décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985. Il a enjoint au recteur de procéder au versement du supplément familial de traitement pour la période non prescrite, dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les demandes de Mme C... tendant à la décharge partielle des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d’habitation pour les années 2019 à 2023. La requérante contestait le coefficient d’entretien de 1,20 appliqué à son logement, estimant qu’il devait être réduit à 0,90 en raison de l’état médiocre de l’immeuble. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment les procès-verbaux d’assemblée générale et les constats d’huissier, ne démontraient pas que les désordres affectaient directement son appartement du deuxième étage, justifiant ainsi le maintien du coefficient. La décision s’appuie sur les articles 324 Q de l’annexe III du code général des impôts et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour un retard de diagnostic d'une fracture du majeur gauche lors de sa prise en charge à l'hôpital d'instruction des armées Bégin en décembre 2014. Le ministre des armées ne conteste pas la faute, mais le tribunal a jugé que ce retard de diagnostic a fait perdre à M. B... une chance d'éviter le dommage, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est que la réparation doit être limitée à la fraction du préjudice correspondant à l'ampleur de cette chance perdue, sans que le montant définitif soit fixé dans cet extrait.
Le Tribunal administratif de Melun a condamné l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) à verser 5 000 euros à M. B... pour les souffrances endurées suite à une prise en charge inadaptée à l’hôpital Henri-Mondor le 2 août 2021, caractérisée par un traitement insuffisant et un défaut de surveillance. La responsabilité de l’AP-HP a été engagée sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, la faute n’étant pas contestée. Le préjudice psychologique distinct n’a pas été indemnisé, car inclus dans l’évaluation des souffrances endurées. Les frais d’expertise (3 000 euros) et 1 500 euros au titre des frais de justice ont également été mis à la charge de l’AP-HP.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de la société easyJet visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de la décision du 10 juillet 2008 autorisant le licenciement de M. A..., annulée par un jugement confirmé en appel. Le tribunal a reconnu une faute de l'État, mais a également retenu une faute de l'employeur, réduisant de moitié la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique et l'article L. 2422-4 du code du travail. Le tribunal a ainsi partagé la responsabilité entre l'État et la société easyJet.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi de trois requêtes distinctes par des ressortissants arméniens, Mme A... D..., M. B... D... et M. C... D..., demandant l’annulation des décisions implicites de rejet de leurs demandes de titre de séjour, nées du silence du préfet du Val-de-Marne. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance de motivation, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a fait droit à leurs demandes en annulant les décisions attaquées, au motif que le préfet n’a pas produit de mémoire en défense et que les moyens soulevés étaient fondés. Il a enjoint au préfet de réexaminer les situations des requérants dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État le versement de 1 500 euros à leur avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé les décisions implicites de rejet du préfet du Val-de-Marne concernant les demandes de titre de séjour de M. C... D..., M. B... D... et Mme A... D..., ressortissants arméniens. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées et que le préfet avait méconnu l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour malgré leur présence en France depuis plus de dix ans. Il a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations sous astreinte et a mis à la charge de l’État les frais d’avocat au titre de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation collégiale, a annulé les décisions implicites de rejet du préfet du Val-de-Marne concernant les demandes de titre de séjour de M. C... D..., M. B... D... et Mme A... D..., ressortissants arméniens. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d’un vice de procédure, faute de saisine de la commission du titre de séjour alors que les requérants justifiaient d’une présence continue en France depuis plus de dix ans. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer leurs situations dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice. Cette solution s’appuie sur les articles L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.