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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation d'éloignement, a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation personnelle, une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’entrée sur le territoire français pris par la direction de la police aux frontières de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du Tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se situe l’aéroport. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui demandait la correction des informations sur les factures de cantine scolaire de ses enfants et la prise en compte d’un paiement. Le juge a rappelé qu’il ne lui appartient pas de se substituer à l’administration pour procéder à des opérations de gestion courante. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 9 septembre 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a ordonné le transfert de M. A..., ressortissant guinéen, aux autorités allemandes. La juridiction retient que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du point 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en ne prenant pas en compte la situation familiale de l'intéressé, dont la compagne et leurs deux jeunes filles résident en France et y ont déposé des demandes d'asile. L'arrêté est annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant autiste afin d'obtenir l'affectation d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à temps plein. Malgré une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) attribuant une aide humaine individualisée sur la totalité du temps de scolarité, l'enfant ne bénéficiait que d'un accompagnement à mi-temps depuis la rentrée 2023. Le tribunal a considéré que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation de l'enfant, constituant une liberté fondamentale. Il a enjoint au recteur de l'académie de Créteil de mettre en place un accompagnement humain à temps plein dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... contestant le refus du préfet du Val-de-Marne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d’une nécessité impérieuse d’obtenir une mesure provisoire avant le jugement au fond, malgré l’état de santé de son épouse en Guinée. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de MELUN rejette la requête en référé suspension de M. B... contre le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que le requérant, dont le titre avait expiré le 14 mars 2024, n'a déposé sa nouvelle demande que le 21 novembre 2024, ce qui constitue une première demande et non un renouvellement, excluant ainsi la présomption d'urgence. En l'absence d'éléments probants sur la suspension de son contrat de travail ou son implication dans l'éducation de ses enfants, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de la décision implicite du préfet du Val-de-Marne refusant sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de M. B..., présentée après l'expiration de son précédent titre de séjour, devait être regardée comme une première demande et ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement. En l'absence de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait le transfert de son dossier de titre de séjour et sa convocation par la préfecture du Val-de-Marne. Le juge constate que la demande de titre de séjour de l'intéressé, déposée le 21 juin 2024, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet le 22 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’OFII de Créteil du 18 septembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment un défaut d’information sur ses droits et obligations, une méconnaissance de sa vulnérabilité et une insuffisance de motivation de la décision. Le tribunal a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a annulé la décision litigieuse au motif qu’elle méconnaissait les dispositions des articles L. 551-10, D. 551-16 et R. 551-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 5 de la directive 2013/33/UE, en raison de l’absence de preuve que Mme A... avait été informée de manière claire et complète des conséquences d’un refus d’orientation ou d’hébergement.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen. Le tribunal a estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant ces conditions, Mme B... n'ayant pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France sans motif légitime, et sa vulnérabilité alléguée ayant été prise en compte.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., un jeune majeur de nationalité congolaise, pour contester la décision du Conseil départemental de Seine-et-Marne du 9 octobre 2025 refusant la poursuite de sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, M. C... se trouvant sans hébergement et sans ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins. Il a également retenu une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une prise en charge, en application de l'article L. 222-5-1 du code de l'action sociale et des familles, au motif que le département n'avait pas procédé à un examen individualisé de sa situation, notamment au regard de sa formation en cours et de son absence de diplôme. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au département de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., ressortissante égyptienne, d’une demande d’annulation du refus du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil pour demandeur d’asile. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant et une erreur manifeste d’appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., éducateur territorial, qui contestait l'arrêté du 12 novembre 2021 modifiant son groupe de fonctions et réduisant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de consultation du comité technique, estimant que ce vice de procédure ne pouvait être invoqué par voie d'exception contre l'arrêté individuel. Il a également écarté les autres moyens, notamment l'absence de saisine de la commission administrative paritaire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit au maintien du régime indemnitaire antérieur et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de police du 8 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant trois ans. La juridiction a relevé que la requête ne comportait initialement l'exposé d'aucun moyen, la rendant irrecevable, mais a examiné les moyens soulevés oralement à l'audience. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur d'appréciation concernant l'interdiction de retour. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A... d'une demande d'exécution d'un jugement du 3 novembre 2022 enjoignant à la commune de Villejuif de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts maladie et de lui verser les rémunérations correspondantes. Par un mémoire du 4 juin 2025, Mme A... a indiqué que la commune avait pleinement exécuté le jugement et s'est désistée de sa demande d'exécution. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer. Il a également rejeté les conclusions de Mme A... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu de mettre des frais à la charge de la commune.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le requérant a toutefois indiqué se désister de ses conclusions après que le préfet l'a convoqué pour renouveler son titre. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s'opposait à cette demande.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2023 retirant son titre de séjour pour fraude et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la fraude était établie. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....
Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes de M. D..., ressortissant malien, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (arrêté du 28 juin 2023), ainsi qu'une interdiction de retour sur le territoire français de douze mois (arrêté du 12 août 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté les deux requêtes, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. et Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2018 et 2019. Les requérants invoquaient l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification du 24 mars 2021, en violation de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a fait droit à leur demande, jugeant que la proposition de rectification, qui ne détaillait pas suffisamment les dépenses litigieuses et ne renvoyait pas expressément à la proposition adressée à la société contrôlée, ne permettait pas aux contribuables de formuler utilement leurs observations. En conséquence, cette irrégularité a entraîné la nullité des impositions supplémentaires, et la décharge a été prononcée.