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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Comptoir Français de l'Arquebuserie (CFA) contestant le retrait, par le ministre de l'intérieur, de son autorisation de fabrication et de commerce d'armes de catégories A1 et B. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était légale, tant en la forme (compétence, motivation) qu'au fond, et qu'elle ne méconnaissait ni les droits de la défense, ni l'autorité de la chose jugée au pénal, ni les libertés fondamentales invoquées. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la défense et du code de la sécurité intérieure, le retrait étant justifié par le risque d'atteinte à l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016, consécutives à un contrôle fiscal de la société Kitmir dont il était associé. Le tribunal a relevé d'office que la requête était irrecevable car tardive : la décision de rejet de sa réclamation préalable, notifiée le 10 novembre 2021, fixait un délai de recours de deux mois expirant le 11 janvier 2022, tandis que la requête n'a été enregistrée que le 14 janvier 2022. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen des moyens de fond, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture étant régulière, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 7 février 2023 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse et de sa fille. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait appliqué les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande était exclusivement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Cette erreur de droit a conduit à l'annulation des décisions attaquées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de police de Paris du 25 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que les décisions étaient régulièrement signées par une autorité délégataire et suffisamment motivées au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement, fondées sur la menace à l'ordre public résultant des faits d'agression sexuelle commis par le requérant.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant de l'admettre au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-camerounais du 21 mai 2009, des articles L. 422-10, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur l'absence d'illégalité des décisions contestées, le préfet n'étant pas tenu de motiver l'absence d'usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-et-Marne du 19 janvier 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et une erreur d'appréciation de la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4 permettant le retrait d'un titre en cas de menace pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de l'association Congrégation bouddhique mondiale Linh Son. Celle-ci demandait l'annulation d'un récépissé de déclaration de modification de dirigeant, de siège et de statuts délivré par le préfet du Val-de-Marne le 4 mai 2021. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en délivrant ce récépissé, car il enregistrait des changements successifs et non cumulatifs. Il a également rappelé que, conformément à la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901, l'administration n'a pas le pouvoir d'apprécier la régularité des modifications déclarées, ce qui a conduit au rejet du moyen tiré de l'erreur d'appréciation.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. et Mme D visant à obtenir des aménagements pour leur fille mineure, atteinte de troubles cognitifs, lors des épreuves du baccalauréat. Les requérants sollicitaient la présence d'un assistant pour reformuler les consignes, estimant que le refus de l'administration portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation et à l'égalité des chances. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie ou qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, notamment les articles L. 111-1 et L. 112-4, qui prévoient des aménagements pour les candidats handicapés.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la société "Propolys" visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de collecte de déchets alimentaires. La requérante soutenait notamment que l'offre de l'attributaire, la société "Moulinot Compost et Biogaz", était anormalement basse et irrégulière en raison de manquements aux règles de sécurité et de reprise du personnel. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la vérification de l'offre anormalement basse avait été régulièrement effectuée et que les questions de sécurité relevaient de l'appréciation du pouvoir adjudicateur. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant béninois, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé dans l'attente du renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet du Val-de-Marne pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, déposée le 18 juin 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui n'est pas permis par la procédure de référé mesures utiles. Le tribunal a donc rejeté la requête, invitant le requérant à contester la décision implicite de rejet par un recours en annulation et, le cas échéant, à demander sa suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 17 mars 2025 du Service interacadémique des examens et des concours (SIEC) refusant d'accorder un tiers-temps à une candidate au baccalauréat général. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la proximité des épreuves (13 juin 2025). Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit était sérieux, la requérante bénéficiant d'un avis médical favorable pour un plan d'accompagnement personnalisé (PAP), ce qui, en application des articles L. 112-4 et D. 351-28 du code de l'éducation, dispensait d'un nouvel avis médical. La suspension est ordonnée jusqu'au jugement au fond.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par les parents d'un collégien pour suspendre le refus partiel d'aménagement des épreuves du brevet, qui leur accordait une pause avec repos compensatoire mais refusait un tiers-temps supplémentaire. Le juge a examiné la demande au regard de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a rappelé les dispositions des articles L. 114 du code de l'action sociale et des familles et L. 112-4 du code de l'éducation, qui prévoient des aménagements pour les candidats en situation de handicap, ainsi que l'article D. 351-27 du code de l'éducation, qui autorise une majoration de temps n'excédant pas le tiers de la durée normale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a fondé son analyse sur ces textes pour statuer sur la condition d'urgence et l'existence d'un moyen sérieux.
Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne, ordonne l'expulsion sans délai de Madame A, ressortissante bangladaise, du centre d'hébergement d'urgence de Vaux-le-Pénil. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de libérer une place nécessaire à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, face au refus de Madame A de quitter les lieux après le rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. Le juge applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'absence de contestation sérieuse et la mise en demeure infructueuse. L'expulsion est autorisée avec recours à la force publique et évacuation des biens aux frais et risques de l'intéressée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour pris à son encontre par le préfet du Val-de-Marne. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation, notamment au regard de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également jugé que l'erreur matérielle alléguée par la requérante était sans incidence sur la légalité de la décision. Par conséquent, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. B C, ressortissant algérien, contre deux arrêtés préfectoraux (30 août 2023 et 11 septembre 2024) lui refusant le renouvellement de son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté ses demandes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées et que la menace à l'ordre public était caractérisée, justifiant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B C, ressortissant algérien, contestant deux arrêtés préfectoraux (30 août 2023 et 11 septembre 2024) lui refusant le renouvellement de son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme A, ressortissante vietnamienne. La requérante avait sollicité son admission exceptionnelle au séjour et, en l’absence de réponse dans le délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née le 9 janvier 2023. Le tribunal retient que la décision est entachée d’un défaut de motivation, car la préfecture n’a pas communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-de-Marne. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la préfète n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, faute pour Mme B de justifier de motifs exceptionnels ou humanitaires. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de son enfant, en l'absence d'éléments probants sur l'intensité de ses attaches en France.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B E, qui contestait la décision du préfet de Seine-et-Marne du 8 février 2023 lui retirant son agrément d'armurier. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision régulièrement signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le retrait de l'agrément était justifié par la mise en examen de M. E et son placement sous contrôle judiciaire, ce qui constituait un risque pour l'ordre public au sens du code de la sécurité intérieure. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la mesure de police administrative prise par le préfet.