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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. C B qui demandait la restitution immédiate de son fils, placé par le service de l’aide sociale à l’enfance. Le juge constate que le placement de l’enfant a été ordonné par le juge des enfants du tribunal judiciaire de Bobigny, et non par le président du conseil départemental du Val-de-Marne. En conséquence, la contestation de cette mesure relève de la compétence exclusive de l’autorité judiciaire, en application des articles 375 et suivants du code civil. La juridiction administrative se déclare donc manifestement incompétente pour statuer sur cette demande.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général de la préfecture étant régulière, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Comptoir Français de l'Arquebuserie (CFA) contestant le retrait, par le ministre de l'intérieur, de son autorisation de fabrication et de commerce d'armes de catégories A1 et B. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était légale, tant en la forme (compétence, motivation) qu'au fond, et qu'elle ne méconnaissait ni les droits de la défense, ni l'autorité de la chose jugée au pénal, ni les libertés fondamentales invoquées. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la défense et du code de la sécurité intérieure, le retrait étant justifié par le risque d'atteinte à l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision tacite d’opposition à sa déclaration préalable pour le déplacement d’un portail et la création de places de stationnement à Champigny-sur-Marne. Le tribunal a jugé que la commune avait régulièrement sollicité des pièces complémentaires par courrier du 22 décembre 2021, notifié le 5 janvier 2022, et qu’en l’absence de production de ces pièces dans le délai de trois mois, une décision tacite d’opposition était légalement intervenue. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, la décision tacite ne constituant pas un retrait d’une décision tacite de non-opposition. La demande a été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Val-de-Marne du 20 février 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant n'avait pas produit, dans le délai imparti par la mise en demeure, la copie de son attestation de niveau B1 en langue française. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le retard dans la production des résultats de l'examen linguistique étant imputable au seul demandeur.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne, a ordonné l'expulsion de M. A C, ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire, du centre d'hébergement d'urgence de Vaux-le-Pénil. Le juge a constaté que l'intéressé, après avoir été maintenu dans les lieux au-delà de la période légale de trois mois, a refusé une proposition de relogement, constituant un manquement grave au règlement. Cette décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence et de l'absence de contestation sérieuse. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour l'évacuation et le débarras des biens aux frais de l'occupant.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-et-Marne du 19 janvier 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et une erreur d'appréciation de la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4 permettant le retrait d'un titre en cas de menace pour l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet du Val-de-Marne du 2 février 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires dans le délai imparti. La solution retenue est fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un tel classement sans suite en cas de non-respect d'une mise en demeure. Le tribunal a estimé que Mme A n'avait pas établi avoir produit les pièces demandées dans le délai imparti, et que ses autres circonstances personnelles (filiation, situation professionnelle, casier judiciaire vierge) étaient sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 7 février 2023 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a rejeté la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse et de sa fille. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait appliqué les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande était exclusivement régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Cette erreur de droit a conduit à l'annulation des décisions attaquées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016, consécutives à un contrôle fiscal de la société Kitmir dont il était associé. Le tribunal a relevé d'office que la requête était irrecevable car tardive : la décision de rejet de sa réclamation préalable, notifiée le 10 novembre 2021, fixait un délai de recours de deux mois expirant le 11 janvier 2022, tandis que la requête n'a été enregistrée que le 14 janvier 2022. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen des moyens de fond, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 24 décembre 2021 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d'instruire et rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que l'administration, en classant sans suite la demande de l'intéressé sans motif valable et sans produire d'observations en défense, a commis une erreur de droit et méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour défaut d'instruction et absence de base légale.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la SAS Altedis, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2017 pour un montant de 884 100 euros. La société n’a pas démontré que l’administration avait commis une erreur d’imputation dans le calcul du crédit d’impôt. Les conclusions subsidiaires relatives au CICE 2016 ont été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable conformément à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. La décision s’appuie sur les articles 244 quater C, 220 C et 199 ter C du code général des impôts.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, qui contestait une décision de classement sans suite de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de recours en annulation distinct. En l'absence de précision sur les mesures sollicitées et de justification de l'urgence ou d'une atteinte à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l’administration de rectifier les données cadastrales des parcelles AD 233 et AD 234 à Fontainebleau. Le requérant soutenait que le cadastre était erroné concernant un « passage commun », mais le tribunal a jugé que cette demande remettait en cause le droit de propriété. En application des articles 8 et 9 du décret n°55-471 du 30 avril 1955 et de l’article 1402 du code général des impôts, l’administration ne peut modifier le cadastre en cas de litige sur la propriété sans décision judiciaire ou accord entre les parties. La solution retenue est donc le rejet des conclusions principales et subsidiaires de M. A.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant réside désormais à Marseille. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Marseille.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de la SCCV Thiais 19 Stalingrad contestant deux titres de perception émis en 2021 et 2022 pour la taxe d'aménagement au taux majoré de 20 % sur la part communale. La société soutenait que la délibération du conseil municipal de Thiais du 29 septembre 2017, qui fixait ce taux majoré pour le secteur Boulevard de Stalingrad, était illégale, ce qui entachait les titres de perception. Le tribunal a rejeté les demandes de décharge partielle de la taxe, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 331-6 et L. 331-14, ainsi que sur le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. et Mme C d’une contestation d’un titre de perception du 6 août 2021 mettant à leur charge la seconde fraction de la taxe d’aménagement au taux majoré de 15 % pour la construction d’une maison individuelle. Les requérants soutenaient que leur terrain se situait en zone UB et non en zone 1AU, et contestaient la légalité des délibérations communales fixant ce taux majoré. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que le délai de recours n’était pas expiré faute de preuve de la date de notification de la décision de rejet. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens relatifs à l’application du taux de 1 % et à l’illégalité des délibérations, mais n’a pas fait droit à la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A B contestant un titre de perception du 12 mai 2021 mettant à sa charge la première fraction de la taxe d'aménagement au taux de 15 %. Le requérant soutenait que son terrain se situait en zone UB et non en zone 1AU, et que les délibérations instaurant ce taux majoré étaient illégales. Le tribunal a joint les deux requêtes et a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, faute pour ce dernier d'établir la date de notification du titre. Sur le fond, la décision ne précise pas la solution retenue, mais le rejet des requêtes est implicite, les textes appliqués étant le code général des impôts, le code de l'urbanisme et le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SNC Nalco France, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui appliquer le régime des sociétés mères (articles 145 et 216 du CGI) pour les dividendes perçus de sa filiale américaine, la société NEH LLC. Le tribunal a jugé que cette filiale, une Limited Liability Company (LLC) du Delaware, ne pouvait être assimilée à une société de capitaux française, car ses parts sociales ("membership units") ne sont pas représentatives d'un montant en numéraire et ne remplissent pas les conditions pour bénéficier du régime fiscal français. En conséquence, les rectifications d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale additionnelle pour les exercices 2014, 2015 et 2016 ont été maintenues.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, dès lors que, conformément à l’article L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, Mme A pouvait justifier de la régularité de son séjour et conserver ses droits sociaux et professionnels pendant trois mois après l’expiration de sa carte pluriannuelle, soit jusqu’au 31 août 2025. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.