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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 21 février 2024 refusant un titre de séjour à M. A B et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat de travail et de la procédure d'expulsion de son logement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, qui portaient notamment sur la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du maire de Villiers-sur-Marne de lui verser la prime de précarité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire, conformément au décret du 25 mars 2022 applicable aux litiges portant sur des éléments de rémunération des agents publics territoriaux. Mme A n'a pas régularisé sa requête malgré l'invitation du tribunal, et le dossier a été transmis au médiateur compétent.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 29 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la notification de l'arrêté était régulière à l'adresse déclarée par l'intéressé, malgré son déménagement non signalé à l'administration, et que le délai de recours de trente jours prévu à l'article R. 776-2 du code de justice administrative était expiré lors du dépôt de la requête le 31 octobre 2023. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne refusait de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à M. C, ressortissant russe, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision méconnaissait l'article 3, paragraphe 1, de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation particulière du fils mineur du requérant, dont la filiation avec ses parents n'était plus juridiquement établie et qui ne pouvait ni voyager ni obtenir de documents russes. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) a été annulé.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la suspension du permis de conduire de M. B, prononcée pour six mois par le ministre de l'intérieur. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'infraction d'usage de stupéfiants commise par le requérant est grave et prime sur ses besoins professionnels ou familiaux. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « salarié ». Le requérant s’est désisté après que le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un titre de séjour valable jusqu’en décembre 2025. L’ordonnance donne acte de ce désistement et condamne l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable dix ans, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes, ainsi que sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Les frais de justice n’ont pas été mis à la charge de l’État.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La décision "48 SI" du 29 août 2023 lui a été régulièrement notifiée le 21 février 2024, date de présentation du pli recommandé, et le délai de recours contentieux de deux mois était expiré lors de l'introduction de la requête le 23 avril 2024. Les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points étaient également tardives. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas fait une inexacte application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer un suivi réel et sérieux de sa formation et en raison des liens persistants avec sa famille restée au pays. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, constate que le requérant est retenu au centre de rétention administrative n°3 du Mesnil Amelot. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A épouse C d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. En cours d’instance, le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un titre de séjour valable du 1er février 2024 au 31 janvier 2025, remis le 25 octobre 2024. Par ordonnance du 3 juin 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et injonctives, devenues sans objet. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision du 21 décembre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé le licenciement pour motif disciplinaire de M. B, salarié protégé de la société Medialog. La juridiction retient que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 2421-4 du code du travail a été méconnue, le salarié n'ayant pas été mis en mesure d'accéder à l'ensemble des pièces déterminantes (notamment les noms des auteurs d'attestations) dans des délais suffisants pour préparer sa défense. Cette irrégularité prive M. B d'une garantie fondamentale, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 21 décembre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé la société Medialog à licencier M. A, salarié protégé, pour motif disciplinaire. Le juge retient que la procédure d'enquête contradictoire prévue à l'article R. 2421-4 du code du travail a été irrégulière, le salarié n'ayant pas disposé d'un délai suffisant pour préparer sa défense ni eu accès à l'identité des auteurs des attestations. Cette irrégularité a privé M. A d'une garantie fondamentale, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 16 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. E de justifier de liens personnels ou familiaux suffisamment stables en France. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 612-6 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-de-Marne du 17 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet était territorialement compétent pour prendre cette mesure, dès lors qu'il constate l'irrégularité de la situation de l'étranger, et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante turque, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne sur sa demande de carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a décidé de lui délivrer le titre sollicité, ce qui a retiré la décision implicite contestée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder le bénéfice du regroupement familial pour ses deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur le motif que les enfants résidaient déjà en France, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 434-6 et R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que les enfants étaient titulaires d'un document de circulation pour étranger mineur et que la décision n'entraînait pas leur séparation. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E B, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Soudan comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'absence d'examen personnalisé. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester deux arrêtés du maire de Moissy-Cramayel prononçant une retenue sur traitement et un titre exécutoire pour violation des règles de cumul d'activités. La requérante s'est désistée de son instance par un mémoire du 16 avril 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par ordonnance du 3 juin 2025. Aucune autre solution au fond n'a donc été retenue.
familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " 6. M. B se prévaut de sa présence en France depuis 1991 et de la présence de ses parents et de ses frères et sœurs sur le territoire français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, célibataire et sans enfant, n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans. Dans ces conditions, et eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour en France, la décision portant refus de séjour n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue des