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Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B C, ressortissant étranger membre de la famille d’une citoyenne de l’Union européenne, contestant le refus implicite puis explicite de renouvellement de son titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d’office que la préfète du Val-de-Marne avait méconnu le champ d’application de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que la situation de M. C relevait exclusivement du livre II de ce code, applicable aux citoyens de l’UE et aux membres de leur famille. En conséquence, les décisions attaquées ont été annulées pour erreur de droit, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à M. C le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler dans l’attente.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A épouse C d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien. En cours d’instance, le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un titre de séjour valable du 1er février 2024 au 31 janvier 2025, remis le 25 octobre 2024. Par ordonnance du 3 juin 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et injonctives, devenues sans objet. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 21 décembre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé la société Medialog à licencier M. A, salarié protégé, pour motif disciplinaire. Le juge retient que la procédure d'enquête contradictoire prévue à l'article R. 2421-4 du code du travail a été irrégulière, le salarié n'ayant pas disposé d'un délai suffisant pour préparer sa défense ni eu accès à l'identité des auteurs des attestations. Cette irrégularité a privé M. A d'une garantie fondamentale, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision du 21 décembre 2023 par laquelle l'inspectrice du travail a autorisé le licenciement pour motif disciplinaire de M. B, salarié protégé de la société Medialog. La juridiction retient que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 2421-4 du code du travail a été méconnue, le salarié n'ayant pas été mis en mesure d'accéder à l'ensemble des pièces déterminantes (notamment les noms des auteurs d'attestations) dans des délais suffisants pour préparer sa défense. Cette irrégularité prive M. B d'une garantie fondamentale, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, constate que le requérant est retenu au centre de rétention administrative n°3 du Mesnil Amelot. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder le bénéfice du regroupement familial pour ses deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale, fondée sur le motif que les enfants résidaient déjà en France, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 434-6 et R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que les enfants étaient titulaires d'un document de circulation pour étranger mineur et que la décision n'entraînait pas leur séparation. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante turque, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne sur sa demande de carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a décidé de lui délivrer le titre sollicité, ce qui a retiré la décision implicite contestée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le sous-préfet ayant reçu délégation régulière, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester deux arrêtés du maire de Moissy-Cramayel prononçant une retenue sur traitement et un titre exécutoire pour violation des règles de cumul d'activités. La requérante s'est désistée de son instance par un mémoire du 16 avril 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par ordonnance du 3 juin 2025. Aucune autre solution au fond n'a donc été retenue.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour suspendre le refus du préfet de Seine-et-Marne d’autoriser le regroupement familial au profit de sa fille aînée. La requérante invoquait l’urgence, sa fille risquant d’être excisée en Guinée. Le juge a constaté que, malgré l’interdiction légale de l’excision en Guinée, cette pratique reste très répandue et socialement imposée, ce qui caractérise une situation d’urgence justifiant la suspension de la décision contestée. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d’une décision administrative en cas d’urgence et de doute sérieux sur sa légalité.
Le Tribunal administratif de Melun a liquidé l'astreinte prononcée le 14 septembre 2023 à l'encontre du préfet du Val-de-Marne, pour inexécution d'une injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour à une ressortissante étrangère. Constatant un retard de 224 jours dans l'exécution de cette décision, le juge a condamné l'État à verser 11 200 euros à la requérante, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La solution retient que le préfet ne peut se prévaloir d'une demande de pièces complémentaires pour justifier le non-respect du délai imparti.
Cette ordonnance du tribunal administratif de Melun concerne une demande de logement présentée par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable. Le tribunal estime que la requête, qui vise à enjoindre au préfet de l’Essonne d’attribuer un logement, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet le dossier à cette juridiction sans se prononcer sur le fond.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une injonction au préfet du Val-de-Marne de lui attribuer un logement d’urgence après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée par son auteur, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative, et n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme C, ressortissante russe, pour demander la suspension de la décision du 10 décembre 2024 classant sans suite sa demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Postérieurement à la requête, le préfet du Val-de-Marne a mis en fabrication une carte de séjour valable jusqu'au 23 novembre 2025 et délivré une attestation de régularité de séjour. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, l'urgence ayant disparu. Il a en outre condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme C au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 29 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII de Créteil avait cessé d'accorder à M. B, ressortissant congolais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et qu'elle n'avait pas été précédée de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil à compter du 29 avril 2025, dans un délai de sept jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal que Mme B avait été reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision du 5 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme A B, ressortissante somalienne, contre une décision du 16 avril 2025 de l'OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, jugeant la requête recevable car introduite dans le délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Sur le fond, il a annulé la décision attaquée au motif qu'elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 551-15 du CESEDA, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur avant de lui refuser les conditions matérielles d'accueil.
Décision du juge des référés du Tribunal administratif de Melun, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. M. C, ressortissant marocain, demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour "passeport talent-salarié". Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet de police de Paris avait délivré à l'intéressé, postérieurement à sa requête, une nouvelle attestation de prolongation d'instruction, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La requête en suspension a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A, ressortissante haïtienne, qui sollicitait une injonction au préfet du Val-de-Marne de traiter sa demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure demandée n'est plus utile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est rejetée, laissant à l'intéressée la possibilité de contester la décision implicite par un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D d'une demande de suspension de la décision du 21 mars 2025 refusant l'octroi d'un tiers-temps pour son fils, candidat au baccalauréat général, en raison d'un trouble visuo-attentionnel. Le juge a reconnu l'urgence, les épreuves débutant le 13 juin 2025. Il a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, au regard des articles L. 112-4 du code de l'éducation et D. 112-1 du même code. En conséquence, la suspension de l'exécution des décisions contestées a été ordonnée.