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Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 31 juillet 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. C, demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen réel de la situation, en méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, la décision du 20 octobre 2023 refusant le rétablissement de ces conditions a également été annulée. L'OFII a été enjoint de rétablir M. C dans ses droits sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un défaut de motivation, car la préfète n'a pas communiqué les motifs du rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C, adjointe administrative, qui demandait la suspension de la décision du ministre de l'intérieur refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. Le juge a constaté que la requête en annulation de cette décision était irrecevable car tardive, le recours contentieux ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. En application des articles L. 521-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, la demande de suspension a donc été rejetée comme non fondée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B E D, ressortissant argentin, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, en raison d'une délégation régulière, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné deux requêtes de M. B, ressortissant guinéen réfugié, contestant le refus d'enregistrement de sa demande de regroupement familial par l'OFII (24 novembre 2023) et le rejet de cette demande par la préfète du Val-de-Marne (22 janvier 2024). Concernant la première décision, le tribunal a constaté que l'OFII avait finalement délivré une attestation de dépôt le 27 septembre 2024, rendant le litige sans objet. Pour la seconde décision, le tribunal a annulé le refus préfectoral au motif qu'il méconnaissait les dispositions des articles L. 434-7 et L. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C D, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-et-Marne du 31 octobre 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an, ainsi que contre un arrêté de la préfète du Val-de-Marne du 17 décembre 2024 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l’arrêté du 31 octobre 2023 comme tardives, faute pour le requérant d’avoir respecté le délai de recours de quarante-huit heures prévu à l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a également rejeté les conclusions contre l’arrêté de rétention du 17 décembre 2024. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes de M. B, ressortissant mauritanien, concernant son admission au séjour. La première visait l'annulation du refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, la seconde l'annulation du rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a annulé le refus de délivrance du récépissé, estimant que l'administration avait méconnu les articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la remise d'un tel document à tout étranger ayant déposé un dossier complet. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation du rejet implicite de la demande de titre de séjour, faute pour le requérant d'établir que sa situation personnelle justifiait une admission exceptionnelle au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Cette requête, déposée devant le Tribunal Administratif de Melun par M. A, de nationalité tunisienne, visait à faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail, suite au non-renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande. Il a jugé irrecevable la demande de délivrance d'un nouveau titre de séjour, car une telle injonction ne relève pas du pouvoir du juge des référés. Concernant la demande de nouveau récépissé, le juge a estimé qu'il n'y avait pas d'urgence ni d'atteinte grave et manifestement illégale, car l'administration n'est tenue de délivrer un tel document que tant qu'elle n'a pas statué sur la demande de titre, et qu'en l'espèce, une décision implicite de rejet était née après quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 2 janvier 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait retiré le titre de séjour de M. B, ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la préfète n’apportait pas la preuve d’une fraude au mariage, seul motif invoqué pour justifier le retrait du certificat de résidence de dix ans obtenu par l’intéressé sur le fondement de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les circonstances postérieures à la délivrance du titre (séparation, divorce, remariage) ne suffisaient pas à établir l’existence d’une fraude au moment de la demande. L’administration ne pouvait donc retirer un acte créateur de droits sans démontrer cette fraude, en application de l’article L. 241-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de caractère réel et sérieux des études, constatant que la requérante avait changé d'orientation à deux reprises sans valider aucune année universitaire. Les éléments postérieurs à la décision, comme l'obtention d'un CAP en 2024, ont été écartés comme sans incidence sur la légalité de l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il estime que le préfet a pu légalement refuser le renouvellement du titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère non sérieux des études poursuivies par la requérante.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer que l’absence de titre de séjour avait des conséquences graves et immédiates sur sa situation professionnelle ou médicale. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de cinq ans prononcées par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, ni les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. C a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Melun a statué sur cinq requêtes de la SARL Exo Signs, qui demandait le remboursement du crédit d'impôt métiers d'art pour les années 2017 à 2023. La société soutenait que la possession d'un diplôme qualifiant le salarié dans un métier d'art n'était pas nécessaire pour que ses charges de personnel soient prises en compte dans le calcul du seuil de 30 % de la masse salariale, et invoquait la doctrine administrative BOI-BIC-RICI-10-100. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code général des impôts et l'arrêté du 24 décembre 2015 fixant la liste des métiers d'art.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a mis fin à l'astreinte de 200 euros par mois prononcée à l'encontre de l'État pour le relogement de M. B, constatant que ce dernier avait été logé le 15 septembre 2020 dans un T2 à Villejuif. L'astreinte est liquidée définitivement en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Le tribunal a ordonné le versement du solde restant dû au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, calculé sur la période entre la date du relogement et le dernier versement semestriel effectué par le préfet.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. B, ressortissant guinéen réfugié, de deux recours en excès de pouvoir : l’un contre le refus de l’OFII d’enregistrer sa demande de regroupement familial (24 novembre 2023), l’autre contre le rejet de cette demande par la préfète du Val-de-Marne (22 janvier 2024). Le tribunal a constaté que l’OFII avait finalement enregistré la demande et délivré une attestation de dépôt le 27 septembre 2024, rendant sans objet le premier recours. Sur le second recours, le tribunal a annulé la décision préfectorale au motif qu’elle méconnaissait les articles L. 434-2 et L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en refusant à tort le bénéfice de la procédure de regroupement familial aux enfants mineurs du requérant.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. F, qui demandait l'annulation d'un permis de construire modificatif tacite délivré par le maire de Saint-Maur-des-Fossés pour des travaux d'agrandissement en sous-sol. La juridiction a jugé la requête irrecevable, principalement en raison de la tardiveté du recours et du défaut d'intérêt à agir du requérant, propriétaire voisin. Les moyens soulevés par M. F, notamment la méconnaissance des articles U.3-6 à U.3-13 du PLU et l'incompétence, n'ont pas été examinés au fond. Cette décision s'appuie sur les articles R.600-1 et R.600-4 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, propriétaire d’un logement à Villeneuve-Saint-Georges, qui contestait les avis de sommes à payer émis par la commune pour le relogement provisoire de son ancienne locataire, ainsi que les saisies administratives à tiers détenteur et demandait réparation de son préjudice moral. La juridiction a jugé que la commune était fondée à réclamer le remboursement des frais d’hébergement engagés en application des articles L. 511-19 et suivants du code de la construction et de l’habitation, dès lors que M. D n’avait pas exécuté son obligation de relogement. Les conclusions relatives aux saisies administratives ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, cette compétence relevant du juge judiciaire. Enfin, la demande d’indemnisation du préjudice moral a été jugée irrecevable faute de liaison préalable du contentieux.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de motivation a entaché la décision d'illégalité. La solution retenue est l'annulation pour défaut de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a mis fin à l'astreinte de 200 euros par mois prononcée le 9 juin 2021 contre l'État pour le relogement tardif de Mme C. L'astreinte est liquidée définitivement à la date du relogement effectif de l'intéressée, le 4 juillet 2022, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Le solde restant dû au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement est fixé en fonction de la période d'inexécution constatée entre la date butoir du 1er août 2021 et la date du relogement.