42 801 décisions disponibles — page 766/2141
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun concerne la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour le relogement tardif de M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). La préfète du Val-de-Marne a demandé la fin et la liquidation définitive de l'astreinte, justifiant que M. A a été relogé le 28 janvier 2021, ce que l'intéressé ne conteste pas. Le tribunal constate l'exécution de l'injonction et met fin à l'astreinte à la date du relogement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Le solde restant dû au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement est fixé en fonction de la période d'inexécution entre le 1er mai 2020 et le 28 janvier 2021.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne refusant à Mme A, ressortissante algérienne, la délivrance d’un certificat de résidence mention "visiteur". La requérante invoquait la méconnaissance de l’article 7 a) de l’accord franco-algérien et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Melun était saisi par la SARL Exo Signs de demandes de remboursement du crédit d'impôt métiers d'art pour les années 2017 à 2023. Le litige portait sur la condition relative au seuil de 30 % de la masse salariale, la société soutenant que la possession d'un diplôme qualifiant n'était pas requise pour les salariés concernés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les charges de personnel correspondant à des salariés ne justifiant pas d'un diplôme dans un métier d'art ne pouvaient être retenues pour l'appréciation de ce seuil. Cette solution a été fondée sur les dispositions du code général des impôts relatives au crédit d'impôt métiers d'art, sans que la doctrine administrative invoquée (BOI-BIC-RICI-10-100) ne puisse être utilement opposée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de clôturer l'examen de sa demande d'asile. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas, comme l'exige l'article L. 531-40 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sollicité au préalable la réouverture de son dossier auprès de l'OFPRA. Malgré une demande de régularisation notifiée à son domicile, M. A n'a pas fourni cette pièce justificative dans le délai imparti. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. et Mme E contestant deux arrêtés du maire d'Ozoir-la-Ferrière. Le premier arrêté du 19 septembre 2022 les rendait redevables d'une astreinte journalière de 150 euros pour non-exécution d'une mise en demeure de démolir un mur en péril, et le second du 4 janvier 2023 liquidait cette astreinte à 13 800 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens des requérants, notamment l'exception d'illégalité de l'arrêté initial du 29 juin 2021, jugée irrecevable car non contesté dans les délais, et les vices de procédure ou de motivation. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, fondé sur les articles L.511-15 du code de la construction et de l'habitation et L.761-1 du code de justice administrative, avec mise à la charge des requérants des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société SFR, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Arcueil du 29 décembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux pour l'installation d'antennes de radiotéléphonie. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée et transmise. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance des règles de hauteur du plan local d'urbanisme (PLU) était infondé, sans préciser la solution retenue sur ce point dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme E et M. H demandant l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2022 par lequel le maire de Choisy-le-Roi ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux pour la construction d'une piscine. Les requérants invoquaient notamment un vice d'incompétence, des inexactitudes dans le dossier de demande, une fraude, ainsi que la méconnaissance du plan de prévention du risque inondation (PPRI) et du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a examiné ces moyens, en application des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, mais les a écartés, confirmant ainsi la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait les décisions du préfet de police de Paris du 30 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'illisibilité de sa qualité, et le défaut d'audition préalable, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Refus de renouvellement de carte mobilité inclusion (stationnement) – Tribunal administratif de Melun – Désistement de la requérante – Donné acte du désistement pur et simple (article R. 222-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices résultant de trois interventions de rhinoplastie à l'hôpital Henri-Mondor. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'AP-HP, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une technique chirurgicale non conforme aux règles de l'art lors de la première opération du 29 août 2013. La solution retenue est une indemnisation limitée à de plus justes proportions, après déduction des provisions déjà versées, et inclut le remboursement des débours de la caisse primaire d'assurance maladie du Val-de-Marne.
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement pur et simple de la société d'HLM Logirep, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser une provision de 2 747,41 euros pour refus de concours de la force publique. La société s'est désistée après que la préfète du Val-de-Marne a conclu au non-lieu à statuer. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'oppose à ce désistement.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant guinéen, formée le 4 juin 2021. La préfète du Val-de-Marne n’a pas communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de la société d'HLM Logirep, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un refus de concours de la force publique. La requête, fondée sur le plein contentieux, visait à obtenir 2 747,41 euros en réparation du préjudice subi. Le désistement a été accepté par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune question ne restant à juger.
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement d'office de M. B, qui demandait l'exécution d'un jugement du 9 avril 2021 condamnant l'État à lui verser 2 815 euros de dommages-intérêts et 1 500 euros au titre des frais de justice. Le préfet de police ayant indiqué que les sommes dues avaient été engagées le 4 avril 2023, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai d'un mois, M. B a été réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société BDM d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de la Ferté-Gaucher à la société Immaldi et Cie. En cours d’instance, la commune a produit un arrêté de retrait du permis litigieux, entraînant le désistement de la société requérante de ses conclusions à fin d’annulation. Le tribunal donne acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette toutefois la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y a pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. E et Mme F d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Crouy-sur-Ourcq. En cours d’instance, le permis a été retiré par la commune, ce qui a conduit les requérants à se désister de leurs conclusions à fin d’annulation. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours pour excès de pouvoir de la société Kremlin Distribution contre plusieurs décisions de l'inspection du travail et du DRIEETS d'Île-de-France, qui lui demandaient de modifier ou retirer certaines clauses de son règlement intérieur. La société contestait notamment les restrictions vestimentaires, les interdictions de consommation sur le lieu de travail, les obligations de signalement médical et les mesures de fouille, qu'elle estimait justifiées par des impératifs de sécurité, d'hygiène et d'image. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, jugeant que les décisions administratives étaient suffisamment motivées et que les clauses litigieuses imposaient aux salariés des restrictions disproportionnées ou non conformes aux dispositions des articles L. 1321-1 et suivants du code du travail. La solution retenue confirme ainsi le bien-fondé des injonctions de l'administration à supprimer ou modifier les articles contestés du règlement intérieur.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour admission exceptionnelle, lui faisant obligation de quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'irrégularité du séjour du requérant, de son parcours professionnel discontinu et de l'absence de liens familiaux stables en France. Par conséquent, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne le 2 août 2024. Le tribunal estime que la décision de refus de séjour est suffisamment motivée et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être consultée, faute pour la requérante de justifier d'une présence continue de plus de dix ans en France. Il juge également que le refus ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de ses attaches familiales en Côte d'Ivoire et de l'absence de charge de famille en France. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également rejetés.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 28 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation de Seine-et-Marne a refusé de reconnaître M. B comme prioritaire pour un logement d'urgence. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments suffisants pour démontrer la réalité de sa situation personnelle et de ses conditions de vie. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.