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Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre à l’administration de prendre en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière sur son relevé d’informations intégral. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant, chauffeur routier, de justifier d’un préjudice suffisamment grave et immédiat. Il a également relevé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, en l’occurrence le relevé d’informations du 1er novembre 2025. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 11 juillet 2023 par laquelle le président de Montpellier Méditerranée Métropole a exercé le droit de préemption urbain sur un lot de copropriété. Le requérant contestait notamment la légalité de la délégation de compétence, la motivation insuffisante de la décision, l’absence de projet d’aménagement réel et le non-respect des délais de notification. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, en se fondant sur les dispositions du code de l’urbanisme, et a confirmé la légalité de la décision de préemption.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 23 octobre 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ces moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et que le non-respect par le demandeur d’asile de ses obligations de présentation aux autorités justifiait légalement la cessation des conditions matérielles d’accueil. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Abadie Services. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°5 d'un marché public de travaux lancé par le centre hospitalier de Perpignan, en soutenant notamment que l'offre retenue était anormalement basse et que le pouvoir adjudicateur avait méconnu son obligation d'information. Le juge estime que le centre hospitalier n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne déclenchant pas la procédure de détection des offres anormalement basses, dès lors que l'offre de la société attributaire était conforme à l'estimation prévisionnelle de l'acheteur et que le seul écart de prix avec l'offre de la requérante ne suffit pas à la caractériser comme telle. Il considère également que l'obligation de communication prévue à l'article R. 2181-2 du code de la commande publique a été satisfaite.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la suspension d’une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé qu’il n’était pas établi que la demande d’asile déposée en Allemagne constituait un fait nouveau de nature à faire obstacle à l’exécution de la mesure d’éloignement, et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’était caractérisée. La solution retenue s’appuie notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d'une requête en plein contentieux visant à contester une mise en demeure de payer et les titres exécutoires émis par l'établissement public régional Port Sud de France pour le recouvrement de redevances d'occupation d'une place de port. La requérante invoquait un vice de forme et une erreur de fait, soutenant ne pas être propriétaire du bateau concerné. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que la contestation portait sur le bien-fondé de la créance et non sur la régularité de l'acte de poursuite, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire de l'exécution en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales et de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er juillet 2025, afin d’obtenir une proposition d’hébergement adaptée à sa situation. Le juge a fait droit à sa demande sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constatant que l’État n’avait pas respecté son obligation de résultat. Il a enjoint au préfet de l’Hérault d’assurer l’hébergement de la requérante avant le 1er janvier 2026, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’avocat de Mme A. au titre de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du garde des sceaux affectant un détenu au quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, s’est déclaré incompétent territorialement. Appliquant les articles R. 312-1 du code de justice administrative et L. 224-5 du code pénitentiaire, il a estimé que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité décisionnaire. Par ordonnance du 13 novembre 2025, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Montpellier Méditerranée Métropole, maître d'ouvrage de travaux de protection contre les inondations à Fabrègues. La mesure vise à constater l'état intérieur et extérieur de 43 parcelles et propriétés avant le début des travaux prévus en décembre 2025. Le juge a fondé sa décision sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile pour préserver les droits des parties. Un expert a été désigné pour décrire l'état des lieux, identifier les causes d'éventuels dommages futurs et proposer des mesures de sauvegarde.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant libyen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la demande de titre de séjour déposée le 2 novembre 2024 constituait une première demande, soumise à l'obligation de produire un visa de long séjour en vertu des articles L. 421-5 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, condition que le requérant ne remplissait pas. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné le recours de M. D..., ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet du Gard du 19 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation professionnelle, l'erreur sur sa date d'entrée, et l'insuffisance de motivation des décisions. Il a jugé que le préfet avait pu légalement fonder l'obligation de quitter le territoire sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour M. D... de justifier d'une entrée régulière en France. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B..., un ressortissant soudanais réfugié, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de l’Hérault refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé le titre de séjour sollicité, valable du 2 septembre 2024 au 1er septembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de région Paris Île-de-France d'un litige l'opposant à l'association Groupe Sup de Co Montpellier, portant sur le paiement de deux factures impayées liées à l'organisation de concours d'admission. La CCI réclamait une somme totale de 328 389 euros, incluant une indemnité de sortie pour résiliation anticipée du contrat. Le tribunal a donné acte à l'association de son engagement à régler la somme de 164 194,50 euros TTC correspondant à la facture pour l'organisation du concours 2022. Concernant l'indemnité de sortie de 164 194,50 euros, le tribunal a jugé que la clause contractuelle prévoyant cette indemnité constituait une clause pénale manifestement disproportionnée, car la résiliation n'avait entraîné qu'une perte marginale de candidats (1% des inscrits) et aucun service n'avait été rendu pour la période concernée. En application des principes généraux du droit des contrats et du code de l'éducation, le tribunal a ramené cette indemnité à de plus justes proportions, la fixant à 1 euro symbolique, et a rejeté le surplus
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la Sarl EMS contestant un titre exécutoire émis par la commune de Marseillan pour un montant de 3 387,60 euros au titre d’un contrat de régie publicitaire. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier, la commune ayant produit un bordereau signé par le directeur général des services, satisfaisant aux exigences de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l’article L. 111-2 du code des relations entre le public et l’administration. Les moyens tirés de la force majeure et de l’imprévision liés à la crise sanitaire ont été écartés, la période concernée n’étant pas couverte par ces événements. Enfin, le grief de violation de l’obligation de loyauté contractuelle n’a pas été retenu faute de preuve.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les demandes de la SAS Vaonis, qui sollicitait la restitution de crédits d'impôt recherche (CIR) et innovation (CII) pour les exercices 2020 et 2021. La société contestait le refus de l'administration fiscale d'inclure dans l'assiette des dépenses éligibles le coût global des prototypes, qu'elle considérait comme des immobilisations amortissables. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les dotations aux amortissements des prototypes ne pouvaient être retenues pour leur montant global, conformément aux dispositions des articles 244 quater B du code général des impôts et 49 septies I de son annexe III. La solution retenue est donc le rejet des demandes de restitution et des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2015 à 2017. Ces impositions faisaient suite à une vérification de comptabilité portant sur des activités présumées occultes d'achat/vente de bois, d'élevage et de chasse commerciale. Le requérant invoquait une méconnaissance du procès équitable (article 6 de la CESDH) en raison d'un accès inégal aux pièces de la procédure pénale, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans que le bien-fondé de la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires ne soit examiné au fond dans cet extrait. Les textes appliqués sont le code général des impôts, le livre des procédures fiscales (notamment les articles L. 81, L. 82 C et L. 101) et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi d’une requête en responsabilité de l’État pour défaut d’instruction d’un enfant scolarisé dans le Gard, a estimé ne pas être territorialement compétent. En application des articles R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nîmes, seul compétent pour connaître de ce litige. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante canadienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la notification de l'arrêté ayant été régulièrement effectuée à son domicile le 18 novembre 2024 et le recours n'ayant été introduit que le 1er avril 2025, soit au-delà du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions des articles R. 421-5 du code de justice administrative et L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les demandes de la SAS Vaonis, qui sollicitait la restitution de crédits d’impôt recherche (CIR) et innovation (CII) pour les exercices 2020 et 2021. La société soutenait que le coût global des prototypes devait être inclus dans l’assiette des dépenses éligibles, via des dotations aux amortissements. Le tribunal a jugé que seules les dépenses de recherche et d’innovation, et non le coût total de réalisation des prototypes, sont éligibles au CIR et au CII, en application des articles 244 quater B et 244 quater I du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des requêtes, l’administration fiscale ayant correctement limité les créances aux seules dépenses de fonctionnement éligibles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. B..., détenu hospitalisé, qui s'est défenestré le 17 juillet 2017 au CHU de Montpellier. Il recherchait la responsabilité pour faute de l'établissement en raison d'un défaut de surveillance et de sécurité. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant qu'aucune faute dans l'organisation du service n'était établie, compte tenu du régime d'hospitalisation sous contrainte et des mesures de surveillance adaptées mises en place. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment les articles L. 3214-3 et L. 3211-2-1.