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Le Tribunal Administratif de Montpellier a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B pour préjudice moral, suite à la divulgation involontaire de ses données personnelles (avis d'imposition, livret de famille, RIB, documents médicaux) par un courriel envoyé à une cinquantaine d'agents de la préfecture des Pyrénées-Orientales le 10 mai 2022. Cette divulgation constitue une violation de données à caractère personnel engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article 82 du règlement (UE) 2016/679 (RGPD). Le tribunal a reconnu un lien de causalité entre la faute et le préjudice moral, incluant les souffrances psychologiques et l'absence de suivi, mais a limité l'indemnisation à 1 500 euros en raison de la faible portée de la violation et de la demande de suppression rapide du courriel. Les conclusions de M. B pour d'autres fautes (absence de mesures de sécurité et défaut de notification) n'ont pas été retenues comme fondement distinct.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A, attachée territoriale, contestant l'arrêté du 5 avril 2022 par lequel le maire de Saint-André-de-Sangonis a soumis son dossier médical à un médecin agréé pour déterminer la consolidation et le taux d'incapacité permanente partielle, en vue d'une décision sur l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal a jugé que cet arrêté constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, et non une décision faisant grief, rendant irrecevables les conclusions en annulation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes de frais de justice, et Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, technicien supérieur, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître le caractère professionnel de son état dépressif. Le tribunal a jugé que le requérant n'établissait pas que sa maladie était essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions, ni qu'elle entraînait une incapacité permanente d'au moins 25 %, conditions requises par les articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté du 8 mars 2023.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A, attachée territoriale, contestant un titre de perception émis par la commune de Saint-André-de-Sangonis pour un trop-perçu de rémunération de 14 914,45 euros. La requérante invoquait notamment la prescription de la créance en application de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Le tribunal a jugé que la notification du titre exécutoire le 3 octobre 2023 avait interrompu la prescription biennale, mais que les créances antérieures au 1er septembre 2021 étaient prescrites. La solution retenue est donc l'annulation partielle du titre de perception pour la fraction de la créance prescrite.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur de droit ou d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a uniquement admis Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par le préfet de l'Hérault d'une demande de liquidation définitive d'astreinte, a statué sur l'exécution d'une précédente ordonnance du 4 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de proposer un hébergement à Mme B sous astreinte de 50 euros par jour à compter du 1er mai 2025, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté que le relogement de Mme B avait été effectif à compter du 16 mai 2025, soit avec un retard minime par rapport au délai imparti. En conséquence, il a décidé, par application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par une agente de l'État, victime d’un accident de service reconnu imputable au service, afin d’obtenir réparation de ses préjudices sur le fondement de la responsabilité sans faute. Le tribunal a rappelé que les préjudices patrimoniaux (pertes de rémunération, incidence professionnelle) sont déjà réparés forfaitairement par l’allocation temporaire d’invalidité et ne peuvent donner lieu à une indemnisation complémentaire en l’absence de faute. En revanche, il a reconnu le droit à réparation des préjudices personnels, tels que les souffrances endurées, le préjudice esthétique et le déficit fonctionnel temporaire, distincts de l’atteinte à l’intégrité physique. La solution s’appuie sur les principes issus du code des pensions civiles et militaires de retraite (articles L. 27 et L. 28) et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, professeure des universités, qui contestait le refus de l'université Paul-Valéry Montpellier 3 de prendre des mesures supplémentaires de protection fonctionnelle contre un harcèlement moral. La requérante soutenait que les mesures déjà mises en place (aménagement de service, proposition de création d’un master à distance) étaient insuffisantes et que l’université n’avait pas diligenté d’enquête administrative. Le tribunal a jugé que l’université avait suffisamment exécuté son obligation de protection fonctionnelle en prenant des mesures adaptées aux circonstances, et que l’absence d’enquête administrative n’était pas constitutive d’un vice de procédure en l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 134-5 et L. 134-6 du code général de la fonction publique (ex-article 11 de la loi du 13 juillet 1983).
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A, agent territorial, d’une demande d’indemnisation de 25 000 euros pour les préjudices résultant de l’illégalité fautive de son affectation en 2018 et d’un harcèlement moral. Le tribunal a reconnu que l’annulation de la décision d’affectation par un jugement du 30 décembre 2020 constituait une faute de nature à engager la responsabilité de la commune de Creissan, en raison de la méconnaissance des articles 31, 32 et 33 du décret du 30 juillet 1987. En revanche, il a estimé que les éléments fournis par M. A ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral. La solution retenue engage la responsabilité de la commune pour la seule illégalité fautive, sous réserve de la démonstration d’un préjudice direct et certain.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du maire de A... interdisant la circulation nocturne des mineurs de moins de 15 ans dans les quartiers prioritaires. La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) soutenait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la mesure, invoquant notamment une atteinte à la liberté d'aller et venir et une incompétence de l'autorité municipale au regard de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure mentionne une question prioritaire de constitutionnalité soulevée par la LDH concernant la conformité de l'article L. 2212-2 à la Constitution.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, agent social, qui contestait le refus du président du centre communal d'action sociale (CCAS) de Baillargues d’aménager ses horaires de travail suite à un accident de service. La requérante demandait l’annulation de la décision du 3 mars 2023, une injonction de respecter les préconisations du médecin du travail, et la condamnation du CCAS à lui verser 25 000 euros pour préjudice subi, invoquant notamment une méconnaissance du décret du 10 juin 1985 et des articles du code du travail. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application du code général de la fonction publique et du code de justice administrative, et a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles indemnitaires et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la suspension de la décision du 13 juin 2025 excluant sa fille de son collège. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de sa fille. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par le préfet de l'Hérault d'un déféré en excès de pouvoir visant à l'annulation d'un permis de construire tacite délivré par le maire de Saint-Sériès pour un bâtiment viticole et un logement. Le préfet soutenait notamment que le maire se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le permis en raison de son avis conforme défavorable, et que le projet méconnaissait les articles L. 111-3, L. 111-4, L. 111-11 et R. 111-13 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, considérant que la demande de pièces complémentaires était légale et que le délai de recours courait à compter de la transmission complète du dossier. Sur le fond, il a annulé le permis de construire tacite, jugeant que le maire était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet émis le 25 mai 2022 en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, et que le projet méconnaissait les dispositions des articles L. 111-3 et
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. A d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées des Pyrénées-Orientales de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a appliqué les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, qui attribuent ce contentieux aux tribunaux judiciaires spécialement désignés. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 avril 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité à M. C.... Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration et de l’erreur d’appréciation au regard de l’ancienneté des faits, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme E d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bram refusant un permis de construire, en tant qu’il porte sur le raccordement aux réseaux. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invitée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. Par ordonnance du 19 juin 2025, la présidente de la 6ème chambre donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de l'Hérault de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour le logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, constate l'absence de régularisation dans le délai imparti.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la SARL Société des petits trains d’Argelès (Trainbus) d’une demande de suspension de l’arrêté du maire d’Argelès-sur-Mer du 5 juin 2025, qui soumettait à autorisation préalable l’exploitation de son petit train touristique. La société invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un détournement de pouvoir. La commune a fait valoir que l’arrêté contesté avait été retiré par un arrêté du 12 juin 2025. Le juge a constaté que les conclusions tendant à la suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire d'Esperaza de lui délivrer un certificat d'urbanisme. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, M. B n'a pas produit l'acte attaqué comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de l'association Préserver le bien-être à Lacoste et de plusieurs particuliers demandant l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Lacoste pour un lotissement de 17 lots. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l'absence de consultation du service d'assainissement, la méconnaissance des règles de protection des espèces et des servitudes environnementales, ainsi que l'insuffisance des équipements publics. Le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut de déclaration préalable pour la suppression de végétation dans un espace protégé était fondé et régularisable. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis dans un délai de quatre mois.