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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, contestant l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également validé l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur le rejet de la demande d'asile de M. B par l'OFPRA, en application des articles L. 611-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a confirmé l'interdiction de retour d'un an, estimant que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des circonstances de l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par deux salariés de la société Intelligent Electronic Systems (IES) d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 23 septembre 2024 par laquelle le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) Occitanie a homologué le document unilatéral portant plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dans le cadre d’un licenciement économique collectif. Les requérants soutenaient que la décision était entachée d’une erreur de droit, l’employeur ayant irrégulièrement scindé en deux catégories professionnelles distinctes les fonctions de « power electronic designer confirmé » et de « power electronic designer », ce qui aurait fait obstacle à l’application des critères d’ordre des licenciements. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté les demandes d’annulation, considérant que la définition des catégories professionnelles n’était pas entachée d’irrégularité au regard des dispositions du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 24 octobre 2024 qui obligeait M. B, ressortissant argentin, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée en France à l'âge de neuf ans, de sa scolarisation et de ses études prolongées dans le pays. En conséquence, le préfet doit supprimer le signalement de M. B dans le système d'information Schengen et verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (6ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que sa demande de renouvellement de titre, déposée après l'expiration du délai légal prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devait être instruite comme une première demande. Il a également estimé que le préfet avait légalement pu opposer un refus pour menace à l'ordre public, en raison des multiples condamnations pénales de l'intéressé (violences conjugales, stupéfiants, séjour irrégulier), et ce nonobstant ses liens familiaux en France, en application de l'article 6-4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré à la société Akuo Western Europe and Overseas pour une centrale agrivoltaïque sur la commune de Villedaigne. Le tribunal a d'abord jugé que M. A, propriétaire voisin, justifiait d'un intérêt à agir, rendant sa requête recevable. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens, considérant que les consultations d'Enedis et du SDIS n'étaient pas viciées, que le projet était conforme aux dispositions de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, et qu'il ne méconnaissait pas les articles R. 111-27 et R. 111-2 du même code relatifs à l'impact paysager et aux risques. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation et les demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" pour son petit-fils mineur algérien. Le tribunal a jugé que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 421-35 et L. 423-23) invoquées étaient inopérantes, car la situation des ressortissants algériens est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également écarté le moyen tiré de cet accord, le mineur ne remplissant pas les conditions de l'article 10 pour obtenir un document de circulation, étant entré en France avec un visa touristique de courte durée. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de l'Hérault. La requérante invoquait la production d'une attestation de connaissance du français, mais ce moyen a été jugé inopérant car la régularisation ne pouvait intervenir devant le juge. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour écarter la requête comme manifestement infondée. Il a enjoint à Mme B de déposer une nouvelle demande auprès du préfet si elle le souhaite.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Villedaigne à la société Akuo pour une centrale agrivoltaïque de 11,7 hectares. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, car la simple visibilité du projet depuis sa propriété, située à 120 mètres, ne suffisait pas à établir une atteinte directe à ses conditions de jouissance. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, fondés sur le code de l’urbanisme et le code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a statué sur la requête de M. A B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2014, issues de distributions de la société Sogena. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 12 525 euros accordé par l'administration en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Sur le surplus, le requérant invoquait un défaut de motivation de la proposition de rectification et contestait le bien-fondé des rehaussements. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 57, R. 57-1 et L. 80 CA.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. C et Mme A contre un arrêté préfectoral du 20 mars 2023 déclarant cessible une parcelle nécessaire à la réalisation de la ZAC "Les Jardins de Sérignan". Par un mémoire enregistré le 21 janvier 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 janvier 2025. Les conclusions de l’association foncière urbaine autorisée tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales refusant leur autorisation provisoire de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs aux soins pour leur enfant malade, ainsi que la violation de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII et l'absence de changement de situation depuis un précédent jugement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de M. B A, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui réattribuer trois points sur son permis de conduire. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions, y compris sa demande de condamnation de l'État au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le requérant s'était contenté de transmettre une copie de son recours gracieux, sans formuler de conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à une indemnisation. Cette absence de conclusions a été jugée contraire aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme D, ressortissante russe, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 septembre 2024 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour trois mois. La requérante s’est désistée de ses conclusions contre le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire, après le retrait de ces décisions par le préfet. Le tribunal a constaté que ce retrait implicite rendait sans objet les conclusions dirigées contre l’interdiction de retour et la demande d’effacement du signalement au fichier SIS, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du décret n°2010-569. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme D au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet des Pyrénées-Orientales refusant leur autorisation provisoire de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la situation de leur enfant malade n'avait pas changé depuis un précédent jugement et que les soins nécessaires étaient disponibles en Albanie, écartant ainsi la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions ne violaient ni l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et a rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a donné acte du désistement pur et simple de la SAS DEMATHIEU BARD CONSTRUCTION de sa requête en plein contentieux. La société demandait la condamnation solidaire de l'ARAC Occitanie, de la Région Occitanie et de la Sas Temperia Méditerranée à lui verser diverses sommes pour un total de 75 252,10 euros TTC, notamment au titre de travaux supplémentaires et de responsabilité contractuelle. Le désistement a été accepté par la Sas Temperia Méditerranée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a laissé à chaque partie la charge de ses propres frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait la décision 48 SI du ministre de l'intérieur du 7 novembre 2024, l'informant de la perte de validité de son permis de conduire suite à un retrait de points. Mme A soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction du 19 juin 2024, ayant prêté son véhicule. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction au code de la route relève exclusivement de la compétence du juge judiciaire. La réalité de l'infraction a été établie par le paiement d'une amende forfaitaire majorée, sans requête en exonération de la part de Mme A, en application des articles L. 223-1 du code de la route et 529 et suivants du code de procédure pénale.
Recours en excès de pouvoir d’un brigadier-chef de police contestant le refus implicite du préfet de la zone de défense et sécurité sud de lui accorder l’avantage spécifique d’ancienneté (ASA) pour une affectation en formation motocycliste urbaine à Carcassonne à compter du 1er juillet 2002. Le Tribunal administratif de Montpellier rejette la requête comme manifestement infondée, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur la prescription quadriennale prévue par la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968, les créances relatives aux services accomplis entre 2002 et 2016 étant prescrites au 1er janvier de l’année suivant chaque année de service, et la demande de 2022 étant tardive. Les conclusions à fin d’injonction sont irrecevables, et les frais de justice ne sont pas mis à la charge de l’État.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par les parents d’un enfant handicapé afin d’annuler le refus implicite de l’administration de lui attribuer une aide humaine individuelle et d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Montpellier de mettre en œuvre les préconisations de la CDAPH. Par un mémoire, la rectrice a conclu au non-lieu à statuer, tandis que les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 janvier 2025, mettant ainsi fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, brigadier-chef de police, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la zone de défense et sécurité sud du 17 mars 2023 lui refusant le bénéfice de l'avantage spécifique d'ancienneté (ASA) pour la période antérieure au 1er janvier 2017. Le tribunal a estimé que la créance de M. B, relative à des services accomplis entre 2008 et 2016, était prescrite en application de la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État, le délai ayant commencé à courir au 1er janvier de chaque année suivant celle des services. La demande d'annulation a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir à son soutien, et les conclusions à fin d'injonction ont été jugées irrecevables.