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Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 12 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante ivoirienne, en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car les pièces fournies (attestation du père, factures, assurances scolaires) établissent suffisamment la contribution effective du père français à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 mars 2024 clôturant sa demande de carte de résident en qualité de parent d'enfant réfugié. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que la décision attaquée constituait un simple refus d'enregistrement de la demande, et non un refus de séjour, rendant les conclusions dirigées contre un prétendu refus de séjour irrecevables. Le tribunal a ensuite annulé la décision de refus d'enregistrement, estimant que le préfet ne pouvait refuser d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé que si le dossier était incomplet, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 26 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B... au seul motif qu'elle avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Le tribunal juge que ce motif ne peut légalement justifier un refus d'enregistrement, car aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne subordonne l'examen d'une nouvelle demande à l'exécution préalable d'une mesure d'éloignement. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, car elle citait les textes applicables et précisait le motif du refus. Sur le fond, le tribunal a estimé que Mme B... ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes sur les cinq dernières années, condition posée par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'aide personnalisée au logement n'a pas été prise en compte et le montant de l'allocation chômage était insuffisant.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 3 juin 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler la carte de résident de Mme A..., ressortissante égyptienne et mère d’enfants français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en examinant la demande uniquement sur le fondement de l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (condition de ressources), sans répondre à la demande fondée sur l’article L. 423-10 du même code, qui ne prévoit pas une telle condition pour les parents d’enfant français. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 100 euros à Mme A... au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a examiné la requête de Mme A..., ressortissante chinoise, contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait notamment une erreur de droit et une méconnaissance des articles L. 413-7 et L. 426-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a annulé la décision préfectorale du 7 juin 2024, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur l’insuffisance des ressources personnelles de Mme A..., sans examiner, comme l’exige la jurisprudence de la CJUE (arrêt C-302/18), si les ressources mises à disposition par un tiers pouvaient être considérées comme stables, régulières et suffisantes. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 426-17 du CESEDA, transposant la directive 2003/109/CE.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 8 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B..., ressortissant bangladais. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que M. B... justifie de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC, grâce à un contrat à durée indéterminée de cuisinier depuis juillet 2019. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 22 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que cette demande, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (admission exceptionnelle au séjour), soit déposée par téléservice, alors que ce type de demande ne figure pas sur la liste des demandes pouvant être effectuées par cette voie et doit être déposée physiquement en préfecture. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande d'enregistrement de Mme B... dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à l’encontre de M. B..., ressortissant algérien. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la vie familiale stable du requérant (mariage, enfant scolarisé, emploi stable). Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de quatre mois et a condamné l’État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision ayant été notifiée le 16 juillet 2025 et le recours introduit le 24 juillet 2025, soit au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 555-1, L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute pour la requérante d'avoir déposé une demande complète. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée par le motif que Mme A... avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d'examen de sa situation personnelle. Le tribunal a jugé que le dépôt tardif de la demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours, sans motif légitime établi par la requérante, justifiait légalement le refus. En conséquence, l'ensemble des conclusions de Mme B... (annulation, injonction, astreinte et frais de justice) a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation de juge unique, a examiné la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation personnelle, et une méconnaissance des articles L. 551-15 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA, était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation, l'administration ayant pris en compte la vulnérabilité de la demanderesse.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 août 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que le préfet avait suffisamment tenu compte de la situation personnelle du requérant, notamment de sa durée de présence et de ses liens avec la France, pour fixer la durée de l’interdiction en application des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen de sa situation. Il a estimé que le refus, fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifié car la demande d'asile avait été présentée plus de quatre-vingt-dix jours après l'entrée en France sans motif légitime. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure tirés des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. Il a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée en droit et en fait, et que la requérante n'établissait pas que l'Allemagne présenterait des défaillances systémiques ou que son transfert méconnaîtrait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A..., ressortissante turque accompagnée de ses quatre enfants mineurs, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 30 septembre 2025 par laquelle le directeur de l’OFII a cessé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et du droit à être entendu, ainsi qu’une absence de prise en compte de sa vulnérabilité et de l’intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que l’OFII avait pris en compte la vulnérabilité de l’intéressée, conformément aux articles L. 551-16 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A..., ressortissant bangladais, a examiné la légalité de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 15 octobre 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la compétence territoriale du préfet, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de prolongation de l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A., ressortissante ivoirienne, d’une demande d’annulation de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l’OFII n’avait pas méconnu les dispositions des articles L. 522-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) relatives à l’évaluation de la vulnérabilité. Il a également jugé que la requérante n’établissait pas que sa vulnérabilité n’avait pas été prise en compte, ni que la décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A..., ressortissant sénégalais, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous et la délivrance d'un titre de séjour. La demande de délivrance d'un titre de séjour est irrecevable car elle présente un caractère définitif, excédant la compétence du juge des référés. Concernant la demande de rendez-vous et de document provisoire, le tribunal estime que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que la condition d'urgence n'est pas suffisamment établie en l'espèce. La requête est donc rejetée dans son ensemble.