48 412 décisions disponibles — page 454/2421
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... C... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour absence de relogement. La décision de la commission de médiation du 26 mars 2021 désignait uniquement son épouse, Mme D... C..., comme prioritaire pour un logement d'urgence. M. C... n'ayant pas qualité pour agir en son nom propre, ses conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, entraînant le rejet de l'ensemble de ses demandes, y compris celles relatives à l'astreinte et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence depuis décembre 2020, qui demandait réparation du préjudice subi du fait de la carence de l'État à assurer son relogement. Le tribunal a rejeté comme irrecevables ses conclusions distinctes visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement et à liquider l'astreinte prononcée en 2021, faute de présentation par une requête séparée. Sur le fond indemnitaire, le tribunal a jugé que la carence de l'État engageait sa responsabilité pour faute, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. C... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.