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Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... pour contester deux décisions de la commission de recours amiable de la CAF de Seine-Saint-Denis du 4 avril 2023, rejetant ses recours contre des indus de prime d'activité (1 171,74 € pour 2018-2020) et de revenu de solidarité active (RSA) (14 431,98 € pour 2017-2020), ainsi que des aides exceptionnelles de fin d'année. Le tribunal a examiné la compétence en matière de RSA, rappelant qu'en application de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 43 de la loi de finances pour 2022, le recours préalable contre un indu de RSA relève du président du conseil départemental, sauf dérogation expérimentale. La solution retenue n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur l'étendue du litige en matière de RSA, en lien avec les textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de reconduction d'un secours financier prévu par le décret n° 2006-875 du 13 juillet 2006. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 1er août 2023. Le tribunal a jugé que les ressources annuelles de Mme B..., s'élevant à 16 828 euros, dépassaient le plafond de 14 600 euros fixé par l'arrêté du 13 juillet 2006 pour une personne avec deux enfants à charge. Les textes appliqués sont le décret n° 2006-875 du 13 juillet 2006 et l'arrêté du 13 juillet 2006.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre l'arrêté du préfet de police du 27 décembre 2024 refusant le renouvellement de son habilitation à accéder aux zones de sûreté aéroportuaire. Le requérant, employé par la société Servair, contestait ce refus motivé par des faits de vol aggravé pour lesquels il avait été condamné, bien que le jugement soit frappé d'appel. Le juge a estimé qu'en l'état de l'instruction, les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de la présomption d'innocence et le défaut d'examen individualisé, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du caractère récent des faits. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a rejeté la requête de M. B C, ressortissant brésilien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 8 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait suffisamment les circonstances de fait, notamment l'absence de démarche de régularisation et l'exercice illégal d'une activité professionnelle. Il a également jugé que le requérant, entré en France en juin 2022 et ne justifiant pas de liens intenses et stables, ne pouvait se prévaloir d'un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (ex-7° de l'article L. 313-11) ni des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis mettant fin à la prise en charge de M. B... par l’aide sociale à l’enfance. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. En l’absence de ce recours, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, inspectrice du travail, contestant son reclassement indiciaire à l'indice majoré 478 suite à sa titularisation. La requérante invoquait notamment une erreur de droit fondée sur la circulaire du 2 août 2007, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant car cette circulaire ne régit pas la situation des fonctionnaires titularisés après concours. Les exceptions d'illégalité des décrets des 20 août 2003 et 23 décembre 2006, ainsi que la méconnaissance du principe d'égalité de traitement, ont également été écartées. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-16 du 11 janvier 1984, ainsi que sur le décret n° 2003-770 du 20 août 2003.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour ou de le convoquer. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour l'application de cet article, n'est pas satisfaite, le requérant n'établissant pas un risque suffisamment grave et immédiat pour ses droits sociaux ou sa formation professionnelle avant l'expiration de son titre. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision du directeur de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis du 26 janvier 2023 lui notifiant plusieurs indus (RSA, allocations logement, aides exceptionnelles) pour un montant global de 38 807,29 euros. Le tribunal a d’abord écarté de son champ de compétence l’indu d’allocations familiales, relevant du juge judiciaire. Sur le fond, il a rejeté le moyen de prescription soulevé par le requérant, en application des règles de prescription applicables aux prestations sociales. La solution retenue par le tribunal est le rejet de la requête de M. B..., confirmant ainsi le bien-fondé des indus réclamés par la CAF.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. F, gardien de la paix, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de douze mois (dont huit avec sursis) infligée par le ministre de l'intérieur pour des sorties d'arme injustifiées et dangereuses. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de l'arrêté, directeur des ressources et des compétences de la police nationale, disposait d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que les faits reprochés constituaient des fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire, sans se prononcer explicitement sur la proportionnalité de la sanction dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 27 mai 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le certificat de résidence de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en l'absence de délivrance effective d'une autorisation provisoire de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment sur le moyen tiré de l'erreur de droit concernant l'application de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné les demandes de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite de titre de séjour du 12 avril 2023 et l'arrêté du 22 janvier 2025 lui refusant un titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses requêtes, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (articles 6-5 et 7) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la première requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (10ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la commission du titre de séjour avait été régulièrement saisie, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des moyens soulevés par M. B a été écarté.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 16 novembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante et de son enfant mineur, comme l'exigent les articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission constitue un défaut d'examen de sa situation personnelle, entachant la décision d'illégalité. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme A, aide-soignante, contestant l'arrêté du 16 mars 2023 qui la plaçait en congé de maladie ordinaire à compter du 1er mars 2023, fixant implicitement au 28 février 2023 la date de consolidation de son état de santé suite à un accident de service reconnu. La requérante soutenait que cette date était entachée d'une erreur d'appréciation. Le tribunal a rappelé que la consolidation vise à constater la stabilisation de l'état de santé et non la disparition des séquelles, et que les soins postérieurs ne remettent pas en cause cette date. En l'absence d'éléments suffisants pour contredire le rapport d'expertise médicale du 16 février 2023, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme A... d’un recours contre le refus de la CPAM du Val-de-Marne de lui renouveler le bénéfice de l’aide médicale de l'État (AME). Le juge a examiné les droits de l'intéressée au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, constatant que ses ressources dépassaient le plafond annuel fixé à 9 719 euros. La requête a été rejetée, le tribunal confirmant que la condition de ressources n'était pas remplie pour la période en litige.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis le 6 juillet 2023 par l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP), réclamant le remboursement de 1 057,68 euros pour des frais de déplacement jugés non conformes, ainsi que contre la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur de droit et une atteinte au principe de non-rétroactivité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le titre exécutoire était régulier et que la créance était fondée. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme C et mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet s'était cru en situation de compétence liée en se fondant uniquement sur un avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère, sans examiner la situation professionnelle et personnelle du requérant, entachant ainsi sa décision d'une erreur de droit. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sans préjuger de la délivrance d'un titre de séjour.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A C, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a relevé que, antérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait déjà délivré à l'intéressé une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA (étranger malade), laquelle emporte des effets équivalents à ceux du titre sollicité. En application du principe d'irrecevabilité des conclusions dirigées contre une décision de refus lorsque le titre a déjà été accordé, le tribunal a déclaré la requête irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant qu'une décision implicite était née. Il a ensuite constaté que la condition d'urgence était présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour et qu'aucune circonstance particulière n'était invoquée par le préfet pour l'écarter. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.