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Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le préfet opposait un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’un récépissé, mais le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que la délivrance d’un simple récépissé ne retire pas la décision implicite de refus et ne prive pas le recours d’objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l’intéressé.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. B, ressortissant serbe. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 1998, de son emploi, et de la nationalité française de ses deux enfants. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sous deux mois, et condamne l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.