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Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, agissant pour sa fille mineure, d’une demande d’indemnisation fondée sur la carence fautive de l’État dans l’organisation du service public d’enseignement, en raison de 291 heures de cours non remplacées durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a jugé que l’obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires, prévue par le code de l’éducation et l’arrêté du 19 mai 2015, n’avait pas été respectée, engageant ainsi la responsabilité de l’État. Il a accordé à Mme A une somme de 1 730 euros, comprenant 1 230 euros pour le préjudice subi par sa fille (retard dans les apprentissages) et 500 euros pour son propre préjudice moral. La solution retenue confirme que l’absence de remplacement des enseignants constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa situation de précarité et de son licenciement, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie. En effet, la décision implicite de rejet datait du 18 mars 2024 et Mme A... ne démontrait pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.