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Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A a déposé sa demande de rendez-vous après l'expiration du délai légal prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se plaçant ainsi lui-même dans la situation d'urgence qu'il invoque. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A, agissant pour sa fille mineure, d’une demande d’indemnisation fondée sur la carence fautive de l’État dans l’organisation du service public d’enseignement, en raison de 291 heures de cours non remplacées durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a jugé que l’obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires, prévue par le code de l’éducation et l’arrêté du 19 mai 2015, n’avait pas été respectée, engageant ainsi la responsabilité de l’État. Il a accordé à Mme A une somme de 1 730 euros, comprenant 1 230 euros pour le préjudice subi par sa fille (retard dans les apprentissages) et 500 euros pour son propre préjudice moral. La solution retenue confirme que l’absence de remplacement des enseignants constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D d'une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans l'organisation du service public de l'enseignement, sa fille ayant été privée de 40 jours de cours durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a jugé que le manquement à l'obligation légale d'assurer l'enseignement selon les horaires réglementaires, sans justification tirée des nécessités du service, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Il a ainsi condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme D pour le préjudice subi par sa fille et 500 euros pour son préjudice propre, sur le fondement des articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation, ainsi que de l'arrêté du 9 novembre 2015 fixant les horaires d'enseignement.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 août 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence d'entrée régulière en France, condition requise par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de Français. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination l'étaient également.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté le moyen d’insuffisance de motivation et a jugé que le requérant ne justifiait pas de l’exercice de l’autorité parentale à l’égard de son enfant français, condition nécessaire à l’application de l’article 6-4 de l’accord franco-algérien. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été rejetés. En conséquence, la décision de refus de séjour, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été validées.
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus de réintégration opposé par la préfecture de police. Le requérant avait demandé l’annulation de la décision du 29 octobre 2021, ainsi qu’une injonction de réintégration. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et a ordonné la clôture de l’instance.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, se fondant uniquement sur l'absence d'autorisation de travail. Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de douze mois. Le requérant invoquait sa présence en France depuis mars 2024 et la présence de sa sœur et de son frère sur le territoire. Le tribunal estime que ces circonstances, compte tenu de la faible durée de séjour, ne suffisent pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de la société Joga Futbol contestant l'arrêté de fermeture définitive de son établissement sportif, pris par la maire de Noisy-le-Grand le 18 octobre 2022 sur le fondement des articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 122-3 et L. 143-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant notamment que les conclusions dirigées contre l'arrêté initial et le rejet du recours gracieux étaient tardives, et que la mise en demeure et l'astreinte étaient légales. Les frais de justice ont été mis à la charge de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B C, agissant pour sa fille mineure, demandant réparation pour des heures de cours non dispensées durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que le requérant n'apportait pas la preuve que les absences d'enseignants non remplacés constituaient une carence fautive de l'État dans l'organisation du service public de l'enseignement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, notamment les articles relatifs à l'obligation d'enseignement et à l'organisation de la semaine scolaire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A de demandes d’annulation de décisions du service des retraites de l’éducation nationale refusant son affiliation rétroactive au régime général de retraite de la sécurité sociale pour plusieurs périodes. Par un mémoire enregistré le 2 juin 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 25 juin 2025.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 juin 2025 refusant une dérogation de secteur pour l’affectation d’une élève au collège Marcelin Berthelot. Les requérants invoquaient l’urgence en raison de la perte d’un cursus spécialisé en gymnastique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’élève pouvant poursuivre sa pratique sportive au sein de sa section actuelle. La requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa situation de précarité et de son licenciement, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie. En effet, la décision implicite de rejet datait du 18 mars 2024 et Mme A... ne démontrait pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cette information n'étant pas une décision distincte. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en application des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B D, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2017, résultant d’un redressement lié à l’acquisition à prix minoré d’un appartement auprès d’une SCI. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité de la procédure d’imposition de la SCI étaient inopérants pour contester les impositions personnelles du requérant, conformément au principe d’indépendance des procédures. Il a également estimé que la proposition de rectification adressée à M. D était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un document provisoire de séjour, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir en raison de l'absence de récépissé suite à sa demande de renouvellement de titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment car la demande de renouvellement n'avait été déposée que récemment et que le requérant ne justifiait pas d'un déplacement impératif et imminent. En conséquence, il a considéré qu'il n'y avait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure de sauvegarde dans le délai de 48 heures.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait des mesures de protection et une enquête pour harcèlement moral, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (santé, dignité, protection fonctionnelle). Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral caractérisant une atteinte grave et manifestement illégale. Il a également relevé que sa demande de protection fonctionnelle n'avait pas fait l'objet d'un rejet explicite. En l'absence d'urgence et de conditions remplies, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, agissant pour sa fille, d'une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans l'organisation du service public de l'enseignement, en raison de 181 heures de cours non remplacées durant l'année scolaire 2022-2023. Le tribunal a jugé que l'État a manqué à son obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires, conformément au code de l'éducation et à l'arrêté du 19 mai 2015. Cette carence a été reconnue constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 1 810 euros à la fille de M. B pour le préjudice lié au retard dans ses apprentissages et 500 euros à M. B pour son préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de Mme A. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a en effet fait droit à sa demande en mettant un titre de séjour à sa disposition le 13 juin 2025, rendant les conclusions de la requête sans objet. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'État a été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait la restitution de son fils mineur, placé administrativement par le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit au respect de la vie privée et familiale. Le juge a estimé que M. C n'apportait aucun élément établissant l'existence d'une telle atteinte justifiant une mesure d'urgence dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.