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Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Sonen, représentée par la Compagnie de Saint-Gobain, qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire des charges à payer au titre des exercices 2014 et 2015 le bonus qualitatif individuel de ses salariés. Le tribunal a jugé que, faute d'engagements fermes et irrévocables de l'employeur quant au principe et au mode de calcul de ce bonus à la clôture des exercices, l'obligation de versement n'était pas certaine, rendant la déduction impossible. La solution retenue s'appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts, qui subordonnent la déduction des charges non réglées à l'existence d'engagements rendant l'obligation certaine.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 novembre 2023 lui refusant un certificat de résidence, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a écarté les moyens relatifs à la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que M. B ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des décisions contestées.
Référé en excès de pouvoir devant le Tribunal administratif de Montreuil. Une ressortissante congolaise demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que la requérante avait été convoquée en cours d'instance, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Il a toutefois condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant camerounais, qui demandait à être convoqué pour déposer ses empreintes dans le cadre de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car il ressortait des pièces du dossier que la demande de l'intéressé avait été "acceptée" et son titre était "disponible". En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 21 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime obligeait M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de six mois. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des motifs inexacts, notamment l'absence de document d'identité valide, d'entrée régulière et de ressources, alors que M. A disposait d'un passeport en cours de validité, était entré régulièrement sous visa et avait déposé une demande de titre de séjour. Cette solution a été retenue au regard des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 26 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur l'avis défavorable de la plateforme interrégionale de la main-d'œuvre étrangère, sans examiner si la situation professionnelle et personnelle de M. B justifiait une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions tendant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés. La solution retenue est un désistement d'instance partiel, avec une condamnation aux frais.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la société Vinci, qui sollicitait la restitution de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 et 2015. La société contestait l'absence de neutralisation de la quote-part de frais et charges de 5% sur les dividendes reçus de filiales établies dans des États tiers à l'Union européenne, y voyant une discrimination contraire à la Convention européenne des droits de l'homme et au droit de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté ces moyens, considérant que la différence de traitement était justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du régime d'intégration fiscale. En revanche, il a fait droit à la demande subsidiaire de la société, en ordonnant l'imputation des crédits d'impôt étrangers sur les dividendes perçus de filiales au Maroc, au Chili, en Indonésie, au Sénégal et en Côte d'Ivoire, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants (conditions de notification), soit non assortis de précisions suffisantes (atteinte à la vie privée, erreur manifeste d'appréciation). La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. D, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'exception de tardiveté soulevée par le préfet, la requérante ayant déposé une demande d'aide juridictionnelle dans le délai de recours. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, l'avis du collège des médecins de l'OFII étant suffisamment motivé et le préfet n'étant pas lié par cet avis. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui remettre son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la demande n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier avoir effectivement saisi l'administration d'une demande restée sans réponse. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée datant de plus de dix mois et la requérante ne démontrant pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Demande de référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui sollicitait une injonction pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. La solution retenue est que la naissance d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rend la mesure demandée manifestement de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Par conséquent, la requête est rejetée comme mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, un ressortissant marocain demandant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Il sollicitait une injonction sous astreinte pour obtenir une nouvelle attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait convoqué le requérant à un rendez-vous après l'introduction de la requête, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Toutefois, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par le fonds d'investissement luxembourgeois Incometric Fund - European sectors d'une demande de restitution de retenues à la source de 360 euros prélevées sur des dividendes français en 2018. Le fonds soutenait être comparable à un OPCVM français et donc éligible à l'exonération. En cours d'instance, l'administration fiscale a admis la comparabilité du fonds et la chaîne de paiement, et a accordé la restitution intégrale de la somme demandée. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que la décision était légalement fondée, notamment sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la validité de l'arrêté préfectoral, en raison de l'absence de menace à l'ordre public et de l'insuffisance d'éléments justifiant un délai de départ volontaire.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SA Autoroutes du Sud de la France (ASF) qui sollicitait une réduction de 2 897 594 euros de sa contribution économique territoriale (CET) pour 2021. La société soutenait que la taxe sur les concessionnaires d'autoroutes (article 302 bis ZB du CGI) et la redevance domaniale (article R. 122-48 du code de la voirie routière) étaient déductibles de son chiffre d'affaires pour le calcul de la valeur ajoutée servant d'assiette à la CET. Le tribunal a jugé que ces taxes et redevances ne constituent pas des "taxes sur le chiffre d'affaires et assimilées" ni des charges déductibles au sens de l'article 1586 sexies du CGI, et a donc rejeté la requête.
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son certificat de résidence en tant que conjoint de français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait correctement apprécié la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A. Celle-ci demandait initialement au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le préfet ayant convoqué la requérante à un rendez-vous, Mme A s'est désistée de sa requête. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte.