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Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Livry-Gargan sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La commune sollicitait une expertise avant le début de travaux publics liés à la construction d'un groupe scolaire, afin de constater l'état actuel des bâtis situés sur plusieurs parcelles voisines. Le juge a désigné un expert avec pour mission de dresser un état descriptif des immeubles, d'identifier les dégradations préexistantes et d'évaluer leur susceptibilité d'être affectés par les travaux. Cette mesure contradictoire vise à prévenir d'éventuels litiges en matière de dommages de travaux publics.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de M. B. Le juge retient un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de cette décision implicite malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, sans toutefois l'assortir d'une autorisation de travail. Les autres conclusions de la requête, notamment celles fondées sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 15 décembre 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait refusé de délivrer un certificat de résidence de dix ans à M. B, ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant une communauté de vie effective pour la première délivrance du titre de séjour en qualité de conjoint de Français, alors que cette condition n'est requise que pour le renouvellement ou la délivrance du certificat de dix ans selon l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule deux titres de perception émis le 25 mai 2022 par lesquels l'administration réclamait à Mme B le remboursement d'aides du fonds de solidarité (ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020). La solution retenue est fondée sur l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, qui impose que tout titre de perception indique les bases de la liquidation. Le tribunal constate que les titres litigieux, se bornant à mentionner un courrier non joint ni préalablement adressé à la requérante, ne comportent pas cette indication. Par conséquent, les titres et la décision implicite de rejet de la contestation sont annulés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'allocation de logement sociale de 1 994,11 euros réclamé par la CAF de Seine-Saint-Denis. La requérante reconnaissait avoir quitté son logement sans le déclarer, mais invoquait sa bonne foi et l'absence de changement de situation financière. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants sur le bien-fondé de l'indu et insuffisants pour démontrer la bonne foi nécessaire à une remise gracieuse, en application des articles L. 821-2 et R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, faute de moyens sérieux.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « salarié ». Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’article L. 435-1 du CESEDA, car l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit seul l’admission au séjour pour activité salariée des ressortissants marocains. Il a également estimé que la requérante ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale. La décision implicite de rejet a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 7 000 euros à Mme B pour carence fautive dans son obligation de relogement. Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 mai 2019, n'avait reçu aucune proposition de logement, malgré une injonction du tribunal en 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses trois enfants, logés dans un habitat suroccupé et insalubre. L'indemnisation a couvert la période de carence du 24 novembre 2019 à la date du jugement.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SA BPCE tendant à la restitution partielle de la taxe sur les salaires pour les exercices 2014 et 2015. La société soutenait que l'inclusion des dividendes du régime mère-fille dans le rapport d'assujettissement était contraire à la directive 2011/96/UE et créait une discrimination. Le tribunal a jugé que la réclamation pour 2015 était tardive et irrecevable, et que les moyens soulevés pour 2014 étaient infondés, la directive ne s'opposant pas à la prise en compte de ces dividendes dans le calcul de la taxe. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B C, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour d’un an. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de l’acte attaqué, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyens, le requérant n’a pas produit la décision contestée dans le délai imparti. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de Mme B. Le tribunal retient le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de la société Vins, alcools et spiritueux de France (VASF) qui demandait la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés de 1 696 922 euros au titre de l’exercice 2010. Le tribunal constate que la requête, enregistrée le 20 juin 2022, est tardive car introduite plus de deux mois après la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, intervenue le 17 février 2021, en méconnaissance de l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Cette irrecevabilité conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de Mme B C, ressortissante panaméenne. La requérante, mariée à un Français, justifiait de la communauté de vie et d’un visa de long séjour, remplissant ainsi les conditions de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » sous deux mois. L’État est condamné à verser 1 000 euros à Mme B C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SA Crédit mutuel Arkéa, qui contestait des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour les exercices 2017 à 2019. La société soutenait que les contributions au Fonds de résolution unique (FRU) et au Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) ne constituent pas des impôts ou taxes, mais des charges d'exploitation déductibles de l'assiette de la CVAE. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que ces contributions, en raison de leur caractère obligatoire et de leur finalité de financement de missions de service public, relèvent de la catégorie des "impôts, taxes et versements assimilés" au sens du plan comptable général. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts (articles 1586 ter et 1586 sexies) et le règlement comptable n° 2014-03, confirmant la position de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant que M. A justifiait de motifs exceptionnels d'admission au séjour. Cette appréciation repose sur la durée de présence en France (plus de huit ans) et l'insertion professionnelle stable et pérenne du requérant, occupant un emploi de plongeur en contrat à durée indéterminée depuis plus de trois ans dans un secteur en tension.
Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant à M. A C, ressortissant algérien, la délivrance d’un certificat de résidence mention "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que l’intéressé remplissait les conditions prévues au 2) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, étant entré régulièrement en France et marié à une ressortissante française. Il a enjoint au préfet de lui délivrer ce titre de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l’État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle ne contenait que des moyens de légalité externe manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation) ou des moyens non assortis de précisions suffisantes (erreur manifeste d'appréciation). Le tribunal a notamment relevé que la délégation de signature était régulière et que la motivation de l'arrêté était complète.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant en situation de handicap (trouble du spectre autistique) pour faire exécuter une décision de la CDAPH du 2 mai 2023 lui attribuant une aide humaine individuelle (AESH) de douze heures par semaine. Constatant que l'enfant ne bénéficiait que d'une heure trente d'accompagnement par semaine, le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, la carence de l'administration portant gravement atteinte à sa scolarité et à sa sécurité. Il a enjoint à la rectrice de l'académie de Créteil de placer effectivement un AESH auprès de l'enfant conformément à la décision de la CDAPH, dans un délai de quinze jours, sans assortir cette injonction d'une astreinte. L'État a été condamné à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant à M. C la délivrance d’une carte de résident de dix ans. Le tribunal a retenu que le préfet n’avait pas répondu à la demande de communication des motifs de cette décision, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l’intéressé dans un délai de quatre mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, après avoir rencontré des difficultés techniques avec les plateformes ANEF et "démarches simplifiées". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. B a déposé sa demande de renouvellement après l'expiration du délai légal prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il est ainsi responsable de sa propre situation irrégulière. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le requérant avait annoncé la production d'un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, mais ne l'a pas fourni dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de ce texte et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le premier vice-président a donné acte de ce désistement par ordonnance.