48 412 décisions disponibles — page 673/2421
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'urgence nécessaire, faute d'établir les conséquences graves de la décision sur sa situation professionnelle et médicale, et en raison du délai écoulé depuis le refus. La demande subsidiaire visant la suspension d'un refus de récépissé a également été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 14 août 2024, mais n'ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que les conditions étaient réunies pour ordonner le logement du requérant. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B, sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.