Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2411223(TA93-2411223)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure pour non-respect du délai de trois mois prévu à l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était infondé, l'avis du collège des médecins ayant été rendu dans ce délai. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du même code, l'état de santé de M. A ne justifiant pas la délivrance d'un titre de séjour, et que les autres moyens, y compris ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, étaient également infondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2405453(TA93-2405453)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2405296(TA93-2405296)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, faute pour la requérante de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, Mme A ne démontrant ni considérations humanitaires ni motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour, au regard de sa situation familiale et professionnelle limitée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2403955(TA93-2403955)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis sur la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 435-1, L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2403875(TA93-2403875)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et une erreur de droit concernant l'examen de sa demande au titre des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la situation de l'enfant, sans erreur manifeste d'appréciation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2402397(TA93-2402397)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. S'agissant du refus de séjour, il a jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII était régulier et que la requérante ne démontrait pas l'indisponibilité des soins nécessaires dans son pays d'origine, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions subséquentes d'éloignement et de fixation du pays de renvoi ont été validées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2308434(TA93-2308434)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant les retraits de points consécutifs à quatre infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'infraction du 1er février 2022, le point ayant été restitué. Il a rejeté la fin de non-recevoir du ministre concernant l'infraction du 30 décembre 2021, faute de preuve d'une notification régulière de la décision 48N. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 30 décembre 2021, 12 novembre 2021 et 5 novembre 2021, en raison du défaut de preuve de la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2308056(TA93-2308056)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de son enregistrement en tant qu'intervenant en prévention des risques professionnels. Le tribunal a jugé que sa licence professionnelle en "management opérationnel des organisations" ne constituait pas un diplôme sanctionnant au moins deux ans d'études supérieures dans les domaines de la santé, de la sécurité ou de l'organisation du travail, comme l'exige l'article D. 4644-6 du code du travail. Il a également estimé que son expérience professionnelle, notamment au sein des sapeurs-pompiers, ne pouvait suppléer l'absence de diplôme requis. La décision de l'administration a donc été confirmée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2307886(TA93-2307886)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, certaines infractions et la décision d'invalidation ayant été supprimées du relevé d'information, et un point ayant été restitué. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points a été écarté, la notification par lettre simple n'affectant pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions devenues sans objet et le rejet du surplus des conclusions de la requête, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2307851(TA93-2307851)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision 48SI du 17 avril 2023 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. Après un désistement partiel du requérant, le tribunal a examiné le surplus des conclusions, notamment les retraits de points consécutifs à six infractions. Le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 17 mai 2015, 24 mai 2015, 3 juillet 2019, 13 mai 2021, 19 août 2021 et 1er juillet 2022, au motif que l’administration n’a pas justifié avoir satisfait à l’obligation d’information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, la décision 48SI du 17 avril 2023 a également été annulée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2307828(TA93-2307828)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a partiellement donné acte du désistement de M. B concernant les infractions du 6 octobre 2022. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 9 octobre 2022, ainsi que la décision 48SI constatant l'invalidité de son permis de conduire. La solution retenue est fondée sur le défaut de preuve par le ministre de l'intérieur de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2307810(TA93-2307810)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A A contestant la décision 48SI du 24 mai 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 28 mars 2022, 21 mars 2019 et 30 mai 2017, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, rappelant que l'administration doit prouver qu'elle a délivré au conducteur les informations obligatoires sur le retrait de points. En l'espèce, le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur n'apportait pas cette preuve pour les infractions des 28 juillet 2022, 14 janvier 2021 et 27 mai 2015, entraînant l'annulation des retraits de points correspondants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2307695(TA93-2307695)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points de son permis de conduire, pour défaut d’information préalable et absence de preuve des infractions. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Par un jugement du 26 février 2025, la 10ème chambre (JU) a donné acte de ce désistement, mettant fin à la procédure sans examen au fond. Aucun texte du code de la route n’a été appliqué au fond, la décision se limitant à constater le désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2307666(TA93-2307666)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision 48SI du 15 mai 2023 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. Le requérant s’est partiellement désisté, et le tribunal a statué sur le surplus. Le moyen principal tiré du défaut d’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été examiné. Pour les infractions des 12 octobre 2022 et 28 février 2021, le tribunal a jugé que l’administration n’apportait pas la preuve de la délivrance de cette information, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour ces deux infractions ainsi que la décision 48SI subséquente.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2307080(TA93-2307080)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de la SARL Delhi Food contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour l'emploi illégal de travailleurs étrangers. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les titres de perception pour irrecevabilité, faute de réclamation préalable obligatoire. Sur le fond, il a annulé la décision du 20 avril 2023 en tant qu'elle infligeait une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement, en application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 qui a abrogé les articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant une loi plus douce. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, confirmant le principe et le montant de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2306782(TA93-2306782)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B contestant la décision 48SI du 22 mars 2023 du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points était inopérant et que l'administration avait satisfait à son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il a également écarté le moyen relatif à la réalité des infractions, faute de preuve suffisante apportée par le requérant. La solution s'appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA93-2302022(TA93-2302022)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de la SARL Bati Chanzy contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour emploi d'étrangers sans titre, à savoir une contribution spéciale et une contribution forfaitaire. Le tribunal a relevé d'office l'abrogation des articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024, et a rappelé qu'en tant que juge de plein contentieux, il doit appliquer la loi pénale plus douce entrée en vigueur après les faits. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a instruit les parties sur ce moyen d'office, ce qui pourrait conduire à une modulation ou une annulation des sanctions. Les textes appliqués incluent les articles L. 8253-1 du code du travail et les anciens articles L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2301240(TA93-2301240)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) demandant l'annulation du refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis d'abroger l'arrêté du 27 février 1997 imposant la fermeture un jour par semaine des boulangeries. Le tribunal a jugé que la FEB ne démontrait pas que l'accord du 16 février 1996, fondement de l'arrêté, ne correspondait pas à la volonté de la majorité des professionnels à la date de son édiction. Il a également estimé que le changement de circonstances de fait invoqué (émergence de nouveaux professionnels, représentativité de la FEB) n'était pas établi comme suffisant pour rendre l'arrêté illégal. La solution s'appuie sur les articles L. 3132-29 du code du travail et L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2301014(TA93-2301014)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SCI des Vignes d’une demande d’indemnisation pour le refus du Préfet de la Seine-Saint-Denis de lui accorder le concours de la force publique afin d’expulser un occupant sans titre. Le tribunal a constaté que la SCI avait accepté une transaction le 20 février 2023, par laquelle elle renonçait à toute action pour la période du 1er avril au 31 décembre 2022 en contrepartie d’une somme de 7 200 euros. En application des articles 2044 et 2052 du code civil, cette transaction a éteint la créance et rendu la demande indemnitaire sans objet pour cette période. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA93-2300346(TA93-2300346)

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil (9ème chambre) concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique en vue de l’expulsion d’un occupant sans titre. Le tribunal annule la décision de refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis, prise en méconnaissance de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Sur l’indemnisation, il constate qu’un protocole transactionnel du 13 janvier 2023 a déjà soldé le litige pour la période du 1er avril 2021 au 26 juillet 2022 par le versement de 14 977 euros. Le tribunal rejette le surplus des conclusions indemnitaires, la SCI SPM2 ne justifiant pas de préjudices supplémentaires pour la période antérieure au 1er avril 2020, ni de manquement de l’administration après la transaction.

Résumé IA