Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2413977(TA93-2413977)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet de police de Paris du 16 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le vice de forme, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA93-2413902(TA93-2413902)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "commerçant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le renouvellement du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de faits de faux et d'usage de faux commis par le requérant, sans qu'il soit nécessaire de caractériser une menace à l'ordre public. La décision a été rendue au visa de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2214460(TA93-2214460)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, un ingénieur territorial, qui contestait le refus implicite du maire de Montreuil de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'un vice de procédure lié à l'absence d'enquête administrative préalable, car la décision sur la protection fonctionnelle est indépendante de cette procédure. Sur le fond, après avoir rappelé les règles applicables en matière de harcèlement moral, le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA93-2303676(TA93-2303676)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait la décision de classement sans suite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet de la Seine-Saint-Denis était fondé à refuser d'enregistrer la demande, car l'attestation d'hébergement fournie ne correspondait pas à l'adresse figurant sur la carte de séjour de l'hébergeant, rendant le dossier incomplet conformément à l'article R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du refus d'enregistrement, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA93-2413473(TA93-2413473)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 19 juillet 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Sur le fond, il a estimé que l'état de santé de M. D, souffrant de diabète de type 2 et de drépanocytose, ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour pour étranger malade au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avis du collège de médecins de l'OFII n'étant pas contredit par les pièces produites. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2217050(TA93-2217050)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, adjoint technique stagiaire, qui contestait l'arrêté du maire de Vaujours prorogeant son stage d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de prorogation, fondée sur l'article 10 du décret n°2006-1691 du 22 décembre 2006, n'était entachée ni d'un vice de procédure (l'agent ayant été mis à même de présenter ses observations), ni d'une erreur manifeste d'appréciation de son insuffisance professionnelle, ni d'une discrimination syndicale. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA93-2415939(TA93-2415939)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de L’Île-Saint-Denis à l’association Halage pour la surélévation de bâtiments de bureaux. Par un mémoire du 12 février 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 25 février 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA93-2411986(TA93-2411986)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme F, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de douze mois prononcées par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 31 juillet 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier les articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 612-6.
N° TA93-2411954(TA93-2411954)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 12 juillet 2024. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de la situation médicale de son enfant et de sa vie familiale en France. Le tribunal a estimé que Mme A n'établissait pas la communauté de vie avec son époux et n'apportait pas la preuve que son enfant ne pourrait bénéficier de soins appropriés en Inde, conformément à l'avis du collège des médecins de l'OFII. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418425(TA93-2418425)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A, ressortissante ivoirienne, afin qu’elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure en raison de l’impossibilité persistante d’obtenir un rendez-vous en ligne, malgré ses nombreuses tentatives et ses relances par courriel. Le tribunal a considéré que cette situation faisait obstacle à l’examen de son droit au séjour et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a fixé un délai de six semaines à compter de la notification de l’ordonnance pour la délivrance du rendez-vous et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA93-2418442(TA93-2418442)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, réfugié afghan, pour obtenir une injonction de convocation afin de récupérer son titre de voyage. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré une convocation prioritaire au requérant. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l'urgence et l'utilité de la mesure ayant disparu. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA93-2417545(TA93-2417545)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante américaine, pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré l'attestation sollicitée postérieurement à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Toutefois, l'État a été condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison de l'obtention tardive de la mesure.
N° TA93-2418478(TA93-2418478)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à M. B une attestation valable jusqu'au 12 mai 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.
N° TA93-2501469(TA93-2501469)
Suspension de révocation d’une fonctionnaire hospitalière. Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision de révocation prise par la directrice générale des CHI d’Aulnay-sous-Bois, de Montreuil et du Raincy-Montfermeil. La requérante invoque l’urgence en raison de la perte de revenus et de l’impact sur ses soins médicaux, mais n’apporte aucun élément probant sur son état de santé ou son incapacité à travailler. Faute d’urgence établie, la condition de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie, entraînant le rejet de l’ensemble des conclusions.
N° TA93-2417477(TA93-2417477)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B, ressortissante haïtienne, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. La requérante justifiait d'une impossibilité technique d'utiliser le téléservice de l'administration numérique des étrangers en France (ANEF) pour effectuer cette démarche, son précédent titre étant expiré. Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-15.
N° TA93-2410635(TA93-2410635)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante indienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 24 juin 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'erreur de fait et d'erreur de droit, jugeant que la requérante ne justifiait pas de liens personnels et familiaux d'une intensité suffisante en France pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2418628(TA93-2418628)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante algérienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour arrivant à expiration. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré à l'intéressée un nouveau récépissé valable jusqu'au 1er avril 2025, faisant ainsi droit à sa demande. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2304875(TA93-2304875)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de la contribution effective de l'autre parent, de nationalité française, à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, comme l'exigent les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la décision de refus n'a pas méconnu ces dispositions, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris ses demandes d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA93-2418631(TA93-2418631)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions, et le préfet avait préalablement conclu au non-lieu à statuer. Aucun texte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA93-2315077(TA93-2315077)
Le Tribunal administratif de Montreuil (4ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante srilankaise, qui contestait la décision du 2 novembre 2023 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également estimé que l'administration avait établi que Mme A ne s'était pas conformée aux obligations de fournir des informations utiles à l'instruction de sa demande d'asile, justifiant ainsi la cessation des conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.