Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2305121(TA93-2305121)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société polonaise Ryszard Karpinski Transport i Spedycja Witexim, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 8 791,17 euros pour 2021. L’administration fiscale avait refusé la demande au motif que la société avait déjà déposé six demandes pour la même année, excédant la limite de cinq fixée par une instruction administrative. Le tribunal a jugé que cette condition limitative, absente de la directive 2008/9/CE et du code général des impôts, violait le principe de neutralité fiscale. Cependant, l’administration a substitué une base légale valable en invoquant l’article 242-0 S, 3° de l’annexe II au code général des impôts, qui interdit le remboursement de montants déjà demandés. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA93-2304700(TA93-2304700)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen, estimant la décision suffisamment motivée. Il a jugé que le préfet avait pu légalement opposer la menace pour l’ordre public, en raison de la gravité et de la réitération de faits de violences conjugales commis par le requérant, sur le fondement de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, la décision n’a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA93-2304633(TA93-2304633)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision du 29 mars 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante russe. Le tribunal juge que la demande n'était ni abusive ni dilatoire, car la requérante justifiait d'éléments nouveaux, notamment une présence en France de plus de dix ans et la naissance d'un cinquième enfant. Cette décision est fondée sur une erreur de droit, le préfet ne pouvant refuser l'enregistrement en l'absence de caractère abusif ou dilatoire de la demande. Il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quatre mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA93-2304182(TA93-2304182)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 1er décembre 2022 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de résident "conjoint de retraité" à Mme D, ressortissante marocaine. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en estimant que la requérante ne remplissait pas la condition de résidence régulière en France avec son conjoint, au sens des articles L. 426-8 et L. 426-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA93-2303941(TA93-2303941)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, la décision préfectorale du 15 décembre 2022 ayant été régulièrement notifiée le 22 décembre 2022, et la requête enregistrée le 31 mars 2023 dépassant le délai de recours contentieux de deux mois. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 811-2 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés par le requérant.
N° TA93-2303839(TA93-2303839)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que ce refus n'était pas entaché d'un défaut de base légale, car il était motivé par l'absence d'éléments nouveaux depuis l'obligation de quitter le territoire français dont il faisait l'objet, ce qui révélait le caractère dilatoire de sa demande. La solution s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303792(TA93-2303792)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 février 2023 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant sri-lankais. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en motivant son refus par l'existence d'une interdiction de retour sur le territoire français, car ce motif ne peut légalement justifier un refus d'enregistrement. Il enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303581(TA93-2303581)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B D, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour l'année 2017. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de rectification suivie à l'encontre de la société en nom collectif dont elle était associée, en raison de l'absence de représentation valable de la société après sa dissolution. Le tribunal a rappelé que la personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de sa clôture, et que seul un mandataire spécialement désigné peut la représenter après cette date. La solution retenue s'appuie sur les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil, ainsi que sur les articles L. 237-2 et R. 237-9 du code de commerce.
N° TA93-2303540(TA93-2303540)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 23 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal juge que ce refus constitue une décision faisant grief, car la demande n'était pas abusive ou dilatoire, et qu'il est entaché d'illégalité faute d'examen de la situation personnelle et professionnelle du requérant. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303106(TA93-2303106)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B, ressortissant malien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré un récépissé à l’intéressé, ce qui a abrogé la décision contestée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans faire droit à la demande de frais de justice.
N° TA93-2112744(TA93-2112744)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par la SAS Europcar France d'une demande de décharge de rappels de TVA d'un montant total de 185 289 euros pour la période 2015-2016. Ces rappels concernaient les frais administratifs de traitement des dommages facturés aux clients lors de la location de véhicules. La société soutenait que ces frais, constituant une simple indemnité forfaitaire pour réparer son préjudice, n'étaient pas la contrepartie d'une prestation de service et donc non imposables. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que ces frais rémunéraient une prestation de services individualisée rendue au client (gestion des démarches liées au sinistre) et constituaient une prestation accessoire à la location de véhicules, imposable à la TVA sur le fondement des articles 256 et 266 du code général des impôts.
N° TA93-1910959(TA93-1910959)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande du fonds d'investissement américain Capital Group Employee Benefit Investment Trust, qui sollicitait la restitution de retenues à la source prélevées sur des dividendes de source française pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a estimé que le fonds requérant n'apportait pas la preuve qu'il présentait des caractéristiques similaires à celles d'un OPCVM français, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue au 2 de l'article 119 bis du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, l'administration fiscale n'ayant pas à supporter la charge de la preuve de la non-comparabilité. Les textes appliqués sont le code général des impôts et la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994.
N° TA93-1910953(TA93-1910953)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande du fonds d'investissement américain Capital Group Employee Benefit Investment Trust, qui sollicitait la restitution de retenues à la source prélevées en 2014 sur des dividendes de source française. Le tribunal a jugé que le fonds requérant n'apportait pas la preuve qu'il présentait des caractéristiques similaires à celles d'un OPCVM de droit français, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue au 2 de l'article 119 bis du code général des impôts. En conséquence, la retenue à la source appliquée au taux de 15% sur le fondement de la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994 a été jugée régulière. La demande subsidiaire de saisine du Conseil d'État pour avis a également été rejetée.
N° TA93-2501847(TA93-2501847)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise l’assignant à résidence pour 45 jours, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation, soit le Val-d’Oise. Par conséquent, l’ordonnance transmet l’affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
N° TA93-2307666(TA93-2307666)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision 48SI du 15 mai 2023 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. Le requérant s’est partiellement désisté, et le tribunal a statué sur le surplus. Le moyen principal tiré du défaut d’information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été examiné. Pour les infractions des 12 octobre 2022 et 28 février 2021, le tribunal a jugé que l’administration n’apportait pas la preuve de la délivrance de cette information, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour ces deux infractions ainsi que la décision 48SI subséquente.
N° TA93-2009954(TA93-2009954)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Metzler Investment GmbH, agissant pour un fonds d'investissement, afin d'obtenir la restitution de retenues à la source sur des dividendes français perçus en 2009. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant un dégrèvement de 58 502,38 euros. La société requérante s'est ensuite désistée purement et simplement de l'ensemble de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2111374(TA93-2111374)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Warburg Invest AG d’une demande en restitution de retenues à la source de 25 972,65 euros prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2011 et 2012. En cours d’instance, l’administration fiscale a partiellement dégrevé la somme à hauteur de 22 849,10 euros, et la société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin au litige.
N° TA93-2111375(TA93-2111375)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Warburg Invest AG, agissant pour un fonds d'investissement, d'une demande en restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française pour les années 2011 et 2012. En cours d'instance, l'administration fiscale a partiellement accordé le dégrèvement sollicité. La société requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2208965(TA93-2208965)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 26 février 2025, a donné acte du désistement de la requête du fonds Limmat Global Equity Fund. Ce dernier demandait la restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française pour l'année 2018. Le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais aucune confirmation n'a été reçue dans le délai imparti. En conséquence, le fonds est réputé s'être désisté, et le tribunal a constaté ce désistement par ordonnance.
N° TA93-2006370(TA93-2006370)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Deka Investment GmbH, agissant pour un fonds d'investissement, d'une demande en restitution de retenues à la source sur des dividendes de source française pour l'année 2015, assortie d'intérêts moratoires. En cours d'instance, la société requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 26 février 2025, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n'a été retenue, le litige prenant fin par ce désistement.