Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2406651(TA93-2406651)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. E B, ressortissant cap-verdien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 11 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence d'examen de sa situation, l'erreur manifeste d'appréciation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions contestées sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2311215(TA93-2311215)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Aubervilliers du 12 septembre 2023 la plaçant d’office en congé sans traitement pour trois mois. La requérante n’ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance du 27 février 2025, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2406116(TA93-2406116)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel la préfète du Loiret a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante guinéenne âgée de 73 ans, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal estime que le refus est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'état de santé grave de la requérante (coxarthrose, diabète, cécité) et de la présence en France de trois de ses enfants, dont deux sont français, qui assurent son hébergement et ses soins, tandis que son époux s'est remarié et que ses autres enfants en Guinée ne peuvent l'assister. La décision annule également les mesures d'éloignement subséquentes.
N° TA93-2308333(TA93-2308333)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme A, ressortissante indienne. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la vie commune stable de l’intéressée avec son époux résident régulier en France depuis 2008. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre sollicité dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2501077(TA93-2501077)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus implicite de la préfecture de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le silence de l'administration sur une simple demande de rendez-vous ne constitue pas une décision implicite de rejet, car aucune disposition législative ou réglementaire n'impose de délai pour convoquer un étranger. En l'absence de décision attaquable, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2500911(TA93-2500911)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B D C, qui demandait l’effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen. Le tribunal a jugé que l’information relative à ce signalement, liée à une interdiction de retour sur le territoire français, ne constitue pas une décision distincte susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. En application des articles L. 613-5 et R. 613-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA93-2305195(TA93-2305195)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société belge Roularta Media Group d’une demande de décharge de rappels de TVA pour la période 2018-2020, relatifs à son magazine "La maison Victor". L’administration fiscale avait appliqué le taux normal de 20%, estimant que la publication n’était pas un livre. Le tribunal a jugé que chaque numéro du magazine constituait un ensemble homogène comportant un apport intellectuel, notamment en raison de son contenu pédagogique détaillé sur la couture. En application de l’article 278-0 bis du code général des impôts, il a accordé la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée.
N° TA93-2303106(TA93-2303106)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B, ressortissant malien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré un récépissé à l’intéressé, ce qui a abrogé la décision contestée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans faire droit à la demande de frais de justice.
N° TA93-2503217(TA93-2503217)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer à M. A une habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaires. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de droit et d'appréciation) n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2417181(TA93-2417181)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant guinéen, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a retenu que l'urgence était présumée s'agissant d'un renouvellement de titre de séjour et que le requérant justifiait de démarches infructueuses pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'administration est condamnée à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2503214(TA93-2503214)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait des mesures urgentes (désignation d'expert, remise de clé sous astreinte) contre le syndic de copropriété et le conseil syndical pour un litige relatif à l'accès à la chaufferie et au chauffage collectif. Le juge a estimé que ce litige, opposant un copropriétaire à son syndic, relève du droit privé et échappe manifestement à la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
N° TA93-2303581(TA93-2303581)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B D, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour l'année 2017. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de rectification suivie à l'encontre de la société en nom collectif dont elle était associée, en raison de l'absence de représentation valable de la société après sa dissolution. Le tribunal a rappelé que la personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de sa clôture, et que seul un mandataire spécialement désigné peut la représenter après cette date. La solution retenue s'appuie sur les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil, ainsi que sur les articles L. 237-2 et R. 237-9 du code de commerce.
N° TA93-2417165(TA93-2417165)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’une requête en référé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction pour obtenir un rendez-vous de renouvellement de récépissé de titre de séjour. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales, le préfet ayant indiqué que le titre était en cours de fabrication. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a en revanche condamné l’État à verser 500 euros à Mme B au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2307400(TA93-2307400)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société israélienne Harel Study Fund d'une demande de restitution de retenues à la source sur des dividendes français perçus en 2020, en application de la convention fiscale franco-israélienne du 31 juillet 1995. En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement de 8 435,59 euros, correspondant au montant réclamé. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA93-2412908(TA93-2412908)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 6 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les erreurs de fait alléguées (notamment sur la provenance du bus et le type de passeport) étaient sans incidence sur la légalité de la mesure, fondée sur le maintien irrégulier de l'intéressé après expiration de son visa. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2413085(TA93-2413085)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 11 août 2024 du préfet de police lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2412657(TA93-2412657)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte, par ordonnance du 27 février 2025, du désistement pur et simple de la société Baillie Gifford Overseas Limited, qui demandait la restitution de retenues à la source d’un montant de 200 847,16 euros au titre de l’année 2015. La requête, initialement introduite en plein contentieux fiscal, a fait l’objet d’un dégrèvement partiel de 198 280,80 euros accordé par l’administration, avant que la société ne se désiste de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal spécifique n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA93-2406968(TA93-2406968)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de la société VP Fund Solutions, agissant pour le compte du fonds International Asset Management Fund, qui demandait la restitution de retenues à la source d’un montant total de 1 319,25 euros pour les années 2021 et 2022. Ce désistement est intervenu après que l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
N° TA93-2418453(TA93-2418453)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'intéressé, qui sollicite une admission exceptionnelle au séjour, n'invoque que sa résidence habituelle en France depuis plusieurs années sans justifier de circonstances particulières. De plus, sa demande en ligne ayant été classée sans suite, une injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2418454(TA93-2418454)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, sa seule présence prolongée en France étant insuffisante. De plus, la demande en ligne de Mme B ayant été classée sans suite, une injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.