Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2413085(TA93-2413085)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 11 août 2024 du préfet de police lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation. Il a jugé que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de ses attaches familiales en Algérie. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2413756(TA93-2413756)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, malgré la présence de ses frères en France et son activité professionnelle récente. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA93-2503314(TA93-2503314)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, ressortissant malien, demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, son précédent récépissé étant arrivé à expiration. Le tribunal a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A avait fait naître une décision implicite de rejet, mettant fin à l'instruction de sa demande. En conséquence, le préfet n'a pas porté d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale en ne délivrant pas un nouveau récépissé. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2413772(TA93-2413772)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B, ressortissant égyptien, d’une demande d’annulation de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le préfet opposait une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête et de l’absence de décision faisant grief. Le tribunal a rejeté ces exceptions, considérant que le refus d’enregistrement de la demande constituait une décision faisant grief et que la requête n’était pas tardive. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois.
N° TA93-2414074(TA93-2414074)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A C épouse D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA93-1910953(TA93-1910953)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande du fonds d'investissement américain Capital Group Employee Benefit Investment Trust, qui sollicitait la restitution de retenues à la source prélevées en 2014 sur des dividendes de source française. Le tribunal a jugé que le fonds requérant n'apportait pas la preuve qu'il présentait des caractéristiques similaires à celles d'un OPCVM de droit français, condition nécessaire pour bénéficier de l'exonération prévue au 2 de l'article 119 bis du code général des impôts. En conséquence, la retenue à la source appliquée au taux de 15% sur le fondement de la convention fiscale franco-américaine du 31 août 1994 a été jugée régulière. La demande subsidiaire de saisine du Conseil d'État pour avis a également été rejetée.
N° TA93-2307758(TA93-2307758)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la société israélienne Tzva Hakeva Savings Fund visant à obtenir la restitution partielle des retenues à la source prélevées sur des dividendes de source française perçus en 2020 via un partnership israélien. La société invoquait le bénéfice du taux réduit de 15% prévu par la convention fiscale franco-israélienne du 31 juillet 1995. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les discordances entre le montant global réclamé et les pièces justificatives produites ne permettaient pas d'accorder la restitution. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales, qui impose de justifier le montant de la retenue par des pièces précisant la date et l'identité de l'établissement payeur.
N° TA93-2112744(TA93-2112744)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, était saisi par la SAS Europcar France d'une demande de décharge de rappels de TVA d'un montant total de 185 289 euros pour la période 2015-2016. Ces rappels concernaient les frais administratifs de traitement des dommages facturés aux clients lors de la location de véhicules. La société soutenait que ces frais, constituant une simple indemnité forfaitaire pour réparer son préjudice, n'étaient pas la contrepartie d'une prestation de service et donc non imposables. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que ces frais rémunéraient une prestation de services individualisée rendue au client (gestion des démarches liées au sinistre) et constituaient une prestation accessoire à la location de véhicules, imposable à la TVA sur le fondement des articles 256 et 266 du code général des impôts.
N° TA93-2414755(TA93-2414755)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant brésilien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. C, notamment au regard de son état de santé, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2501865(TA93-2501865)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de la préfecture de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration un délai pour convoquer un étranger, de sorte que le silence gardé ne peut faire naître une décision implicite de rejet susceptible de recours. En outre, la requête ne contenait aucun moyen explicitement formulé, ce qui la rend également irrecevable sur ce fondement. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418454(TA93-2418454)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, sa seule présence prolongée en France étant insuffisante. De plus, la demande en ligne de Mme B ayant été classée sans suite, une injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2418453(TA93-2418453)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'intéressé, qui sollicite une admission exceptionnelle au séjour, n'invoque que sa résidence habituelle en France depuis plusieurs années sans justifier de circonstances particulières. De plus, sa demande en ligne ayant été classée sans suite, une injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2405079(TA93-2405079)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Areva, agissant en qualité de société tête d'un groupe fiscalement intégré, d'une requête en plein contentieux visant au rétablissement de ses déficits d'ensemble pour les exercices 2012 à 2015. La société s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 décembre 2024. Par une ordonnance du 27 février 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal spécifique n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA93-2418183(TA93-2418183)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'utilité de la mesure, faute de démontrer, par des éléments suffisants, avoir été dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne en raison de dysfonctionnements persistants. La condition d'urgence, bien que potentiellement remplie pour un renouvellement, n'a pas suffi à compenser l'absence de preuve d'un obstacle technique avéré.
N° TA93-2303106(TA93-2303106)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B, ressortissant malien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré un récépissé à l’intéressé, ce qui a abrogé la décision contestée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans faire droit à la demande de frais de justice.
N° TA93-2502905(TA93-2502905)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas avoir été confrontée à un dysfonctionnement de l'administration l'empêchant de prendre un rendez-vous en ligne, rendant sa demande manifestement mal fondée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA93-2502838(TA93-2502838)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de 48 heures n'ayant pas été respecté. Le tribunal a appliqué les articles L. 921-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303540(TA93-2303540)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 23 janvier 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal juge que ce refus constitue une décision faisant grief, car la demande n'était pas abusive ou dilatoire, et qu'il est entaché d'illégalité faute d'examen de la situation personnelle et professionnelle du requérant. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2303581(TA93-2303581)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B D, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour l'année 2017. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de rectification suivie à l'encontre de la société en nom collectif dont elle était associée, en raison de l'absence de représentation valable de la société après sa dissolution. Le tribunal a rappelé que la personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de sa clôture, et que seul un mandataire spécialement désigné peut la représenter après cette date. La solution retenue s'appuie sur les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil, ainsi que sur les articles L. 237-2 et R. 237-9 du code de commerce.
N° TA93-2303792(TA93-2303792)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 février 2023 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant sri-lankais. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en motivant son refus par l'existence d'une interdiction de retour sur le territoire français, car ce motif ne peut légalement justifier un refus d'enregistrement. Il enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.