Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2501436(TA93-2501436)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme A à un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours, afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a considéré que l'urgence était caractérisée, la requérante se trouvant en situation irrégulière depuis l'expiration de son titre en octobre 2023, sans pouvoir accéder à la plateforme de l'ANEF pour déposer une nouvelle demande. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2500042(TA93-2500042)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 30 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait ordonné le transfert de Mme A, ressortissante ivoirienne, aux autorités italiennes. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu l'article 10 du règlement (UE) n° 604/2013, dit "Dublin III", en ne considérant pas que le fils mineur de la requérante, né en France et ayant déposé une demande d'asile en cours d'examen, constituait un membre de la famille au sens de ce règlement. En conséquence, la France était responsable de l'examen de la demande d'asile de Mme A. Le tribunal a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et enjoint au préfet de réexaminer sa situation.
N° TA93-2500152(TA93-2500152)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 23 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités croates comme responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) avaient été remises en tamoul, langue comprise par le requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2500159(TA93-2500159)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du 31 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. La requérante soutenait que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené par une personne qualifiée. Le tribunal a estimé que les éléments produits, notamment les initiales de l'agent et les pièces justificatives de sa qualification, établissaient le respect de cette obligation. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.
N° TA93-2500191(TA93-2500191)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante mauritanienne, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 2 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d’asile. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance des articles 4, 17, 23 et 29 des règlements européens n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III.
N° TA93-2502658(TA93-2502658)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé, en raison de l'expiration de son titre et des difficultés professionnelles et personnelles en découlant. Le juge a estimé que les éléments invoqués (absence de logement convenable, interruption de contrat de travail, difficultés financières) ne caractérisaient pas l'urgence particulière justifiant une intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de la procédure d'urgence.
N° TA93-2502675(TA93-2502675)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction (API) pour son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande était manifestement privée d'objet, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré la délivrance d'API provisoires. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA93-2502679(TA93-2502679)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui demandait un avancement de grade. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contestait aucune décision administrative préalable, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2502712(TA93-2502712)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la requête au fond, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés a pu rejeter la demande sans instruction préalable.
N° TA93-2211737(TA93-2211737)
Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par la société Orange de plusieurs requêtes contestant des avis de régularisation et titres de perception émis par la direction départementale des finances publiques de la Seine-Saint-Denis, réclamant le paiement de redevances d'occupation du domaine public routier de l'État pour des sites à Aubervilliers et G. La société soutenait notamment l'irrégularité des actes pour défaut de signature et de motivation, leur absence de base légale en raison de leur fondement sur une instruction dépourvue de valeur normative, et la méconnaissance des autorisations d'occupation temporaire délivrées. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution a été retenue en application des règles relatives à la motivation des actes administratifs et au régime des redevances d'occupation du domaine public.
N° TA93-2211393(TA93-2211393)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société SNC Bobigny Cœur de Ville de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre des titres de perception émis par la commune de Bobigny pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public liées à un chantier. La société contestait notamment la légalité du tarif de 32 euros/m²/mois appliqué, qu'elle estimait disproportionné au regard des avantages procurés et entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en violation de l'article L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La commune de Bobigny a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant du retrait des titres de perception contestés. Le tribunal a fait droit à cette exception, constatant que les titres litigieux avaient été retirés, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les requêtes, rejetant les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2502726(TA93-2502726)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, en déposant sa requête au fond plus de trois mois après sa demande de communication des motifs, s’était lui-même placé dans la situation d’urgence invoquée. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA93-2501591(TA93-2501591)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 6 janvier 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien conjoint d'une Française et père de deux enfants. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'erreur d'appréciation commise par le préfet sur la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2501719(TA93-2501719)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante sri-lankaise entrée en France à l'âge de six ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'atteinte grave à la situation de la requérante, notamment la suspension de sa bourse d'études et l'impossibilité de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas suffisamment examiné la durée de résidence de l'intéressée depuis son arrivée avant l'âge de treize ans, en méconnaissance de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2405773(TA93-2405773)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 28 mars 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour " entrepreneur/profession libérale " de M. B, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que l'administration a commis une erreur en retenant un revenu annuel de 13 101 euros au lieu de 19 850 euros, ce dernier étant supérieur au SMIC et rendant l'activité économiquement viable. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2411162(TA93-2411162)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation personnelle et professionnelle. Il a également estimé que l'intéressée ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de raisons humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour, et que l'absence de réponse de son employeur à une demande de pièces complémentaires empêchait la vérification des conditions de travail. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, et a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2407150(TA93-2407150)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que la présence de M. B en France n'était que ponctuelle et qu'il ne justifiait pas de liens familiaux stables ni d'une insertion suffisante, malgré la présence alléguée de sa fratrie. La décision a donc considéré que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressé.
N° TA93-2411181(TA93-2411181)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a jugé que M. B ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA93-2301546(TA93-2301546)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (7ème Chambre) était saisi par la SNC Bobigny Cœur de Ville de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre les refus du maire de Bobigny de retirer deux arrêtés d’occupation du domaine public (n° A 128-20 du 1er juillet 2020 et n° A 145-21 du 17 mai 2021). La société requérante soutenait que ces refus étaient entachés d’un défaut de motivation, d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation, notamment en raison d’une discordance entre la surface d’emprise autorisée et celle réellement utilisée, ainsi que d’une tarification inadaptée de la redevance. La commune de Bobigny opposait une exception de non-lieu à statuer, arguant que les arrêtés initiaux avaient été modifiés ou retirés avant l’introduction des requêtes, et soulevait la tardiveté des recours. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les décisions de refus de retrait étaient légales et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans qu’il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir.
N° TA93-2416600(TA93-2416600)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la pièce justifiant du dépôt de sa demande auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes non régularisées.