Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2204707(TA93-2204707)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SARL Chinatown II, qui exploitait un restaurant asiatique, tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA pour les exercices 2015 à 2017, ainsi que d'une amende fiscale. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, la société n'ayant pas sollicité en temps utile l'interlocuteur départemental prévu par la charte du contribuable vérifié. Il a également estimé que la comptabilité irrégulière justifiait la reconstitution des résultats, que la méthode de reconstitution n'était pas radicalement viciée, et que la majoration pour manquement délibéré était fondée. Les textes appliqués sont le code général des impôts (articles 1729 et 1759) et le livre des procédures fiscales (article L. 10).
N° TA93-2209981(TA93-2209981)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (7ème Chambre) a examiné les recours en excès de pouvoir de la société SNC Bobigny Cœur de Ville contre un arrêté du maire de Bobigny du 13 décembre 2021 fixant une redevance d'occupation du domaine public pour un chantier, ainsi que contre le refus de retirer cet arrêté. La société contestait principalement le montant de la redevance (32 €/m²/mois), estimant qu'il méconnaissait l'article L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques et la délibération tarifaire de 2016, au motif qu'une partie du chantier portait sur des équipements publics (voie publique et cinéma) justifiant un tarif réduit à 12 €/m²/mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant notamment que la requête n'était pas tardive mais que les moyens soulevés, dont l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA93-2500455(TA93-2500455)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 4 décembre 2024 rejetant sa demande de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe soulevés (incompétence du signataire et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés, et que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation n'était pas suffisamment précisé. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes.
N° TA93-2502613(TA93-2502613)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 13 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA93-2502602(TA93-2502602)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 février 2025 obligeant M. A à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Gonesse (Val-d’Oise) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2500445(TA93-2500445)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés. Le moyen d'erreur manifeste d'appréciation a été jugé insuffisamment précis. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2501248(TA93-2501248)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 8 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (défaut de motivation, incompétence du signataire), soit insuffisamment précis (défaut d'examen, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation). En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire de tenir une audience.
N° TA93-2501857(TA93-2501857)
Référé suspension (art. L. 521-1 CJA) devant le Tribunal administratif de Montreuil. M. B demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "talent-salarié qualifié". Le préfet ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte du désistement et condamne l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance (art. L. 761-1 CJA).
N° TA93-2218212(TA93-2218212)
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 300 euros à M. B pour le préjudice moral subi en raison de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 décembre 2020. La carence fautive de l'État a été retenue pour la période du 9 juin 2021 au 15 février 2022, durant laquelle M. B et sa famille vivaient dans un logement inadapté. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'État a également été condamné à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.
N° TA93-2501598(TA93-2501598)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 3 473,59 euros. Le requérant ne contestait ni le bien-fondé, ni la régularité ou l'exigibilité de la créance, mais se plaignait uniquement de l'absence de mise en œuvre d'un échelonnement des paiements. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accorder un tel échelonnement, cette demande relevant de la compétence de France Travail. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code du travail.
N° TA93-2213115(TA93-2213115)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B C, commissaire de police, d’une demande d’annulation du compte rendu de son entretien professionnel et de sa note chiffrée pour l’année 2021. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié au non-respect du délai de convocation de huit jours prévu par l’article 2 du décret du 28 juillet 2010, ainsi qu’une méconnaissance des règles relatives à la conduite de l’entretien par le supérieur hiérarchique direct. Le tribunal a rejeté la requête en considérant que le vice de procédure allégué n’avait pas été susceptible d’exercer une influence sur le sens de la décision ni de priver l’intéressé d’une garantie, et que les autres moyens (harcèlement moral, sanction déguisée, erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
N° TA93-2217913(TA93-2217913)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 22 janvier 2020, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue condamne l'État à verser à Mme B une somme de 9 000 euros en réparation de ses préjudices, et met à sa charge 2 000 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA93-2217970(TA93-2217970)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B pour son absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 24 juillet 2019. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 24 janvier 2020, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice subi du fait du maintien dans un logement insalubre et inadapté, sur la période allant du 24 janvier 2020 au 11 janvier 2022.
N° TA93-2417933(TA93-2417933)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée dans le délai légal, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La solution retenue applique les dispositions spécifiques du code de la construction et de l'habitation, excluant l'application des articles généraux L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2417906(TA93-2417906)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 20 mars 2024, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2417887(TA93-2417887)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le requérant contestait l’absence d’offre de logement suite à une décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a constaté qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite dans le délai imparti et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 850 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2417806(TA93-2417806)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal, le juge a enjoint son relogement sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025. La solution retenue applique les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation.
N° TA93-2417802(TA93-2417802)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir fondé sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le requérant contestait l’absence d’offre de logement après avoir été reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 13 mars 2024. Constatant qu’aucune offre tenant compte de ses besoins ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer son logement. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2417763(TA93-2417763)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et devant être logé d’urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 29 mai 2024, mais n’ayant reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a constaté que la situation de l’intéressé n’avait pas évolué et qu’aucune offre ne lui avait été faite. Il a donc enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B, sous astreinte de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées, aucun frais n’ayant été exposé.
N° TA93-2417760(TA93-2417760)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer le logement de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 24 mai 2024, n'avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 800 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.