Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2404460(TA93-2404460)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que l'arrêté était légalement fondé, en se basant sur les stipulations de la convention franco-togolaise et les dispositions du code précité.
N° TA93-2405986(TA93-2405986)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur les dispositions précitées du CESEDA et de la Convention européenne.
N° TA93-2406002(TA93-2406002)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que M. A ne justifiait pas de l'intensité, de l'ancienneté ou de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France, ni d'une insertion professionnelle stable, et a donc écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2406868(TA93-2406868)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B, ressortissant algérien, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a fixé le pays de renvoi en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que l’arrêté était légalement fondé sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas établis. La solution retenue confirme la compétence du préfet pour désigner le pays de renvoi en cas d’interdiction judiciaire du territoire, sans qu’il soit nécessaire d’ordonner la communication du dossier ou de faire droit aux autres conclusions accessoires.
N° TA93-2417859(TA93-2417859)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction. La requérante invoquait l'urgence liée à sa privation de droits sociaux et à sa précarité financière. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme A s'est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2026, rendant ses conclusions à fin d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, tout en admettant provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
N° TA93-2417113(TA93-2417113)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant l’arrêté du préfet de police du 3 novembre 2024 lui interdisant de revenir en France pendant deux ans. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Il a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête était recevable. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision d’interdiction de retour, en application des articles L. 612-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif qu’elle était illégale faute de notification préalable de l’obligation de quitter le territoire français.
N° TA93-2417555(TA93-2417555)
Décision du Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) rejetant la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) pour une durée totale de 36 mois. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, faute pour le requérant d'établir qu'il aurait été empêché de présenter des éléments pertinents avant la décision. Il juge également que le préfet a suffisamment motivé sa décision en examinant l'ensemble des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment la menace pour l'ordre public liée aux antécédents judiciaires de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA93-2418285(TA93-2418285)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Vaucluse du 21 novembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-7 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'article 3 de la même convention.
N° TA93-2501596(TA93-2501596)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 9 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a retiré la carte de résident de M. A. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un retrait de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un vice de procédure tenant à l'impossibilité pour le requérant de présenter des observations orales. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2501273(TA93-2501273)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a considéré que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 10 avril 2025 faisait obstacle à l'urgence, condition nécessaire à la suspension. Il a également écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que cette attestation ne rendait pas la requête sans objet. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2501726(TA93-2501726)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant qu'une décision implicite était née en raison du délai d'instruction prolongé. Toutefois, la condition d'urgence n'étant pas caractérisée, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien.
N° TA93-2309340(TA93-2309340)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le tribunal a estimé que le logement de 49 m² pour trois personnes ne présentait pas de suroccupation manifeste, et que le caractère inadapté du logement ou la disproportion du loyer par rapport aux ressources n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions des 1er février et 10 mai 2023, sur le fondement des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et R. 822-25 du même code.
N° TA93-2501728(TA93-2501728)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 21 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en cas de refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de sept jours.
N° TA93-2501430(TA93-2501430)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré que la séparation, bien que difficile, présentait un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension en référé, d'autant que la demande était récente et que les époux pouvaient se rencontrer dans un pays tiers. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2418343(TA93-2418343)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 16 décembre 2024 portant prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire français étaient irrecevables, cette décision étant inexistante. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que représente le requérant et de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA93-2418338(TA93-2418338)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le refus par le demandeur d'une proposition d'hébergement en Charente-Maritime, était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen de sa situation personnelle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15, L. 551-3 et L. 552-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2502790(TA93-2502790)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C B E, qui contestait le rejet de sa demande d'indemnisation en tant qu'ayant droit d'une victime de l'amiante. La juridiction a constaté son incompétence matérielle, car l'article 53 de la loi n° 2000-1257 du 23 décembre 2000 attribue au juge judiciaire, et non au juge administratif, le contentieux des décisions du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA). En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA93-2502725(TA93-2502725)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de son assignation à résidence et de son obligation de pointage. Le juge a constaté que ces mesures avaient été prononcées par une ordonnance du juge de la liberté et de la détention du tribunal judiciaire de Versailles, et non par une autorité administrative. Il a donc estimé que la demande ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, rendant le recours manifestement irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le bien-fondé des moyens soulevés.
N° TA93-2215653(TA93-2215653)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 29 janvier 2020, afin d’obtenir réparation du préjudice subi en raison de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Il a condamné l’État à verser 3 000 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, incluant son hébergement en centre d’urgence puis en logement temporaire inadapté, sur la période de carence allant du 29 juillet 2020 au 15 janvier 2021.
N° TA93-2502724(TA93-2502724)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour "travailleur temporaire" et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment la suspension de son contrat de travail et l'absence de revenus, ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.