Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2406868(TA93-2406868)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B, ressortissant algérien, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a fixé le pays de renvoi en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que l’arrêté était légalement fondé sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas établis. La solution retenue confirme la compétence du préfet pour désigner le pays de renvoi en cas d’interdiction judiciaire du territoire, sans qu’il soit nécessaire d’ordonner la communication du dossier ou de faire droit aux autres conclusions accessoires.
N° TA93-2405986(TA93-2405986)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur les dispositions précitées du CESEDA et de la Convention européenne.
N° TA93-2404460(TA93-2404460)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que l'arrêté était légalement fondé, en se basant sur les stipulations de la convention franco-togolaise et les dispositions du code précité.
N° TA93-2404459(TA93-2404459)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 25 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment la convention franco-sénégalaise et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
N° TA93-2502889(TA93-2502889)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur une requête en suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande d'autorisation de travail, a rejeté la demande de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'attestation de décision favorable délivrée à la requérante concernait le renouvellement de son titre de séjour, et non un refus d'autorisation de travail. En l'absence d'atteinte grave et immédiate à sa situation, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2402450(TA93-2402450)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité. Le requérant demandait la suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de carte de séjour. Faute de réponse dans le délai d'un mois imparti, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du même code.
N° TA93-2407123(TA93-2407123)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de Laon de lui délivrer un permis de visite pour son compagnon détenu. La décision de refus, fondée sur les articles L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire, a été jugée proportionnée au regard du risque d'incidents aux parloirs, Mme A ayant été victime des violences pour lesquelles son compagnon a été condamné. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, d'autant que des contacts écrits et téléphoniques restaient possibles.
N° TA93-2402322(TA93-2402322)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de parents demandant l'annulation du refus implicite du directeur académique de la Seine-Saint-Denis d'affecter un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à leur enfant, conformément à une décision de la CDAPH, ainsi que des conclusions indemnitaires. Le tribunal a constaté qu'un AESH avait finalement été recruté le 2 avril 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction pour la période de validité de la décision de la CDAPH (jusqu'au 31 août 2024). Sur le fondement des articles L. 111-1 et L. 112-1 du code de l'éducation, le tribunal a jugé que le défaut d'affectation d'un AESH durant la période du 1er septembre 2023 au 2 avril 2024 constituait une carence fautive de l'État, engageant sa responsabilité. Il a ainsi condamné l'État à verser 1 500 euros aux parents en réparation des troubles dans leurs conditions d'existence et 500 euros à l'enfant pour son préjudice de scolarisation, tout en rejetant le surplus des demandes indemnitaires.
N° TA93-2400020(TA93-2400020)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2015 ni de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire et sans charge de famille. Les moyens relatifs à l'erreur de fait et à l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour ont été écartés.
N° TA93-2502888(TA93-2502888)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour étudiant, afin de pouvoir poursuivre son stage et valider son année universitaire. Le juge a estimé que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai, d'autant qu'une décision implicite de rejet était intervenue le 3 septembre 2024 en application de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
N° TA93-2502854(TA93-2502854)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en raison de l'urgence et d'une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que les éléments invoqués par la requérante, notamment la précarité de son séjour et l'impossibilité de suivre ses études ou de se soigner, ne suffisaient pas à caractériser une situation d'urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2312475(TA93-2312475)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du même code, n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le juge des référés a constaté le désistement d'office de la requête et en a donné acte.
N° TA93-2312050(TA93-2312050)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 29 septembre 2023 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que cette décision n'était pas soumise à l'obligation de motivation prévue à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'aucun défaut d'examen particulier de sa situation n'était établi. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 7-2 de la loi du 31 mai 1990, faute de preuve que la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) n'avait pas été informée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA93-2500622(TA93-2500622)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 21 décembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'atteinte à sa vie privée et familiale. Il a jugé que l'intéressé ne justifiait pas d'un droit au séjour en Espagne, rendant inopérants les moyens tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de la convention de Schengen. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2502851(TA93-2502851)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 13 mars 2024 fixait la période de saisine du tribunal du 13 septembre 2024 au 14 janvier 2025, mais Mme B n'a expédié sa requête que le 17 février 2025. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2301460(TA93-2301460)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par M. A d’un recours contre le refus de France AgriMer de lui verser une aide au repeuplement du cheptel apicole, se déclare territorialement incompétent. Il estime que le litige, relatif à une activité agricole professionnelle et non réglementaire, relève de la compétence du Tribunal Administratif de Nîmes en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction par une ordonnance fondée sur l’article R. 351-3 du même code.
N° TA93-2407891(TA93-2407891)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant que la demande d'asile de l'intéressé avait été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2215532(TA93-2215532)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par la société Badet Clément et Cie contre des décisions de France AgriMer rejetant une demande d’aide à la promotion des vins sur les marchés tiers et ordonnant le remboursement d’une avance, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Dijon, compétent pour les litiges relatifs aux activités agricoles lorsque le siège de l’exploitation est situé en Côte-d’Or.
N° TA93-2212720(TA93-2212720)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, gérant de l’EARL Domaine de la Croze-Granier, contre quatre ordres de recouvrer émis par l’Agence de service et de paiement pour des indus d’apports de trésorerie remboursable, a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nîmes. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, l’exploitation agricole étant située à Roquemaure dans le Gard.
N° TA93-2408794(TA93-2408794)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a relevé que l'arrêté avait été notifié le 26 août 2024 et que la requête, enregistrée le 17 janvier 2025, était tardive au regard du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable et rejetée en toutes ses conclusions.