Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2400020(TA93-2400020)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2015 ni de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire et sans charge de famille. Les moyens relatifs à l'erreur de fait et à l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour ont été écartés.
N° TA93-2405986(TA93-2405986)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur les dispositions précitées du CESEDA et de la Convention européenne.
N° TA93-2414355(TA93-2414355)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du 12 mars 2024 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 6 mai 2024, était tardive car introduite au-delà du délai de quinze jours prévu par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à compter de la notification de l'arrêté. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA93-2414737(TA93-2414737)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par Mme A, brigadier-chef, d’une demande de communication de son dossier administratif individuel refusée par le ministre de l’intérieur, se déclare incompétent territorialement. Il estime que ce litige, fondé sur le code des relations entre le public et l’administration (articles L. 311-1 à R. 311-15) et non sur le statut de l’agent, relève de la compétence du tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité décisionnaire (article R. 312-1 du code de justice administrative). En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction par ordonnance du 19 février 2025.
N° TA93-2407461(TA93-2407461)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a estimé que le préfet avait bien exercé son pouvoir discrétionnaire de régularisation et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. Il a relevé que M. B, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante en France, et que la présence de ses frères et sœurs permettait d'assister son père âgé sans que sa présence soit indispensable.
N° TA93-2407451(TA93-2407451)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA93-2407376(TA93-2407376)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet concernant la tardiveté de la requête, en rappelant que le délai de recours était de quarante-huit heures pour une obligation de quitter le territoire sans délai. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir de régularisation, et que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. D dans un délai d'un mois.
N° TA93-2415441(TA93-2415441)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de titre de séjour. En application de l'article R. 612-5-1 du même code, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans réponse de sa part. En l'absence de confirmation, M. B est réputé s'être désisté de sa requête. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et ordonné la clôture de l'instance.
N° TA93-2407123(TA93-2407123)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de Laon de lui délivrer un permis de visite pour son compagnon détenu. La décision de refus, fondée sur les articles L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire, a été jugée proportionnée au regard du risque d'incidents aux parloirs, Mme A ayant été victime des violences pour lesquelles son compagnon a été condamné. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, d'autant que des contacts écrits et téléphoniques restaient possibles.
N° TA93-2404460(TA93-2404460)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que l'arrêté était légalement fondé, en se basant sur les stipulations de la convention franco-togolaise et les dispositions du code précité.
N° TA93-2412354(TA93-2412354)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante serbe, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, et confirme la légalité de l'avis du collège des médecins de l'OFII.
N° TA93-2412513(TA93-2412513)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII estimant que M. A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, les éléments postérieurs produits par le requérant étant insuffisants pour contredire cet avis.
N° TA93-2400297(TA93-2400297)
Le Tribunal Administratif de Montreuil (8ème chambre) a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci contestait la décision d'exclusion définitive de l'université Sorbonne Paris Nord pour des faits disciplinaires. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment car l'administration n'a pas l'obligation d'informer l'étudiant de son intention d'entendre des témoins. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande d'injonction, sur le fondement des articles R. 811-27 et suivants du code de l'éducation.
N° TA93-2417491(TA93-2417491)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières autres que la précarité de sa situation administrative et ses démarches infructueuses. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA93-2502851(TA93-2502851)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 13 mars 2024 fixait la période de saisine du tribunal du 13 septembre 2024 au 14 janvier 2025, mais Mme B n'a expédié sa requête que le 17 février 2025. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire préalable.
N° TA93-2500622(TA93-2500622)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 21 décembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'atteinte à sa vie privée et familiale. Il a jugé que l'intéressé ne justifiait pas d'un droit au séjour en Espagne, rendant inopérants les moyens tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de la convention de Schengen. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2500003(TA93-2500003)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a constaté que M. B n'avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA93-2312475(TA93-2312475)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du même code, n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le juge des référés a constaté le désistement d'office de la requête et en a donné acte.
N° TA93-2414573(TA93-2414573)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En application de l'article R. 612-5-1 du même code, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans y donner suite. En l'absence de confirmation, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses demandes. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 février 2025.
N° TA93-2406868(TA93-2406868)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B, ressortissant algérien, d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a fixé le pays de renvoi en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que l’arrêté était légalement fondé sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas établis. La solution retenue confirme la compétence du préfet pour désigner le pays de renvoi en cas d’interdiction judiciaire du territoire, sans qu’il soit nécessaire d’ordonner la communication du dossier ou de faire droit aux autres conclusions accessoires.