Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2415690(TA93-2415690)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant gambien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des moyens non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, conformément à l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA93-2416164(TA93-2416164)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 juin 2024 lui refusant un titre de séjour pour raison de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et de vices de procédure, en relevant notamment que l'avis du collège des médecins de l'OFII avait été versé aux débats et qu'il était régulier. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond des autres moyens soulevés.
N° TA93-2416864(TA93-2416864)
Cette requête, examinée par le Tribunal Administratif de Montreuil, porte sur la demande de M. A, ressortissant tunisien, visant à obtenir une injonction pour qu'un rendez-vous lui soit fixé afin de déposer une demande de titre de séjour "salarié". Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rappelle que la condition d'urgence est en principe constatée pour les demandes de renouvellement de titre, mais que, dans les autres cas, le requérant doit justifier de circonstances particulières. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 312-2 concernant les visas de long séjour.
N° TA93-2500412(TA93-2500412)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 3 janvier 2024 prolongeant de douze mois son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à quarante-huit mois. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête était recevable en application des dispositions spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué au motif que le préfet ne justifiait pas de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français préalable, privant ainsi la décision de base légale au regard des articles L. 612-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2502893(TA93-2502893)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait une convocation à une audience de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) et demandait la suspension de la procédure. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas au tribunal administratif de connaître de la légalité d'un acte de procédure juridictionnelle de la CNDA. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA93-2418023(TA93-2418023)
Le tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer Mme B, ressortissante algérienne, sous huit jours, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de certificat de résidence et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la suspension des droits sociaux de l'intéressée et du dysfonctionnement du service public des rendez-vous. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA93-2418024(TA93-2418024)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier, ressortissant malien, demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d'instruire sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" en qualité de parent d'enfant français, après que ses tentatives de dépôt sur le téléservice ANEF aient été clôturées. Le juge estime que la demande ne présente pas de caractère d'urgence suffisant, car la situation d'irrégularité et l'impossibilité d'obtenir une situation professionnelle stable ne constituent pas, en l'espèce, une urgence justifiant une mesure de sauvegarde. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions, et les conclusions relatives aux frais d'instance sont également rejetées.
N° TA93-2418025(TA93-2418025)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant malien, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour « salarié » arrivé à expiration. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, constatant l’impossibilité pour l’intéressé d’obtenir un rendez-vous via la plateforme dématérialisée et le risque pour sa situation professionnelle et administrative. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et impose à l’administration de proposer un rendez-vous sous six semaines.
N° TA93-2308328(TA93-2308328)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 9 mai 2023 par laquelle le maire du Blanc-Mesnil s'est opposé aux demandes de raccordement électrique de M. B. Le tribunal retient que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait, le maire n'ayant pas pris en compte l'ensemble des quatre demandes de raccordement déposées. Il juge également que les travaux de division d'une construction existante en plusieurs appartements, sans modification de l'aspect extérieur ni de la destination, sont dispensés de toute formalité au titre du code de l'urbanisme en vertu des articles R* 421-13 et suivants. Par conséquent, le maire ne pouvait légalement s'opposer au raccordement sur le fondement de l'article L. 111-12 du même code.
N° TA93-2418028(TA93-2418028)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 7 juin 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative existante fait obstacle à la mesure sollicitée, en l'absence de péril grave avéré, et la requête est donc rejetée.
N° TA93-2418043(TA93-2418043)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A épouse B d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de la Seine-Saint-Denis une attestation de prolongation d'instruction. En cours d'instance, le préfet a délivré le document sollicité, valable du 13 janvier au 12 avril 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, tout en rejetant la demande de frais irrépétibles.
N° TA93-2409894(TA93-2409894)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également écarté le moyen tiré d'une violation du droit d'être entendu, estimant que M. B avait eu l'occasion de présenter ses observations. Enfin, le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, faute pour le requérant de justifier de l'intensité de ses attaches personnelles en France.
N° TA93-2418044(TA93-2418044)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante indienne afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée remplie en cas de demande de renouvellement de titre de séjour et que l'administration a l'obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable lorsque la plateforme numérique est dysfonctionnelle. La solution retenue est que la requérante, ayant justifié de l'impossibilité d'accomplir les formalités en ligne, peut prétendre à une injonction de l'administration pour obtenir un rendez-vous et un récépissé. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418080(TA93-2418080)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour retirer son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré le titre de séjour à l'intéressé le 13 janvier 2025. Le juge constate que les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
N° TA93-2314575(TA93-2314575)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la SCCV 2JROSNY d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Rosny-sous-Bois du 10 octobre 2023. Cet arrêté opposait un sursis à statuer de deux ans à une demande de permis de construire pour 70 logements, en raison de l'élaboration d'un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). La société requérante soutenait notamment que l'état d'avancement du PLUi était insuffisant pour fonder ce sursis et que le projet ne compromettait pas son exécution. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le sursis à statuer était légalement fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, dès lors que le débat sur le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) avait eu lieu et que le projet était de nature à compromettre l'exécution du futur plan.
N° TA93-2306142(TA93-2306142)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 21 mars 2023 par lequel le maire de Montreuil a refusé de délivrer un permis de construire modificatif à M. B. La solution retenue est fondée sur l'autorité de la chose jugée, le tribunal ayant déjà statué, par un jugement du 23 mars 2023, que le permis de construire initial du 20 mai 2008 n'était pas caduc. En conséquence, le motif de caducité invoqué par le maire pour justifier le nouveau refus était illégal. Les textes appliqués sont l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme et les principes de l'autorité de la chose jugée.
N° TA93-2502526(TA93-2502526)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante de justifier de l'existence de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA93-2305849(TA93-2305849)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS Bonim Atid, qui contestait l'arrêté du maire de Vaujours refusant l'autorisation de travaux pour un ERP. Le tribunal a estimé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, car les travaux projetés, créant des volumes nouveaux, nécessitaient un permis de construire préalable en application du code de l'urbanisme, lequel n'avait pas été demandé. La solution retenue est fondée sur les articles L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation et L. 421-6 du code de l'urbanisme.
N° TA93-2408794(TA93-2408794)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a relevé que l'arrêté avait été notifié le 26 août 2024 et que la requête, enregistrée le 17 janvier 2025, était tardive au regard du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable et rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA93-2212720(TA93-2212720)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, gérant de l’EARL Domaine de la Croze-Granier, contre quatre ordres de recouvrer émis par l’Agence de service et de paiement pour des indus d’apports de trésorerie remboursable, a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nîmes. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, l’exploitation agricole étant située à Roquemaure dans le Gard.