Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2416415(TA93-2416415)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante invoquait un défaut d'information sur une infraction et une erreur d'orthographe sur son nom, mais sans préciser les retraits de points contestés. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient insuffisamment précis ou inopérants, et a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 223-5 du code de la route.
N° TA93-2414760(TA93-2414760)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle. Après avoir introduit sa requête, M. B s’en est désisté par un mémoire du 21 janvier 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
N° TA93-2413672(TA93-2413672)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de cotisations foncières des entreprises pour les années 2017 à 2020. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de M. A, déposée le 11 juillet 2024, était tardive au regard du délai fixé par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui expirait au 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement de chaque imposition. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2213543(TA93-2213543)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2021 et le remboursement d’une somme prélevée sur son compte bancaire. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement partiel de 915 euros, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge devenues sans objet. En revanche, la demande de remboursement de 1000 euros a été rejetée comme irrecevable, car elle ne relevait pas de la contestation de l’assiette de l’impôt. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2203864(TA93-2203864)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de la taxe sur les logements vacants à laquelle ils étaient assujettis pour l’année 2021. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement total de la somme en litige de 723 euros. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, celle-ci étant devenue sans objet.
N° TA93-2113181(TA93-2113181)
Le Tribunal administratif de Montreuil a donné acte du désistement de la SARL PSR, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2016 et 2017. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Ce désistement, pur et simple, a été constaté par ordonnance du président de la 7ème chambre le 24 février 2025.
N° TA93-2500464(TA93-2500464)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B C épouse A de sa requête en injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante s’étant désistée après l’introduction de son recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce désistement. En conséquence, l’ordonnance donne acte du désistement et met fin à l’instance, sans prononcer d’astreinte ni de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2309455(TA93-2309455)
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant sri lankais, par le préfet de la Seine-Saint-Denis. La décision est annulée pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA93-2306150(TA93-2306150)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par deux ressortissants pakistanais, M. C et Mme B, d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du 18 mai 2023 leur refusant l’entrée sur le territoire français et les plaçant en zone d’attente. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de l’intérieur, au motif que la fin du placement en zone d’attente n’emportait pas disparition rétroactive des décisions contestées. Sur le fond, il a annulé les refus d’entrée pour erreur de droit, en considérant que les requérants, titulaires d’une carte de résident de longue durée, pouvaient bénéficier du délai d’un jour franc prévu aux articles L. 332-2 et L. 333-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour régulariser leur situation, et que l’administration ne pouvait leur opposer une absence de visa valable sans examiner cette demande.
N° TA93-2305534(TA93-2305534)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait des affections à un genou et un talon pour justifier sa demande. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui fixent les critères d'attribution de cette carte. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 8 mars 2023.
N° TA93-2305317(TA93-2305317)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a examiné les critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. Les douleurs aux talons, la sciatique et les crises d'angoisse invoquées par M. B n'ont pas été jugées suffisantes pour établir une telle réduction. En conséquence, la décision du président du conseil départemental a été maintenue.
N° TA93-2500593(TA93-2500593)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler les retraits de points consécutifs à six infractions routières commises entre 2019 et 2024. Par un mémoire enregistré le 5 février 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 février 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA93-2416291(TA93-2416291)
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 14 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction, statuant en formation collégiale, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A et confirmé les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour prononcées par le préfet.
N° TA93-2502812(TA93-2502812)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police de Paris du 5 juillet 2023 portant obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence revient au tribunal administratif dans le ressort duquel l’étranger est placé en rétention, soit le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne). Par ordonnance du 21 février 2025, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA93-2503022(TA93-2503022)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B contestant un rapport d'expertise. Le juge a estimé que ce rapport ne constitue pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2502993(TA93-2502993)
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de circulation, et assignation à résidence), se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence, soit le département des Hauts-de-Seine, relevant du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA93-2501303(TA93-2501303)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 24 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-10.
N° TA93-2502153(TA93-2502153)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B D, ressortissant espagnol, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 7 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans. Le juge a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de compétence et de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2503096(TA93-2503096)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la requête ne comportait pas de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment car la demande de renouvellement, déposée en ligne, relevait des procédures nécessitant un dépôt en personne en préfecture conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De plus, l'urgence n'était pas établie, le préfet ayant proposé un nouveau rendez-vous pour déposer la demande.
N° TA93-2416874(TA93-2416874)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant sur renvoi de la cour administrative d'appel de Paris, a examiné la requête de M. B, ressortissant égyptien, contestant un arrêté du 19 mai 2023 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois, ainsi que son placement en rétention. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision de placement en rétention pour incompétence de la juridiction administrative. Sur le fond, il a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de procédure, et a jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée de séjour et de la situation familiale de l'intéressé. La requête a été rejetée dans son ensemble.