Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2500874(TA93-2500874)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A contre une ordonnance ayant rejeté son opposition à une contrainte de la CAF pour un indu d’aide personnalisée au logement, se déclare incompétent. Il constate que les litiges relatifs aux prestations de logement relèvent du premier et dernier ressort du tribunal, ce qui confère à la requête le caractère d’un pourvoi en cassation. En application des articles R. 351-2 et R. 811-1 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Conseil d’État, seul compétent pour statuer sur ce type de recours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417287(TA93-2417287)

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 26 novembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le classement sans suite était fondé sur l’absence de production, malgré une mise en demeure, d’un justificatif du niveau B1 en français, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que le moyen soulevé par M. A était inopérant, car il n’établissait pas avoir répondu à l’invitation préfectorale, et a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA93-2416848(TA93-2416848)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement de Mme A de sa requête en annulation d’un refus de dispense aux épreuves sportives du concours interne de gardien de la paix, opposé par le préfet de police de Paris le 15 octobre 2024. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de confirmation du maintien de son recours dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2501781(TA93-2501781)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable l’opposition formée par Mme B contre une contrainte de France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 1 436,64 euros. La contrainte ayant été signifiée le 13 janvier 2025, le délai de quinze jours pour former opposition expirait le 28 janvier 2025, or la requête n’a été adressée au tribunal que le 30 janvier 2025. Le juge a appliqué les articles R. 5426-21 et R. 5426-22 du code du travail, précisant que le délai d’opposition n’est pas un délai franc mais court à compter de la signification, sans prorogation au-delà du premier jour ouvrable suivant s’il expire un samedi, dimanche ou jour férié. La solution retenue est le rejet de la requête pour tardiveté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2417973(TA93-2417973)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était requis par Mme C pour enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil de mettre en œuvre une décision de la CDAPH attribuant à son fils une aide humaine individuelle de 24 heures hebdomadaires. Le tribunal a constaté que cette aide était effectivement assurée depuis le 27 janvier 2025, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Il a également rejeté la demande indemnitaire, rappelant que le juge des référés ne peut condamner l'administration à verser une somme d'argent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA93-2501899(TA93-2501899)

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre le rejet implicite de sa demande de logement par la commission de médiation du Val-de-Marne, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun, seul compétent pour connaître des décisions de cette commission située dans le Val-de-Marne.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA93-2411179(TA93-2411179)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. La requérante contestait un arrêté de licenciement du ministre du travail du 30 juin 2021, notifié le 19 juillet 2021, et demandait diverses indemnités. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 4 août 2024, était tardive car présentée bien après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, l'affaire a été tranchée par ordonnance sans instruction préalable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501931(TA93-2501931)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation datait du 6 décembre 2023, et le délai de recours courait du 6 juin au 7 octobre 2024, alors que la requête n'a été envoyée que le 3 février 2025. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA93-2500561(TA93-2500561)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF de Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise de dette de 2 225 euros pour un indu d'aide personnalisée au logement. La requérante n'a pas fourni, malgré une invitation à régulariser, de précisions suffisantes pour apprécier le bien-fondé de ses moyens, ceux-ci étant manifestement insuffisants au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le tribunal a rappelé qu'il n'a pas compétence pour accorder un échelonnement de paiement, cette demande relevant de la CAF. La requête a donc été rejetée par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA93-2211289(TA93-2211289)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A pour contester un arrêté du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis fixant la date de guérison de son accident de trajet. Toutefois, M. A s'est désisté de l'ensemble de ses conclusions par un mémoire du 4 août 2022. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par une ordonnance du 10 février 2025. La requête est donc classée sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2410793(TA93-2410793)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C contestant 15 retraits de points. Pour 12 infractions, le tribunal a constaté qu'aucun retrait de points n'avait été effectué, rendant les conclusions sans objet. Pour les 3 infractions restantes, la requête a été jugée tardive, car la décision récapitulative "48 SI" notifiée le 7 mars 2019 n'avait pas été contestée dans le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA93-2407026(TA93-2407026)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi par le préfet de la Seine-Saint-Denis d’un déféré en annulation d’un contrat de recrutement de trois ans conclu par le département sur le fondement du 2° de l’article L. 332-8 du code général de la fonction publique, constate que le département a, en cours d’instance, résilié ce contrat et conclu un nouveau contrat d’un an sur le fondement de l’article L. 332-23 du même code. Cette substitution prive d’objet le déféré initial. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA93-2301175(TA93-2301175)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu opposer un refus en raison d'une fraude à la reconnaissance de paternité, l'intéressée ne démontrant pas la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA93-2409940(TA93-2409940)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux contre une décision du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis confirmant le refus de lui délivrer une carte “mobilité inclusion” mention stationnement. Par un mémoire du 10 février 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du même jour. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon de l’instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA93-2307222(TA93-2307222)

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Lemer Pax d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande visant à faire suspendre l’utilisation du produit « A » de la société Trasis et ordonner son retrait. La requérante soutenait que ce produit, un dispositif médical, ne respectait pas les exigences de marquage CE prévues aux articles R. 5211-12 et R. 5211-17 du code de la santé publique, et que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) aurait dû agir sur le fondement des articles L. 5312-1 à L. 5312-3 du même code. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de solution différente dans l’extrait fourni. La décision s’appuie notamment sur le règlement (UE) 2017/745 et la directive 2006/42/CE, ainsi que sur le code de la santé publique.

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DécisionAUTRE

TA93-2416860(TA93-2416860)

**Sujet principal :** Demande d'expertise préventive avant des travaux publics de restructuration de la gare de Rosny-sous-Bois (lignes 15 et 11 du Grand Paris Express). **Juridiction :** Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue :** Le juge fait droit à la demande de la SNCF Gares et Connexions et ordonne une expertise. Celle-ci vise à constater l'état actuel des immeubles et ouvrages susceptibles d'être affectés par les travaux, à identifier les risques de dommages, et à se poursuivre pendant les travaux pour en déterminer les causes le cas échéant. **Textes appliqués :** Article R. 532-1-1 du code de justice administrative (expertise en matière de travaux publics).

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA93-2501432(TA93-2501432)

Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 10 février 2025, a été saisi par M. A B d’un recours contestant le refus de la caisse d’allocations familiales de lui verser rétroactivement l’allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a constaté que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, ce litige relève de la compétence des juridictions judiciaires. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bobigny, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA93-2311976(TA93-2311976)

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En revanche, les conclusions indemnitaires de M. C ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de frais de justice a également été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2501483(TA93-2501483)

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B. Celle-ci sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour, mais le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet. Dès lors, la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que le juge des référés ne peut ordonner. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA93-2502033(TA93-2502033)

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante hondurienne d'une demande de suspension d'un refus d'entrée sur le territoire français pris à son encontre par le ministre de l'intérieur le 1er février 2025. Le juge a constaté qu'une ordonnance du tribunal judiciaire de Bobigny du 5 février 2025, prise en application de l'article L. 342-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait refusé de prolonger son maintien en zone d'attente, privant ainsi d'effet la décision de refus d'entrée contestée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et rejeté le surplus des demandes.

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