Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2418336(TA93-2418336)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le juge a assorti cette injonction d’une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA93-2300377(TA93-2300377)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de Pôle emploi de lui accorder l'aide à la mobilité pour sa formation d'auxiliaire ambulancière. La requérante soutenait que la distance aller-retour entre son domicile et le lieu de formation dépassait 60 kilomètres, condition requise par la délibération n° 2021-42 du 8 juin 2021. Le tribunal a retenu la substitution de base légale et de motif proposée par Pôle emploi, estimant que le trajet aller-retour le plus court était de 51,6 kilomètres, soit inférieur au seuil de 60 kilomètres. La décision a été fondée sur les articles L. 5312-1 et R. 5312-6 du code du travail, ainsi que sur la délibération précitée.
N° TA93-2217751(TA93-2217751)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 3 juin 2020, afin d'obtenir réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal rappelle que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il précise que ces troubles s'apprécient en fonction des conditions de logement, de la durée de la carence et du nombre de personnes composant le foyer, la période de responsabilité débutant à l'expiration du délai de trois ou six mois suivant la décision de la commission. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement juridique est posé pour évaluer la demande indemnitaire de 10 000 euros.
N° TA93-2217627(TA93-2217627)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. C, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence le 17 juin 2020, qui n'avait reçu aucune proposition de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser à M. C une somme de 5 000 euros en réparation de ses préjudices.
N° TA93-2217336(TA93-2217336)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme B contestant plusieurs décisions de la CAF de la Seine-Saint-Denis, notamment un indu de 25 769,04 euros pour trop-perçu de prestations (prime d'activité, aide au logement, allocation de soutien familial) et un refus de remise de dette. Le tribunal a relevé d'office l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions relatives à l'allocation de soutien familial, à la pénalité administrative pour manœuvres frauduleuses et à la demande de versement d'une pension alimentaire, ces litiges relevant du juge judiciaire en application des articles L. 142-8, L. 114-17 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué en formation de juge unique sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
N° TA93-2203287(TA93-2203287)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande indemnitaire de M. B, qui sollicitait 12 000 euros en réparation des préjudices moral et matériel subis en raison de l’illégalité de la décision du 19 février 2019 par laquelle la société Immobilière 3F avait refusé de soumettre sa candidature à une commission d’attribution de logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B n’avait pas démontré de lien de causalité direct entre l’illégalité de cette décision et les préjudices allégués, dès lors qu’il n’avait pas répondu à une proposition de logement antérieure et que son relogement avait finalement été assuré par un autre bailleur social. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives à l’attribution des logements sociaux, ainsi que sur les principes de la responsabilité pour faute.
N° TA93-2500833(TA93-2500833)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait le versement d'allocations de retour à l'emploi par la commune de Bagnolet et la réparation de ses préjudices. Le juge a estimé que l'injonction sollicitée ferait obstacle à une décision implicite de rejet née du silence de la commune, et a rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur des conclusions indemnitaires. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA93-2502230(TA93-2502230)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B d’un recours contestant le refus d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés.
N° TA93-2500844(TA93-2500844)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car M. A n’avait pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans instruction contradictoire.
N° TA93-2502247(TA93-2502247)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant résidait à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA93-2417898(TA93-2417898)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis de lui accorder une remise de dette. La requérante n'avait pas fourni les pièces justificatives demandées pour étayer sa situation financière, malgré une invitation à régulariser en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, justifiant un rejet sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA93-2417413(TA93-2417413)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Le tribunal a constaté l'absence d'offre et l'urgence persistante, et a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er mai 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA93-2501964(TA93-2501964)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la transmission de pièces effectuée par Mme B, faute pour celle-ci d’avoir présenté une requête formelle contenant l’exposé des faits, moyens et conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, dispense d’instruction contradictoire et d’audience. La solution retenue est le rejet pur et simple de la procédure engagée.
N° TA93-2411290(TA93-2411290)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant somalien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les autres moyens soulevés (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, défaut d'examen et erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.
N° TA93-2500188(TA93-2500188)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 août 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des moyens énumérés sans aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue le 12 février 2025 par le premier vice-président.
N° TA93-2502029(TA93-2502029)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable. Le juge a constaté qu'une précédente ordonnance du 27 septembre 2024, devenue définitive, avait déjà enjoint au préfet de loger M. B sous astreinte. Les nouvelles conclusions, tendant aux mêmes fins, étaient donc sans objet et manifestement irrecevables. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans instruction contradictoire.
N° TA93-2412592(TA93-2412592)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant un an. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire de l'arrêté, la violation du droit d'être entendu et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient soit manifestement infondés, soit dépourvus de précisions suffisantes. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes.
N° TA93-2413619(TA93-2413619)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant un retour pendant deux ans. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car elle ne comportait que des moyens non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA93-2501965(TA93-2501965)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus de la caisse de congés et intempéries du bâtiment et des travaux publics d’Île-de-France de lui verser une indemnité compensatrice de congés payés. Le juge a estimé que cette caisse, organisme de droit privé, n’exerce pas de prérogatives de puissance publique ni de mission de service public dans ses relations avec les bénéficiaires. En conséquence, le litige relève du droit privé et non de la compétence de la juridiction administrative. Sur le fondement des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 6331-35 du code du travail, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA93-2501937(TA93-2501937)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'attribution d'un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de mai 2022. Le juge a constaté que la requête, déposée en février 2025, était tardive car présentée après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction contradictoire.