Jurisprudence — Tribunal Administratif de Montreuil
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N° TA93-2502033(TA93-2502033)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante hondurienne d'une demande de suspension d'un refus d'entrée sur le territoire français pris à son encontre par le ministre de l'intérieur le 1er février 2025. Le juge a constaté qu'une ordonnance du tribunal judiciaire de Bobigny du 5 février 2025, prise en application de l'article L. 342-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait refusé de prolonger son maintien en zone d'attente, privant ainsi d'effet la décision de refus d'entrée contestée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et rejeté le surplus des demandes.
N° TA93-2411870(TA93-2411870)
Refus d'échange de permis de conduire allemand contre un permis français. Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en ordonnance, constate que la requête en excès de pouvoir de M. B est devenue sans objet. En effet, le préfet de la Loire-Atlantique a abrogé sa décision de refus du 3 avril 2024 et rouvert l'instruction de la demande. Par application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, il n'y a plus lieu de statuer.
N° TA93-2412208(TA93-2412208)
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 7 février 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement.
N° TA93-2410706(TA93-2410706)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 20 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points antérieurs. En cours d’instance, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. La magistrate désignée, statuant sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-16 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 février 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA93-2418490(TA93-2418490)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait un refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a constaté que le requérant n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental avant de saisir le tribunal, comme l’exige l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. Cette irrecevabilité manifeste n’a pas été régularisée en cours d’instance, faute de décision expresse ou implicite intervenue. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2415083(TA93-2415083)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation), soit inopérants ou non assortis de précisions suffisantes (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, contestation de l'interdiction de retour). La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA93-2409718(TA93-2409718)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur refusant la rectification de son relevé d’information intégral et l’attribution de douze points. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 7 février 2025, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA93-2411174(TA93-2411174)
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte, par une ordonnance du 7 février 2025, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 20 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le désistement a été accepté sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative. Aucune autre décision n'a été rendue au fond.
N° TA93-2501295(TA93-2501295)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de la société Génie Flexion, qui demandait l’annulation de la décision implicite du ministre du travail rejetant son recours hiérarchique contre le refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement de M. A Devienne, salarié protégé. Le tribunal a constaté que la décision implicite de rejet du ministre était née le 15 novembre 2024, et que la société disposait d’un délai de deux mois pour saisir le tribunal, expirant le 16 janvier 2025. La requête, enregistrée le 24 janvier 2025, était tardive. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, 4° et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que de l’article R. 2422-1 du code du travail.
N° TA93-2416871(TA93-2416871)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et la délivrance d'un récépissé autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué l'intéressé pour procéder à ce renouvellement. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, tout en rejetant la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA93-2417203(TA93-2417203)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante indonésienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour retirer son titre de séjour étudiant. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas justifié de diligences suffisantes pour se rendre à un précédent rendez-vous fixé par la préfecture en août 2024. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2500851(TA93-2500851)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société BAT ENVIRONNEMENT. Celle-ci contestait son éviction d’un marché public de travaux passé par la commune de Sevran, invoquant un défaut d’information sur les motifs de rejet de son offre en méconnaissance de l’article R. 2181-3 du code de la commande publique. Le juge a constaté que la commune avait communiqué les informations requises en cours d’instance, rendant la demande sans objet. Aucun autre manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence n’ayant été établi, la requête a été rejetée.
N° TA93-2405960(TA93-2405960)
Le Tribunal administratif de Montreuil annule l'arrêté du 3 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A, ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction retient que le requérant avait déposé une demande d'asile le 25 avril 2023, ce qui faisait obstacle à son éloignement en application de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A et d'effacer son signalement au système d'information Schengen, dans un délai de quatre mois pour statuer sur son droit au séjour. L'État est condamné à verser 1 100 euros au titre des frais d'instance.
N° TA93-2413968(TA93-2413968)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 4 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 4°, L. 721-3, L. 721-4 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA93-2413758(TA93-2413758)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence du signataire et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés, et que les moyens de fond (atteinte à la vie privée et familiale, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas suffisamment précisés. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
N° TA93-2415512(TA93-2415512)
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que l'utilité de la mesure n'était pas établie, faute pour la requérante d'avoir précisé le fondement de son titre précédent et, par suite, si sa demande relevait d'une procédure dématérialisée (téléservice) ou d'une présentation physique en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité n'étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA93-2416865(TA93-2416865)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de certificat de résidence. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et que la condition d'urgence est en principe remplie pour une demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2, ainsi que la loi relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA93-2416779(TA93-2416779)
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant angolais, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et d'enregistrer la demande, notamment lorsque le site de prise de rendez-vous en ligne présente des dysfonctionnements. La condition d'urgence est en principe caractérisée pour une demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les principes applicables sont ceux du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA93-2418501(TA93-2418501)
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 18 décembre 2024 par laquelle l'OFII de Bobigny refusait à M. B, demandeur d'asile palestinien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait méconnu son obligation d'information prévue aux articles L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne l'informant pas que le dépôt tardif de sa demande pouvait entraîner un refus. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA93-2416776(TA93-2416776)
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant guinéen, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour, et que l'administration n'avait pas justifié de circonstances particulières y faisant obstacle. Il a également constaté que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.